lundi 23 septembre 2019

Désiré Ruggieri (1817-1885), premier pyrotechnicien d’Europe




« Les frères Ruggieri, artificiers italiens, étaient cinq frères qui vinrent s’établir en France en 1739. L’aîné avait pour noms de baptême Pietro-Antonio-Marie (à Paris on le connaissait plus particulièrement sous le seul nom de Pierre) ; le second était nommé François ; le troisième, Antoine ; le quatrième, Petroni-Sauveur-Balthasar Ruggieri, mon père ; c’est le seul qui ait eu des enfans, deux fils et quatre filles. Le cinquième enfin se nommait Gaëtano. Les cinq frères mirent d’abord leurs intérêts en commun ; l’aîné se chargea spécialement de la partie administrative. Antonio et mon père firent connaître d’abord leur talent par les feux qu’ils exécutèrent en 1739, sur le théâtre de la Comédie-Italienne. Depuis, indépendamment de leur établissement, ils firent un grand nombre de feux, non-seulement pour le roi et la ville, mais pour le Colisée et autres lieux publics. Gaëtano, dont le mérite fut apprécié par Georges II, roi d’Angleterre, fixa son séjour à Londres, où il mourut. » [sic]
(Claude Ruggieri. Précis historique sur les fêtes, les spectacles et les réjouissances publiques. Paris, Bachelier, Delaunay et Barba, 1830, p. 77, note 1)


Les Ruggieri sont originaires de Bologne. En 1739, les cinq frères Ruggieri vinrent à Paris avec la Comédie italienne qui, à ses spectacles ordinaires, ajoutait celui des feux d’artifice sur la scène. 


Ils donnèrent un spectacle pyrotechnique éblouissant sur la terrasse du château de Versailles à l’occasion du mariage de Louise-Élisabeth, fille aînée du roi Louis XV, avec Dom Philippe, Infant d’Espagne, le 26 août 1739.

Petroni Ruggieri (1724-1794) a exécuté un grand nombre de feux d’artifice très remarqués. Il était artificier du roi Louis XV et de Monsieur, frère du roi. 

Les Porcherons (1880)
Le roi lui octroya une pension de 6.000 livres et lui donna le château des Porcherons, rue Saint Lazare [IXe, démoli en 1857], où il ouvrit, en 1766, le « Jardin Ruggieri », premier jardin public payant, qui réunit des divertissements de toutes sortes et des feux d’artifice :

« Cet établissement consistait, sans parler des bâtimens, en un très-beau jardin artistement disposé. Les spectacles, les jeux et les amusemens qu’on y avait réunis formaient un ensemble agréable de fêtes auquel on a donné le nom de fêtes champêtres. Un très-beau feu d’artifice terminait les plaisirs de la soirée. Peu après, les frères Ruggieri ajoutèrent à leurs feux d’artifice des actions pantomimes, qui augmentaient le charme et l’attrait de ce nouveau genre d’établissement.
D’abord, on représenta la place de Louis XV et son inauguration ; plus tard, la descente d’Orphée aux enfers ; Thésée délivré par Hercule, et quantité d’autres scènes […].
Contre le principal corps de bâtimens étaient construites de vastes galeries pour placer les spectateurs qui désiraient voir le feu d’artifice à couvert […].
Mon père, après la mort de ses frères, resté seul propriétaire, fit construire, en 1785, une très-belle salle de cent pieds de long, sur cinquante de large ; elle servait à mettre le public à couvert en cas de pluie. En 1774 il y eut des courses de chevaux et des exercices exécutés par un nommé Hyam et sa troupe.
En 1784, on enleva, pour la première fois, un ballon, spectacle dont l’invention était toute récente […]. En 1786, on enleva également des figures aérostatiques, au moyen du gaz hydrogène.
Ce jardin eut une vogue soutenue, et conserva long-temps la faveur du public, mais les événemens de la révolution le firent fermer le 12 juillet 1789, avant-veille de la prise de la Bastille.
Ce jardin fut ouvert de nouveau en 1794, sous la direction du sieur Ducy, qui le tenait des enfans Ruggieri, dont le père venait de mourir. Cette entreprise fut exploitée deux ans de suite avec succès. Enfin, en 1815, Ruggiéri aîné, mon frère, rouvrit l’établissement en continuant d’y offrir le même genre de plaisirs. Il y ajouta même des montagnes dans le genre russe, et connues sous le nom de Saut du Niagara ; mais tout cessa en 1818. Depuis, la propriété ayant changé de maître, la formation du nouveau quartier Saint-Georges entraîna la destruction du jardin et d’une partie des bâtimens. » [sic] (Claude Ruggieri. Ibid., p. 77-79)


C’est Petroni qui, le 30 mai 1770, exécuta sur la place Louis XV [place de la Concorde, VIIIe], le feu d’artifice donné par la ville de Paris en l’honneur du mariage du Dauphin et de Marie-Antoinette : la chute d’une fusée provoqua un incendie et une panique, responsable de la mort de 133 personnes qui furent piétinées et étouffées.
En 1785, Petroni restait seul en France : Gaëtan était passé en Angleterre, était devenu artificier du roi Georges II et de l’arsenal de Woolwich, au sud-est de Londres, et était mort en 1782 ; ses trois autres frères étaient également morts. Petroni mourut à Paris le 10 février 1794, laissant deux fils, Michel-Marie et Claude-Fortuné.

Cimetière du Père Lachaise, division 45
 Michel Ruggieri, né à Paris le 27 juin 1765, fut successivement artificier de Napoléon Ier, de Louis XVIII et de Charles X, et mourut à Paris le 23 décembre 1849. Son fils, François Ruggieri, né à Paris le 22 avril 1795, élève de Saint-Cyr, quitta le service et s’occupa de pyrotechnie : il devint artificier de Méhémet Ali, vice-roi d’Égypte, et mourut à Paris le 28 janvier 1862.

Claude Ruggieri, né à Paris en 1777, fut, avec son frère, artificier de Napoléon Ier, de Louis XVIII et de Charles X. 


Il publia les Élémens de pyrotechnie, divisés en cinq parties (Paris, Barba et Magimel, An X-1802, in-8, 25 pl.), 


la Pyrotechnie militaire, ou Traité complet des feux de guerre et des bouches à feu (Magimel, Patris et Cie et Barba, 1812, in-8, 8 pl.) 


et un Précis historique sur les fêtes, les spectacles et les réjouissances publiques (Paris, Bachelier, Delaunay et Barba, 1830, in-8). Il mourut à Paris le 30 août 1841, laissant un fils, Eugène-François-Désiré, né le 29 décembre 1817, 3 rue de Clichy [IXe], de Marie-Madeleine-Joseph François, qui était morte à Paris le 21 novembre 1818 et qui était née le 3 décembre 1783 à Condé-sur-l’Escaut [Nord], fille de Pierre-Joseph François, maître cirier, et de Marie-Françoise Ducrez.

Le 10 décembre 1831, la demi-sœur de Désiré Ruggieri, Louise-Aimée Ruggieri (1811-1887), épousa Henry-Frédéric Barba (1803-1879), libraire rue Gît-le-Cœur [VIe], fils de Jean-Nicolas Barba (1769-1846), libraire au Palais-Royal [Ier], et de Marie-Françoise Cavanagh († 1815).
Souhaitant unir l’art et l’artifice, Désiré Ruggieri entra en 1835 à l’atelier du peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), pour apprendre les rudiments du dessin. Devenu artificier à la mort de son père, il épousa, le 24 décembre 1846, Marie-Louise-Blanche Rousseau, née à Versailles [Yvelines] le 5 mars 1821, fille de Jean-Félix Rousseau, marchand de soieries, et de Marie-Cécile Vol.

Champ de Mars, 15 août 1861
Désiré Ruggieri exécuta tous les feux d’artifice tirés sur la place du Trône lors de la fête de Louis-Philippe, mais c’est de l’Empire que date sa réputation. Le 15 août 1852, l’empereur lui confia l’exécution du feu d’artifice dont le principal sujet représentait Napoléon Ier au passage du Mont Saint Bernard : la réussite et le succès de ce feu établirent sa réputation. Dès ce moment, Désiré Ruggieri fut reconnu pour le maître des artificiers et a exécuté tous les feux d’artifice officiels qui ont été tirés, de 1852 à 1870, à l’occasion de la fête de l’empereur ; celui qui fut tiré à l’occasion du baptême du prince impérial et dont la pièce décorative représentait un grand baptistère ; celui qui fut donné, en 1855, à Versailles, lors du voyage de S. M. la reine d’Angleterre ; celui de 1864, en l’honneur du roi d’Espagne. Ses feux les plus brillants depuis 1870, furent ceux qu’il composa en l’honneur du Shah de Perse en 1873, lors de l’Exposition universelle de 1878 et aux fêtes nationales du 14 juillet.

Désiré Ruggieri fut aussi un bibliophile distingué. Sa bibliothèque se composait surtout de tous les ouvrages connus sur la pyrotechnie et des documents les plus intéressants sur toutes les fêtes données en l’honneur des souverains, en France, en Italie, pour Charles-Quint, en Allemagne, en Espagne, au Portugal, en Belgique et en Hollande, en Suisse, en Suède et au Danemark, en Pologne, en Russie, en Turquie et en Perse, en Amérique.



Son ex-libris [44 x 33 mm], signé par Baticle, est une impression dorée sur papier bleu azur ou bleu marine, qui représente un artificier vêtu à la mode italienne du XVIe siècle, allumant une pièce d’artifice, accompagné du monogramme entrelacé « DR ».
Il utilisait également un fer de même composition et un chiffre pour les plats de certaines de ses reliures.


Il mit en vente sa bibliothèque, du lundi 3 au mardi 11 mars 1873, en 8 vacations, à l’Hôtel des commissaires-priseurs, rue Drouot, salle n° 3, au premier : Catalogue des livres rares et précieux composant la bibliothèque de M. E.-F.-D. Ruggieri (Paris, Adolphe Labitte, 1873, in-8, [3]-[1 bl.]-280 p., 1.200 + 16 doubles [bis] + 3 triples [ter] – 12 manquants = 1.207 lots), dont Histoire [49 lots = 4,05 %], Bibliographie [56 lots = 4,63 %], Cérémonial [91 lots = 7,53 %], Naissances, Baptêmes, Sacres -Entrées triomphales, Mariages -Tournois, Joutes, Carrousels, Obsèques – Fêtes populaires et Feux d’artifice [981 lots = 81,27 %], Varia [30 lots = 2,48 %].



Photographies BnF
 9. Les Grandes Croniques des roys de France. Paris, Poncet le Preux et Galliot du Pré, 1514, in-fol. goth., fig. sur bois, mar. r., fil. tr. dor. (Duru). 261 fr.


Photographies BnF
136. Le Vray Théâtre d’honneur et de chevalerie, ou le Miroir héroïque de la noblesse. Paris, Augustin Courbé, 1648, 2 vol. in-fol., gr. pap., front., portr. et fig., mar. br., fil., tête dor., non rognés (Hardy-Mesnil). 385 fr.

Photographie BnF
227. Lentrée de la Royne en sa ville et cité de Paris. Paris, Geofroy Tory, 1531, pet. in-4, fig., mar. bleu, plats fleurdelisés, doublé de mar. grenat, large dent., tr. dor. 675 fr.

Photographie Université de Tours
248. La Sciomachie & Festins faits à Rome. Lyon, Sébastien Gryph [sic], 1549, pet. in-8, mar. bl., comp., tr. dor. 365 fr.




250. Cest la déduction du sumptueux ordre plaisantz spectacles et magnifiques théâtres dressés, et exhibés par les citoiens de Rouen. Rouen, Robert le Hoy, Robert et Jean dits du Gord, 1551, in-4, 29 fig. sur bois, 2 p. de musique, mar. bl., comp., dos orné, tr. dor. (Chambolle-Duru). 1.525 fr.

Photographie BM Lyon
266. Recueil faict au vray, de la chevauchée de l’asne, faicte en la ville de Lyon. Lyon, Guillaume Testefort, s. d. [1566], pet. in-8, mar. r., dent., tr. dor. 500 fr.

Photographie I.N.H.A.
328. Discours de la joyeuse et triomphante entrée de très-haut, très-puissant et très-magnanime Prince Henry IIII de ce nom, très-Chrestien Roy de France & de Navarre, faicte en sa ville de Rouën, capitale de la province & duché de Normandie, le Mercredy saiziéme jour d’Octobre 1596. Rouen, Raphaël du Petit Val, 1599, in-4, fig. sur bois, mar. r., comp., dos orné, tr. dor., avec étui. 2.020 fr.

Exemplaire Ruggieri
Librairie Fabrice Teissèdre : 3.500 €



366. Ludovico XIII. Galliarum et Navarrae Regi christianissimo feliciter inaugurato. Pictavis, Antonii Mesnerii, 1611 – Elegiarum de tristi morte Henrici Magni. Augustoriti Pictonum, Antonii Mesnerii, 1611. En 1 vol. in-4, mar. r., double fil., ornem. au milieu des plats, dos et coins fleurdelisés, tr. dor.  

Photographie BnF
558. Description de la feste et du feu d’artifice qui doit être tiré à Paris, sur la rivière, au sujet de la naissance de monseigneur le Dauphin. Paris, Pierre Gandouin, 1730, in-4, 3 pl. par Servandoni, parchemin. Ex. du comte François de Bournonville.

Photographie I.N.H.A.
571. Description du feu d’artifice et de la fête donnée par son excellence monseigneur de Lamina, ambassadeur d’Espagne, à cause du mariage de Madame première de France avec l’infant Philippe, grand amiral d’Espagne. Paris, Philippe-Nicolas Lottin, 1739, in-4, pl., cart.

Photographie Libreria Bardon, Madrid
606. Sacre et couronnement de Louis XVI. roi de France et de Navarre, à Reims le 11 juin 1775. Paris, Vente et Patas, 1775, in-4, fig. grav., mar. r., larges dent., tr. dor. Aux armes de Marie-Antoinette. 1.600 fr.



738. Descrizione del regale apparato per le nozze della serenissima Madama Cristina di Loreno. Florence, Antonio Padovani, 1589, in-fol., 63 grav., mar. r., tr. dor. (Masson et Debonnelle).



914. La Magnifique et Sumptueuse Pompe funèbre, faite en la ville de Bruxelles, le XXIX. jour du mois de décembre, M.D.LVIII. aux obsèques de l’empereur Charles V. de très digne mémoire. Anvers, Christophle Plantin, 1559, pet. in-fol., 33 pl., mar. r. 790 fr.

Marie-Louise-Blanche Rousseau, épouse de Désiré Ruggieri, décéda au domicile conjugal, 5 place Blanche, à Paris [IXe], le 11 mai 1883. Le 23 juillet de l’année suivante, Désiré Ruggieri, demeurant alors 172 rue Championnet [XVIIIe], épousa sa nièce, Laure-Camille-Pauline Barba, fille de Henry-Frédéric Barba et de Louise-Aimée Ruggieri, née à Paris le 11 avril 1835. Âgé de 67 ans, Désiré Ruggieri mourut à son domicile, le 26 mars 1885.


Sa bibliothèque fut vendue par ses fils, du lundi 1er au jeudi 4 juin 1885, en 4 vacations, à l’Hôtel des commissaires-priseurs, 9 rue Drouot, salle n° 4, au premier : Catalogue de livres anciens et modernes, rares et curieux […], composant la bibliothèque de feu M. D.-E.-F. Ruggieri, artificier du gouvernement (Paris, Antonin Chossonnery, 1885, in-8, [4]-122 p., 694 + 9 doubles [bis] – 1 = 702 lots et 59 lots Estampes-Dessins-Pastels), dont Cérémonial [428 lots = 60,96 %], Théologie-Philosophie-Morale [3 lots = 0,42 %], Sciences et Arts [106 lots = 15,09 %], Beaux-Arts [36 lots = 5,12 %], Belles Lettres [23 lots = 3,27 %], Histoire [106 lots = 15,09 %].


17. Gaya (de). Cérémonies nuptiales de toutes les nations. Paris, Michallet, 1681, in-12, mar. bleu, chiffre de Ruggieri, non rogn. (Hardy-Mesnil).



168. Courses de testes et de bague, faites par le Roy, par les princes et seigneurs de sa cour, en l’année M. DC. LXII. Paris, Imprimerie royale, 1670, gr. in-fol., front. de Rousselet, 4 pl. grav. d’Israël Silvestre, 85 pl. de Chauveau et 6 en-têtes du même, mar. r., double fil., dos orné, tr. dor. Aux armes de Louis XIV et à son chiffre. 290 fr.



435. Trésor de Evonime Philiatre des remèdes secretz. Lyon, Balthazar Arnoullet, 1555, in-4, fig. sur bois, mar. La Vallière, tr. dor. (Masson-Debonnelle).



442. Theoria et praxis artilleriæ. Oder deutliche Beschreibung. Nurnberg, Johann Hofmanns, 1683-1685, 3 part. en 1 vol. in-4, fig., vélin.



449. Traité de l’exercice militaire. Lyon, Pierre Anard, 1650, in-8, portrait de l’auteur gravé par Margallet, front. et 13 grav. sur bois de Claude Audran, mar. vert, fil., chiffre de Ruggieri sur les plats, tr. dor. (Niedrée). Ex. Yemeniz.



455. Gaya (de). Traité des armes, des machines de guerre, des feux d’artifice. Paris, Sébastien Cramoisy, 1678, in-12, front. et 19 fig. de Guérard, mar. La Vallière, dos orné, fil., tr. dor.



497. Pyrotechnia hoc est, de ignibus festivis, iocosis, artificialibus et seriis, variisque eorum structuris. 1611, pet. in-4, fig., v. f. Aux armes de Bonnier de La Mosson.


498. Le Bombardier françois, ou Nouvelle Méthode de jetter les bombes avec précision. Paris, Imprimerie royale, 1731, gr. in-4, mar. r., fil., tr. dor. Aux armes du duc du Maine, grand maître de l’artillerie de France.


499. Biringuccio (Vanoccio). De la pirotechnia. Venetia, 1540, in-4, fig. sur bois, v. f.



501. La Pyrotechnie, ou Art du feu. Paris, Claude Frémy, 1556, in-4, fig. sur bois, demi-veau.



504. Boillot (Joseph). Modelles, artifices de feu et divers instrumēs de guerre avec les moyēs de s’en prévaloir. Chaumont en Bassig., Quentin Mareschal, 1598, in-4, fig. et titre gravé, demi-rel.


507. Frézier. Traité des feux d’artifice pour le spectacle. Paris, Nyon fils, 1747, in-4, front. et vignettes de Cochin, 13 pl., mar. r., fil., tr. dor.



512. Hanzelet (Jean Appier, dit). Recueil de plusieurs machines militaires, et feux artificiels pour la guerre, & récréation. Pont-à-Mousson, Charles Marchant, 1620, in-4, fig., 6 part. en 1 vol., mar. r. à compart., tr. dor. (Rel. anc.). Aux armes de Camille de Neufville de Villeroi, archevêque de Lyon.



513. La Pyrotechnie de Hanzelet Lorrain. Pont-à-Mousson, I. & Gaspard Bernard, 1630, gr. in-4, titre grav. et nombreuses gravures d’Hanzelet, vél.



515. Traité des feux artificiels pour la guerre, et pour la récréation. Paris, Pierre Guillemot, 1629, in-8, front., fig., mar. r., fil., tr. dor. (Hardy-Mesnil).


Photographies BnF
518. Perrinet d’Orval. Essay sur les feux d’artifice pour le spectacle et pour la guerre. Paris, Coustelier, 1745, in-8, 13 pl., mar. r., fil., tr. dor., gr. pap.


Photographies Eric Zink
532. La Pyrotechnie pratique, ou Dialogues entre un amateur des feux d’artifice, pour le spectacle, & un jeune homme curieux de s’en instruire. Paris, L. Cellot et Jombert fils Jeune, 1780, in-8, 7 pl., demi-v. à coins, n. rogn.



583. Hugo (Victor). Le Roi s’amuse. Paris, Société de publications périodiques, 1883, in-4, en feuilles, dans un cartonnage couvert de moire, tiré à 200 ex. Sur la couverture, signature estampée de Victor Hugo. Sur le faux titre la mention « A M. Ruggieri, Victor Hugo », et sur le verso de ce faux titre la mention imprimée « Exemplaire imprimé pour la bibliothèque de Ruggieri ».