mercredi 12 décembre 2018

Étienne Geoffroy-Saint-Hilaire (1772-1844), soldat lettré de l’armée d’Orient




Étienne Geoffroy est né à Étampes [Essonne], 3 rue Henri Tessier, le 15 avril 1772, 7e enfant d’une fratrie de 14, dont seuls 7 survécurent. Il fut baptisé le surlendemain en l’église Saint-Basile.


Il était d’une famille originaire de Villy-le-Maréchal [Aube] : son grand-père, Jean Geoffroy (1690-1759), directeur des postes et messageries, était venu à Étampes en 1719, pour épouser Marie Héricart (1697-1784).
Étienne Geoffroy était un des fils de Jean-Gérard Geoffroy (1734-1804), alors « procureur ès sièges royaux de cette ville » - qui sera reçu avocat à Amiens le 16 juin 1772 -, et de Marie-Anne-Thérèse Brizard (1744-1803).
Chacun des fils de Jean-Gérard Geoffroy avait un surnom : Jean-Gérard Geoffroy (Étampes, 21 avril 1767-2 septembre 1843), « Dumortous », du nom de Marie-Sophie Dumortous (née à Étampes le 16 février 1773), qu’il avait épousée le 12 avril 1790, en l’église Saint-Pierre ; Étienne Geoffroy, « Saint-Hilaire », du nom du village où il fut élevé, à 6 km d’Étampes ; Jean-Marie Geoffroy (né à Étampes, le 12 juillet 1773), « Maison-Rouge », du nom de l’écart de Valpuiseaux, à 11 km d’Étampes ; Marc-Antoine Geoffroy (Étampes, 18 août 1774-Augsbourg, Allemagne, 23 février 1806), « Château », du nom de la rue du Château, à Étampes ; Louis-Marie Geoffroy (Étampes, 20 octobre 1778 -Paris, 19 septembre 1838), « Du Port », du nom de la promenade du Port, à Étampes.

Destiné à l’état ecclésiastique, Geoffroy-Saint-Hilaire entra, après le collège d’Étampes, au collège de Navarre, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève [Ve], où le physicien Mathurin-Jacques Brisson (1723-1806) lui fit entrevoir sa véritable vocation.

Ayant obtenu en 1788 un des canonicats du chapitre de Sainte-Croix d’Étampes, il quitta le collège de Navarre en 1790 et entra comme pensionnaire en chambre au collège du cardinal Lemoine, rue Saint-Victor [Ve] : il délaissa alors la théologie pour le droit, puis le droit pour la médecine. Il rencontra le minéralogiste René-Just Haüy (1743-1822). Des souvenirs communs – Haüy avait fait ses études à Navarre et apprécié Brisson – les rapprochèrent.

Le Jardin des plantes en 1794
Photographie BnF

Bientôt, Geoffroy-Saint-Hilaire fréquenta de moins en moins l’École de médecine, de plus en plus le Jardin des plantes – où il devint un auditeur assidu du chimiste Antoine-François Fourcroy (1755-1809) - et le Collège de France – où il suivit avec ardeur les cours du naturaliste Louis Daubenton (1716-1799).

En 1792, des événements graves éclatèrent : Haüy et la plupart des maîtres des collèges de Navarre et du cardinal Lemoine furent arrêtés le 13 août et conduits au séminaire Saint-Firmin [2 rue des Écoles, Ve, détruit en 1920], dont on avait fait une prison. Avec l’aide d’hommes influents, Geoffroy-Saint-Hilaire obtint la libération d’Haüy, puis, le 3 septembre, réussit à faire évader une douzaine d’ecclésiastiques.

Reconnaissant, Haüy sollicita Daubenton, qui, le 13 mars 1793, fit nommer Geoffroy-Saint-Hilaire sous-garde et sous-démonstrateur du Cabinet d’histoire naturelle, son adjoint au Jardin des plantes, 35 rue de Seine Saint-Victor [Ve, rue Cuvier à partir du 4 novembre 1838], ou, dès lors, il demeura.

Galerie d'Histoire naturelle

La Convention réorganisa le Jardin des plantes sous le nom de Muséum d’histoire naturelle et, le 10 juin 1793, investit Geoffroy-Saint-Hilaire, alors minéralogiste, de l’une des 12 chaires, celle de zoologie. Le 4 novembre 1793, il créa la ménagerie du Muséum, puis enrichit les collections par voies d’échanges avec l’étranger. Nul, avant 1793, n’avait professé la zoologie au Jardin des plantes : le 6 mai 1794, Geoffroy-Saint-Hilaire ouvrit son cours dans les galeries d’histoire naturelle.

Bonaparte et les savants sur le pont de l'"Orient", en route vers l'Egypte

Membre de la commission scientifique qui accompagna Bonaparte en Égypte, il quitta Paris le 4 floréal an VI [23 avril 1798], puis partit de Toulon [Var], le 19 mai, à bord de la frégate l’Alceste, avec son frère Marc-Antoine Geoffroy : il arriva à Malte le 12 juin, puis débarqua à Alexandrie le 1er juillet. Il s’installa à Rosette, avec la plupart de ses collègues. Membre fondateur de l’Institut d’Égypte, au Caire, il fit trois voyages, successivement dans le delta du Nil, dans la Haute-Égypte jusque par-delà les cataractes du Nil, et à la Mer Rouge, au cours desquels il recueillit de nombreuses observations zoologiques. En septembre 1801, il rentra en France et fut à Paris dans les derniers jours de janvier 1802 ; ses collections le suivirent de près. Les trois années passées en Égypte eurent une profonde influence sur l’évolution de la pensée scientifique de Geoffroy-Saint-Hilaire. En 1803, il fut fait chevalier de la Légion d’honneur.

Portrait de Geoffroy-Saint-Hilaire

Le 26 frimaire an XIII [17 décembre 1804], il épousa Angélique-Jeanne-Louise-Pauline Brière de Mondétour (Paris, 19 novembre 1785-12 avril 1876), fille de Isidore-Simon Brière de Mondétour (1753-1810), ancien receveur général des économats et maire du IIe arrondissement de Paris, et de Marie-Anne-Louise Poussepin (1764-1788), qui lui donnera : Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire (25 frimaire an XIV [16 décembre 1805]-10 novembre 1861) et deux jumelles, Marie-Stéphanie Geoffroy-Saint-Hilaire (5 décembre 1809-13 juin 1860) et Louise-Anaïs Geoffroy-Saint-Hilaire (5 décembre 1809-août 1830).

Geoffroy-Saint-Hilaire en costume d'académicien en 1828
Par F.-J. Heim

Geoffroy-Saint-Hilaire fut élu membre de l’Institut, classe des sciences, le 14 septembre 1807. Le 20 mars 1808, il partit pour une mission d’inspection des bibliothèques et musées scientifiques en Espagne et au Portugal, en guerre napoléonienne, et en rapporta des collections d’animaux du Brésil. 

© Jimmy NICOLLE, CC-BY-SA, Wikimedia Commons
En récompense de sa conduite pacifique au Portugal, il devint chevalier de l’Empire le 26 octobre 1808 [Armes : tiercé en bande d’or à la pyramide de sable, de gueules au signe des chevaliers légionnaires et d’argent au crocodile d’azur] et, le 20 juillet 1809, le premier professeur de zoologie à la Faculté des sciences de Paris.

Château de Voisins

Gravement malade en 1812, il se retira quelques mois à Chailly-en-Brie [Seine-et-Marne], où il possédait les châteaux de Voisins et de La Bretonnière, sans interrompre ses recherches.

Le 12 mai 1815, il fut élu représentant à la Chambre des Cent-Jours, pour l’arrondissement d’Étampes, mais n’y joua aucun rôle marquant jusqu’au 13 juillet 1815.
Il fut maire de Chailly-en-Brie de 1816 à 1820.
Lors de la création de l’Académie royale de médecine, en 1820, Geoffroy-Saint-Hilaire fut nommé académicien libre.


Du 20 mai au 30 juin 1827, Geoffroy-Saint-Hilaire ramena à Paris, à pied, la première girafe [appelée « Zarafa » après sa mort] jamais vue en France, don du pacha d’Égypte Méhémet-Ali au roi des Français Charles X, débarquée à Marseille le 23 octobre 1826. Elle mourut le 12 janvier 1845 : naturalisée, elle est aujourd’hui au Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle [Charente-Maritime].  

En 1830, les idées transformistes de Geoffroy-Saint-Hilaire, proches de celles du naturaliste Jean-Baptiste de Lamarck (1744-1829), le conduisirent à affronter publiquement l’anatomiste Georges Cuvier (1769-1832), résolument fixiste.

Fondateur de l’anatomie comparée, de l’embryologie expérimentale, de la tératologie et de la paléontologie évolutive, les nombreux travaux de Geoffroy-Saint-Hilaire se rattachent tous à une même idée : l’unité de composition organique, conception qui le conduisit à découvrir un véritable système dentaire chez les oiseaux, à signaler les analogies entre les squelettes de tous les vertébrés, à considérer la tête comme formée d’un ensemble de vertèbres.

Photographie Librairie Rita De Maere, Namur (Belgique)

L’ouvrage capital dans son œuvre est la Philosophie anatomique : Des organes respiratoires sous le rapport de la détermination et de l’identité de leurs pièces osseuses (Paris, J.-B. Baillière, 1818, t. I, in-8, xxxix-[1 bl.]-517-[1] p.), avec un Atlas de 10 pl. in-4, est dédié « A la mémoire de mon père Jean Gérard Geoffroy, habile jurisconsulte, intègre et courageux magistrat, et du colonel du Génie Marc Antoine Geoffroy mon frère, mort à Austerlitz. » ; Des monstruosités humaines (Paris, Chez l’Auteur, 1822, t. II, in-8, xxxiv-550-[1]-[1 bl.] p.), avec un Atlas de 7 pl. in-4, est dédié « A mes maitres Louis Jean Marie Daubenton et René Just Haüy, hommage de piété filiale. » ; Fragmens sur la stucture [sic] et les usages des glandes mammaires des cétacés (Paris, Chez l’Editeur, 1834, [t. III], in-8, viij-87-[1] p., 2 pl. in-4) est dédié « A Mon Ami M. le docteur Serres, Chef d’Ecole pour les études anatomiques en France. »     

Filigrane de la Description de l'Egypte

« DESCRIPTION DE L’ÉGYPTE, par la COMMISSION DES SCIENCES.

Dix vol. in-folio, avec atlas composé de 10 vol. Jésus et de 3 vol. format grand-Monde. Paris, 1808 à 1829. – 2me édit., 24 vol. in-8°, avec le même atlas, Paris, 1821 à 1830.
La part de collaboration de Geoffroy Saint-Hilaire dans le grand ouvrage sur l’Égypte se compose des parties suivantes :
Dans l’atlas, t. Ier de la partie relative à l’histoire naturelle : 1° 7 planches de Mammifères (17 espèces) ; 2° 8 de Reptiles (25 espèces) ; 3° 17 de Poissons du Nil (29 espèces) ; 4° 10 de Poissons de la Méditerranée et de la mer Rouge (28 espèces). Ces magnifiques planches, dessinées par Redouté jeune, les unes en Égypte, les autres à Paris de 1802 à 1807, ont été publiées, partie en 1808 (Poissons du Nil), partie en 1813 (Mammifères et Reptiles), partie en 1817 (Poissons de la mer Rouge et de la Méditerranée).
Dans le tome Ier du texte de l’Histoire naturelle (t. 24 de l’édit. in-8°) : 1° Histoire naturelle des Poissons du Nil, 1809 ; comprenant le Polyptère, les Tétrodons et plusieurs Salmonidés (voy. Chap. X, p. 314) ; 2° Description des Reptiles qui se trouvent en Égypte, 1809 ; comprenant les Trionyx ; 3° Description des Crocodiles d’Égypte, 1829. – Le texte des autres planches de Poissons et de Reptiles a été publié, en 1827, par l’auteur de cet ouvrage, d’après les notes de Geoffroy Saint-Hilaire.
Dans le tome II (t. 23 de l’éd. in-8°) : Description des Mammifères qui se trouvent en Égypte, 1813 ; comprenant les Chauves-souris (travail considérable), l’Ichneumon et l’Hyène. – Le texte des autres planches a été rédigé par M. Audouin.
Les quatre parties du grand ouvrage sur l’Égypte qu’a rédigées Geoffroy Saint-Hilaire, ont été tirées à part en un volume in-folio. On a, en outre, imprimé séparément, en un vol. in-8°, le travail sur les Crocodiles d’Égypte. Voy. Chap. X, p. 308. » [sic]
(Isidore Geoffroy Saint-Hilaire. Vie, travaux et doctrine scientifique d’Étienne Geoffroy Saint-Hilaire. Paris, P. Bertrand, Strasbourg, Veuve Levrault, 1847, p. 425)
  
Président de l’Académie des sciences en 1833, officier de la Légion d’honneur en 1838, Geoffroy-Saint-Hilaire, déjà atteint vers la fin de son séjour en Égypte d’une ophtalmie endémique, devint complètement aveugle au cours du mois de juillet 1840. Le docteur Jules Sichel (1802-1868) fixa le moment où il devait subir l’opération de la cataracte, mais une congestion cérébrale survint quelques jours auparavant et il fallut ajourner indéfiniment. Geoffroy-Saint-Hilaire démissionna de la chaire de zoologie du Muséum le 6 avril 1841, mais resta jusqu’à sa mort professeur à l’Université, quoique suppléé par son fils depuis 1837.


En 1843, Balzac lui dédia la nouvelle édition du Père Goriot [in Scènes de la vie parisienne. Paris, Furne, J. J. Dubochet et Cie, J. Hetzel, 1843, t. I].

Étienne Geoffroy-Saint-Hilaire mourut le 19 juin 1844, en son domicile, 35 rue Cuvier. Les obsèques eurent lieu le samedi 22, à l’église Saint-Médard, rue Mouffetard [Ve]. La cérémonie religieuse terminée, le convoi se dirigea vers le cimetière du Père-Lachaise [XXe]. À peine en avait-il franchi les portes, que des employés au Jardin des plantes dételèrent les chevaux et portèrent à bras les restes du naturaliste jusqu’au lieu de la sépulture [19e division]. Plusieurs discours furent prononcés, par le zoologiste André-Marie-Constant Duméril (1774-1860), au nom de l’Académie des sciences, le chimiste Michel-Eugène Chevreul (1786-1889) au nom du Muséum, le chimiste Jean-Baptiste Dumas (1800-1884) au nom de la Faculté des sciences, le docteur Étienne Pariset (1770-1847) au nom de l’Académie de médecine, le docteur Antoine Serres (1786-1868) au nom de l’amitié, le philosophe Joseph Lakanal (1762-1845) un des derniers survivants de la Convention et l’écrivain Edgar Quinet (1803-1875) représentant de la jeunesse respectueuse et reconnaissante.



« Rien de plus simple, en effet, que toute la partie inférieure du monument. La pierre tumulaire, surmontée à son extrémité par un [sic] stèle quadrangulaire qui élève l’inscription à la hauteur du regard, est entourée à quelque distance par un mur d’appui que la magnificence de la perspective qui se déroule au pied de la colline du Père-Lachaise semble assimiler à un mur de terrasse ou de balcon. Dans tout cet ensemble grave et modeste, la sculpture s’est abstenue, sauf sur les deux montants antérieurs, où deux trépieds symbolisent, par le sonvenir [sic] de l’encens, le sacrifice et la prière. Toute la richesse s’est concentrée dans la partie supérieure. Cette partie supérieure, composée d’un [sic] stèle superposé au premier, porte le nom glorieux de Geoffroy Saint-Hilaire, et c’est à ce nom que l’ensemble de l’ornementation se rapporte. Au-dessus du nom, un médaillon en bronze de grande proportion [signé et daté 1831], dû à la main puissante de David, est couronné par une élégante corniche qui lui sert d’abri, et dont les angles découpés suivant le mode antique signalent de loin le caractère funéraire du monument. Au-dessous du médaillon, deux branches de laurier, seule récompense que Geoffroy Saint-Hilaire ait retirée d’une vie pleine de labeur et de génie. Enfin, sur le soubassement, deux ibis soutenant une guirlande. Ces oiseaux sont une heureuse idée, car ils sont figurés ici, non pas seulement comme animaux sacrés, mais en commémoration des travaux qui ont immortalisé le nom de Geoffroy Saint-Hilaire. C’est à notre expédition d’Égypte, dont il fut un des membres les plus actifs, que remonte, en effet, la carrière de découvertes de ce savant, et c’est lui qui, en nous apportant des bords du Nil des ibis vivants et des momies d’ibis, a remis en lumière cet oiseau célèbre, sur lequel nous n’avions eu jusqu’alors que des données douteuses. »
(Le Magasin pittoresque. Paris, 1849, p. 31)


La bibliothèque de Geoffroy-Saint-Hilaire fut vendue au Jardin des plantes, 33 rue Cuvier, du jeudi 20 au vendredi 28 novembre 1845, en 8 vacations : Catalogue des livres de sciences, particulièrement de zoologie, d’anatomie comparée et d’anatomie philosophique, composant la bibliothèque de feu M. Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, membre de l’Institut, professeur et administrateur du Jardin du Roi, professeur d’anatomie et de physiologie à la Faculté des sciences, etc. (Paris, J. F. Delion, successeur de R. Merlin, 1845, in-8, [2]-130 p., 1.182 + 3 doubles [bis] = 1.185 lots), dont Sciences en général [72 lots = 6,07 %], Sciences mathématiques [13 lots = 1,09 %], Physique, Chimie et Technologie [70 lots = 5,90 %], Histoire naturelle en général [61 lots = 5,14 %], Minéralogie et Géologie [49 lots = 4,13 %], Botanique et Physiologie végétale [78 lots = 6,58 %], Zoologie [516 lots = 43,54 %], Agriculture [15 lots = 1,26 %], Sciences médicales [75 lots = 6,32 %], Sciences morales et politiques [44 lots = 3,71 %], Voyages, Géographie [69 lots = 5,82 %], Archéologie, Histoire [57 lots = 4,81 %], Littérature [48 lots = 4,05 %], Beaux-Arts [8 lots = 0,67 %], Mélanges [10 lots = 0,84 %].


227. Haüy. Traité des caractères physiques des pierres précieuses, pour servir à leur détermination lorsqu’elles ont été taillées. Paris, 1817, 1 vol. in-8, demi-rel., 3 pl.   


344. Antelme (Adr.). Galerie zoologique, ou exposé analytique et synthétique de l’histoire nat. des animaux, sous la direction de M. Geoffroy Saint-Hilaire. Paris, 1837, 2 vol. in-12, br., avec pl.

Photographie Librairie Clagahé, Lyon

347. Cuvier (G.). Le Règne animal, distribué d’après son organisation, pour servir de base à l’histoire nat. des animaux, et d’introduction à l’anatomie comparée. Paris, 1817, 4 vol. in-8, demi-rel., avec fig.


367. Lacépède et Cuvier. La Ménagerie du Muséum d’histoire nat. Paris, an X (1802), 38 pl. in-fol., avec le texte en regard, plus 7 pl. sans texte et 2 feuilles (Introduction double).

Plan du Jardin des plantes

371. Pujoulx (J.-B.). Promenades au Jardin des plantes, à la ménagerie et dans les galeries du Muséum d’histoire naturelle. Paris, an XII (1803), 2 vol. in-8, br., 2 pl. – A companion to the royal surrey zoological gardens, containing a list of the animals, and descriptive notices, 3e éd., London, 1835, in-8, 32 p., 1 cart.

Paris, A. Belin (I-III) et A. Blaise (IV), 1818-1842, 4 t. en 3 in-fol., 430 lithos., demi-mar. bleu (H. Haye, Amsterdam). Christie's, Paris, 11 mai 2011 : 49.000 €

413. Geoffroy-Saint-Hilaire (Et.) et Cuvier (Fr.). Histoire naturelle des mammifères. Sans titre et sans date (Texte et pl. coloriées). Gr. in-fol., tomes 1, 2 et 3, demi-rel., dos en parch. ; pluspl. et feuilles de texte.


428. Audebert (J.-B.). Histoire naturelle des singes et des makis. Paris, an VIII (1800), 1 vol. in-fol., rel., v., fil., doré sur tr., pl. col.


434. Cadet de Vaux. De la taupe, de ses mœurs, de ses habitudes et des moyens de la détruire, avec grav. et indications autographes de M. Geoffroy-Saint-Hilaire. Paris, an XII (1803), 1 vol. gr. in-12, demi-rel.


462. Lecomte (Jules). Pratique de la pêche de la baleine dans les mers du Sud. Paris, 1833, 1 vol. in-8, br.


492. Brisson. Ornithologia. Parisiis, 1760, 6 vol. in-4, rel., avec pl. (lat. et fr.).


503. Edwards (Georg.). Histoire naturelle d’oiseaux peu communs, et d’autres animaux rares qui n’ont pas été décrits, consistant en quadrupèdes, reptiles, poissons, insectes, etc., représentés sur 110 pl. col. Londres, 1747-1751, 4 vol. in-4, rel. mar., dor., fil.

Christie's, Paris, 11 mai 2011 : 97.000 €

505. Levaillant (F.). Histoire naturelle des oiseaux de paradis et des rolliers, suivie de celle des toucans et des barbus. Paris, 1806, 2 vol. gr. in-fol., rel. en v., dor. sur tr. (pl. col.).


506. Levaillant (F.). Histoire naturelle des oiseaux d’Afrique. Paris, an VII (1799) à 1808, 6 tomes en 3 vol., et pl. col., 2 vol., ensemble 5 vol. in-4, rel. en v., fil. dor. (complet).

Christie's, Londres, 28 novembre 2001 : 35.250 €

509. Temminck. Histoire naturelle générale des pigeons, fig. peintes par Mlle Pauline de Courcelles. Paris, 1808, 1 vol. in-fol., demi-rel.


510. Temminck (C.-J.) et Meiffren-Laugier. Nouveau recueil de planches coloriées d’oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enlum. de Buffon, édit. in-fol. et in-4, de l’Imprimerie royale, 1770. Paris, 102 liv. in-fol. (en feuilles).

Christie's, Paris, 29 avril 2013 : 5.625 € 

511. Vieillot (L.-P.) et Oudart (M.-P.). La Galerie des oiseaux. Paris, 1825 (texte), 2 tomes en 1 vol. in-4, et Atlas in-4, demi-rel., col.


512. Werner (J.-C.). Atlas des oiseaux d’Europe, pour servir de complément au manuel d’ornithologie de M. Temminck. Paris, 1826-1843, 45 liv. in-8, contenant 410 pl. col. (en feuilles).


523. Savigny (Jul.-Cés.). Histoire nat. et mythologique de l’Ibis. Paris, 1805, 1 vol. in-8, demi-rel.


561. Lacépède. Histoire naturelle des poissons. Paris, an VI, 1798 ; à l’an XI, 1803, 5 vol. in-4, demi-rel., avec pl.


586. Lucas (H.). Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d’Europe. Paris, 1834, 20 liv. in-8, gr. raisin (texte) et 80 pl. col. (complet).


591. Desmarest (Ans.-Gaet.). Considérations générales sur la classe des crustacés et description des espèces de ces animaux, qui vivent dans la mer, sur les côtes, ou dans les eaux douces de la France. Paris, 1825, 1 vol. gr. in-8, cart., avec 56 pl. col.


605. Cubières (S.-L.-P.). Histoire abrégée des coquillages de la mer, de leurs mœurs et de leurs amours. Versailles, an VIII, 1 vol. in-4, cart., avec fig.

Photographie Librairie Bernard Quaritch, Londres

663. Stephanus (Car.). De dissectione partium corporis humani libri tres editi. Parisiis, 1545, 1 vol. in-fol., pl., demi-rel.
677. Geoffroy Saint-Hilaire (Et.). Philosophie anatomique, organes respiratoires. Paris, 1818, 1 vol. in-8, avec Atlas de 10 pl. in-4 5plusieurs pages maculées).


837. Palfyn (Jean). Description anatomique des parties de la femme qui servent à la génération, avec un traité des monstres, de leurs causes, de leur nature et de leurs différences, et une description anatomique de la disposition surprenante de quelques parties externes et internes de deux enfants nés dans la ville de Gand, etc. Leide, 1708, 1 vol. in-4, rel.


986. Fleureau (Basile, le R. P.). Les Antiquités de la ville et du duché d’Estampes, avec l’histoire de l’abbaye de Morigny, et plusieurs remarques considérables qui regardent l’histoire générale de France. Paris, 1683, 1 vol. in-4, rel.


1.018. Denon (Vivant). Voyage dans la Basse et Haute-Egypte, pendant les campagnes du général Bonaparte. Paris, an X (1802), 3 vol. in-12, demi-rel.


1.064. Grobert. Description des pyramides de Ghize, de la ville du Kaire et de ses environs. Paris, an IX (1801), 1 vol. in-4, demi-rel., 4 pl.

La ville d’Étampes s’empressa de donner à une de ses places le nom de l’homme qui avait été son représentant à la Chambre des Cent-Jours.

L'Illustration, 17 octobre 1857, p. 260



Un des élèves de David d’Angers, né à Étampes, Élias Robert (1819-1874), offrit de faire une statue en marbre. 

L'Illustration, 17 octobre 1857, p. 260

La statue, exposée pendant le mois d’août 1857 devant une des portes du Louvre, en face de l’Institut, fut inaugurée à Étampes le dimanche 11 octobre suivant, devant le Théâtre, construit en 1852, place Geoffroy-Saint-Hilaire : le naturaliste est représenté dans l’attitude de la méditation, revêtu de son grand costume de professeur et au moment où une découverte inattendue se révèle à son esprit ; divers attributs concourent à rappeler et à caractériser la série de ses études.  
La ville d’Étampes fit aussi consacrer, par une inscription sur marbre noir, le souvenir de la naissance de Geoffroy-Saint-Hilaire, au-dessus de la porte de la maison paternelle.
Une rue voisine du Jardin des plantes, la rue du Jardin du Roi, reçut en 1868 le nom de Geoffroy-Saint-Hilaire [Ve].
    























vendredi 30 novembre 2018

Nicolas-Damas Marchant (1767-1833), médecin sphygmique et prince des numismates



D’une famille originaire de Billy-sous-Mangiennes [Meuse], Nicolas-Damase Marchand, dit « Nicolas-Damas Marchant » [a prétendu, à tort, que ses ancêtres avaient indifféremment pris ou adopté le « d » ou le « t » pour terminer leur patronyme], est né à Pierrepont [Meurthe-et-Moselle], le 11 décembre 1767, troisième enfant de Hubert Marchand († Metz, Moselle, 10 février 1808), ancien médecin des armées, médecin de l’hôpital de Longwy [Meurthe-et-Moselle], et de Marguerite Arnould, qui s’étaient mariés à Pierrepont, le 19 juin 1764.


Arbre généalogique simplifié

Aujourd'hui 16 quai Paul Wiltzer

Dès ses plus jeunes années, il se prépara à suivre la même carrière que son père, devenu médecin en chef de l’hôpital militaire de Metz, et fut reçu, en 1784, docteur en médecine à l’Université de Nancy [Meurthe-et-Moselle].
En 1788, Marchant entra dans les hôpitaux militaires, fit la campagne de 1792 en Belgique et obtint l’année suivante la place de médecin en second à l’hôpital militaire de Metz, où il resta jusqu’en 1816. Il porta le secours de son expérience dans l’épidémie qui ravagea le canton de Sierck [Moselle], plus tard la banlieue de Sarrelouis [Sarre, Allemagne] et le village de Brettnach [Moselle]. Il prit les mesures pour préserver la ville de Metz de l’invasion du typhus. Il avait étudié avec un tel soin les signes fournis par le pouls, que ses amis l’avaient surnommé « le médecin sphygmique ».

Royaliste constitutionnel de 1789 à 1793, Marchant fut membre de la première réunion politique de la ville de Metz, capitaine de la première garde nationale, secrétaire du conseil d’administration de cette garde, et prit la part la plus active à tous les actes remarquables de ce temps.


Marchant faisait partie du Conseil municipal de Metz depuis quelques années, lorsqu’il fut nommé maire par décret impérial du 10 brumaire an XIV [1er novembre 1805]. La promenade publique, l’hippodrome de la porte de France, le jardin des plantes, la bibliothèque, les bureaux du mont-de-piété au profit de l’hospice général, la maison de charité, la maison des dames de la charité-maternelle, les rues neuves de Goussaud, de la Grande Armée et de l’Esplanade, la création de la Compagnie des sapeurs-pompiers datent de son administration.

Coll. BM Metz

Côté sud de la chapelle des Petits Carmes en 1903
photographie coll. BM Metz
Aujourd'hui

La Bibliothèque municipale, installée en 1803 dans l’ancienne chapelle des Carmes, 2 rue du Haut Poirier, fut ouverte au public en 1811 [remplacée par la Médiathèque en 1977].


En 1810, Marchant reçut des lettres de baron et, en 1814, le grade d’officier de la Légion d’honneur.
Le baron Marchant se démit de ses fonctions le 7 février 1816, après avoir été destitué pendant les Cent jours, - du 6 mai au 5 août 1815 -, et reçut alors la décoration de l’Ordre de Saint-Michel pour récompense des éminents services qu’il avait rendus à la ville de Metz.
En 1819, il présida le conseil général de la Société d’Assurance mutuelle de Metz contre l’incendie.
En 1820, il fut nommé conseiller de préfecture du département de la Moselle, et en 1831, il accepta le poste de sous-préfet de l’arrondissement de Briey [Meurthe-et-Moselle].

Château de Logne

Divorcé le 28 messidor an VI [16 juillet 1798] de Anne-Marie-Catherine Poirey, qu’il avait épousée en premières noces, à Vernéville [Moselle], le 6 décembre 1785, Marchant avait épousé, en secondes noces, Agnès de Guerschin (1765-1847), qui lui apporta le château de Logne [Rurange-lès-Thionville, Moselle] et qui lui donna deux fils : Hubert-Philippe-Damas, né à Logne, le 9 thermidor an VII [27 juillet 1799], capitaine-commandant au 6e régiment de Lanciers, mourut à Logne, le 23 août 1856, sans avoir été marié ; Édouard, né le 26 mars 1804, officier des haras royaux, marié en premières noces avec Émilie Bouquet, et en secondes noces avec Julie Rousseaux, n’eut pas d’enfant de ces mariages et mourut à Metz le 7 août 1887.

Le baron Marchant était membre de l’Académie des sciences, lettres et arts de Metz, et correspondant de l’Académie de médecine de Paris. Lorsque les affaires politiques et administratives lui laissèrent des loisirs, il les consacra spécialement à la numismatique, et particulièrement à la numismatique byzantine :

« Ses savantes investigations rectifièrent des erreurs historiques, précisèrent des dates incertaines, évoquèrent de l’oubli où l’histoire les avait laissés ensevelis, des événemens importans, des princes, des dynasties entières. Ses opinions devinrent des autorités, et furent souvent adoptées par les érudits les plus célèbres, tels que MM. Sylvestre de Sacy et Mionnet en France, Cattaneo à Milan, Münter à Copenhague, et surtout l’abbé Sestini, de Florence, qui, depuis long-temps en possession du sceptre numismatique, le proclama le prince des numismates pour les médailles latines et bysantines. » [sic]
(Charles Dosquet. Notice sur M. le baron Marchant. Metz, S. Lamort, 1834, p. 8)


Son principal ouvrage est Mélanges de numismatique et d’histoire, ou Correspondance sur les médailles et monnaies des empereurs d’Orient, des princes croisés d’Asie, des barons français établis dans la Grèce, des premiers califes de Damas, etc. (Paris, F. J. Fournier le Jeune, et Metz, L. de Villy, 1818, in-8, [3]-[1 bl.]-122-[6] p., 4 pl. et 19 vign., tirage à petit nombre) ; depuis sa publication, jusqu’en 1829 inclus, Marchant a publié 14 suites sous forme de lettres. L’extrême rareté de cette publication donna l’idée d’en former une nouvelle édition : Lettres du baron Marchant sur la numismatique et l’histoire (Paris, Leleux, 1851, in-8, [3]-[1 bl.]-VIII-567-[1 bl.] p., 30 pl.).


Outre un grand nombre d’articles insérés dans les journaux de la Moselle, on doit aussi au baron Marchant différents écrits sur des matières politiques et économiques :

Discours prononcé à la Société populaire de Metz, en faveur de la liberté de la presse (Metz, Lamort, 13 vendémiaire an III [octobre 1794], in-4, 4 p.).

Lettre de M* à M** [Wendel], membre de la chambre pour le département de la *** [Moselle], sur le système électif le plus convenable à la monarchie française (Metz, Lamort, 26 décembre 1815, in-8, 22 p.).

Rapport fait au Conseil général du département de la Moselle, sur la destination ultérieure du dépôt de mendicité de Gorze (Metz, Verronnais, 1818, in-8, 20 p. et 2 tableaux).

Des réunions des communes formant une seule mairie. Opinion émise au Conseil général du département de la Moselle dans la session de 1818 (Metz, Verronnais, juillet 1818, in-8, 20 p.).

Société d’Assurance mutuelle et gratuite de Metz. Réponse à la dernière note officielle de M. Chedeaux, fondé de pouvoir d’une des compagnies d’assurances à prime (Metz, Lamort, 15 octobre 1819, in-8, 12 p.).

Statuts de la Société anonyme d’Assurances mutuelles contre l’incendie pour la ville de Metz (Metz, Collignon, 1820, in-8).

Photographie Marc de Metz

Le 30 juin 1833, le baron Marchant mourut d’une cardiopathie, en son domicile, 11 rue des Grands Carmes [rue Marchant, par arrêté municipal du 9 février 1835], maison du XVIe siècle [dite aujourd’hui « Îlot Trésor »], qui avait appartenu à ses parents et à ses grands-parents.  

En 1833, la ville de Metz acheta aux héritiers du baron Marchant une partie de son cabinet, - qui renfermait une collection naturaliste originale par la présence d’oiseaux albinos, dont une partie provenait du cabinet du prince des Deux-Ponts et du cabinet de Dupré de Genest -, et quelques manuscrits, parmi lesquels les Mémoires du notaire Baltus sur l’Histoire de Metz, des travaux de Nicolas Dilange sur les Coutumes et de Dupré de Genest sur la Numismatique, un recueil des Coutumes des Juifs de Metz en 1744 et une copie du XIIIe siècle du roman des Quatre fils Aimon.
La magnifique collection de minéralogie qu’il avait formée fut vendue à l’étranger, malgré les offres désintéressées de ses héritiers pour en faciliter l’acquisition par la ville.


La bibliothèque du baron Marchant fut vendue, du mercredi 26 février au vendredi 7 mars 1834, en 9 vacations, dans la salle haute de la Maison Silvestre, 30 rue des Bons-Enfants, à Paris : Catalogue des livres de la bibliothèque de feu M. le baron N.-D. Marchant, officier de la Légion d’honneur et de l’Université royale de France, chevalier de Saint-Michel, membre de plusieurs Sociétés savantes, nationales et étrangères. Collection curieuse de livres sur les diverses branches des sciences, de la littérature et de l’histoire, dans laquelle on remarque des éditions aldines et d’autres éditions anciennes d’une grande rareté, une suite nombreuse d’Elzeviers, dont partie d’une belle conservation, la collection byzantine du Louvre, les mémoires de l’Académie des inscriptions, etc. (Paris, Merlin, 1834, in-8, [3]-[1 bl.]-84 p., 850 + 11 doubles [bis] = 861 lots), dont Théologie [94 lots = 10,91 %], Jurisprudence [25 lots = 2,90 %], Sciences et Arts [134 lots = 15,56 %], Belles Lettres [349 lots = 40,53 %], Histoire [223 lots = 25,90 %], Supplément [36 lots = 4,18 %].

53. Œuvres de Bossuet. Paris, 1743-1753, 20 vol. in-4, v. m. – Sermons du même. Paris, Boudet, 1772, in-4, v. m. (3 tomes). 40 fr.


125. Aristotelis Opera, gr. ; Theophrastus de historia plantarum et de causis plantarum. Venetiis, Aldus Manutius, 1495-1498, 5 vol. in-fol. 70 fr. 05.


145 bis. Les Essais de Michel de Montaigne. Bruxelles, Fr. Foppens (Holl., Elzev.), 1659, in-12, 3 vol. v. br. 60 fr.


181. Les Vrayes Centuries et prophéties de Michel Nostradamus. Amst., J. Jansson, 1668, pet. in-12, mar. bl., dent., tr. dor. (Simier). 50 fr.
246. Belisarius Aquivivus Aragoneus, de venatione et de aucupio, de re militari et singulari certamine. Neapoli, Joa. Pasquet de Sallo, 1519, in-fol., v. br. 50 fr.


261. Dictionarium græcum, cum interpretatione latina. Venetiis, in ædibus Aldi et Andr. Soceri, 1524, in-fol., mar. vert, fil., d. de tabis et gardes de vélin. Ex. de Renouard. 45 fr.
278. Quintiliani institutionum oratoriarum Libri XII. Lugd.-Bat., ex offic. Hackiana, 1663 et 1665, 2 vol. in-8, mar. r., fil., tr. dor. (Derome). 61 fr. 95.


343. Les Odes d’Horace en vers burlesques. Leyde, J. Sambix (Elzevier), pet. in-12, vél., dent. 60 fr. 95.
394. Deliciæ poetarum hujus superiorisque ævi illustrium. 1608-1693, 20 tomes en 19 vol. pet. in-12. Rel. en vélin et 3 vol. en mar. vert (Derome). 137 fr. 05.
436. L’Art de régner, ou le Sage Gouverneur, tragi-comédie, par Gillet. Suivant la copie imprimée à Paris, 1649 (Holl., à la Sphère), pet. in-12, mar. bl., dent., gardes de vin, tr. dor. (Simier). 66 fr. 95.


437. L’Eschole de Salerne, en vers burlesques (par Martin), et duo poemata macaronica de bello huguenotico. Suivant la copie imprimée à Paris (Holl., Elzevir), 1651, pet. in-12, mar. bl., fil. d’or. et dent. à froid, d. de moire, tr. dor. (Simier). 64 fr. 55.
438. Le même, et à la suite : L’Ovide en belle humeur de M. Dassoucy. Suivant la copie imprimée à Paris (Holl., Elzev.), 1651, pet. in-12, mar. bl., larges dent., d. de moire avec gardes de vélin, tr. dor. (Derome). 201 fr. 05.


492. Les Œuvres de Fr. Rabelais (Holl., Elzevier), 1663, 2 vol. pet. in-12, mar. r., dent., doublé de moire blanche avec dent., tr. dor. 52 fr.


553. Ciceronis Opera, cum optimis exemplar. collata accurate. Lugd.-Bat., ex offic. Elzevir, 1642, 10 vol. pet. in-12, v. f., fil., tr. dor. 51 fr.
581. Collection des œuvres de Balzac, imprimées par les Elzeviers, pet. in-12, 7 vol. mar. bleu, fil., tr. dor. (Simier). 105 fr. 95.


637. Histoire des Juifs écrite sous le titre d’antiquités judaïques et Histoire de la guerre des Juifs contre les Romains, trad. du grec de Flav. Joseph par Arnauld d’Andilly. Bruxelles, Frick, 1701-1703, 5 vol. pet. in-8, fig., mar. r., tr. dor. (Padeloup). 60 fr.


640. Thucydidis de Bello Peloponnesiaco Libri VIII, cum adnotationibus Henr. Stephani et J. Hudsoni. Amst., Wetstenii, 1731, in-fol., v. m., fil. 56 fr.


668. C. Sallustius Crispus, cum veterum historicorum fragmentis. Lugd.-Batav., ex offic. Elzev., 1634, pet. in-12, vél. 40 fr. 05.


712. Histoire de Henry le Grand, par Hardouin de Péréfixe. Amst., D. Elzevier, 1664, pet. in-12, mar. bl., fil., gardes de vél., tr. dor. (Simier). 52 fr.
779. Histoire et Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, de 1701 à 1779. Paris, I. R., 1780-1786, 42 vol. in-4, fig. v. m., 2 br. en cart. 180 fr.


813. Collection publiée par J.-B. Gail en 1794, gr. pap. vél., 10 vol. in-18, rel. vél. blanc, dent., doublés de tabis, tr. dor. 47 fr. 
829. Theocriti Eglogæ XXX, Genus Theocriti et de inventione bucolicorum. Venetiis, characteribus ac studio Aldi Manutii, 1495, in-fol., v. br. 71 fr. 95.