vendredi 12 avril 2013

Tout a déjà été dit, mais comme personne n'écoute, tout est toujours à redire.

Extrait du catalogue d'un libraire parisien qui le distribuera au Salon international du livre ancien, qui se tiendra à Paris, au Grand Palais, du 26 au 28 avril 2013.

On ne devrait plus avoir l'hilarante ou douloureuse lecture d'inepties semblables quand on sait que tout a été fait, depuis plusieurs années, pour informer les amateurs et les professionnels du livre ancien des progrès de la recherche biographique et bibliographique : le changement n'est pas alors pour la prochaine génération, c'est maintenant !

11 commentaires:

  1. Après le poète incompris voilà le bibliographe incompris ;-)) Il vous reste à vous mettre une grande écharpe autour du cou, Jean-Paul, à déambuler dans Montmartre en vociférant des passages de votre livre, à payer vos consommations en ouvrages dédicacés et à finir vos nuits dans une chambre de bonne insalubre comme dans la vie de bohème... Pierre

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  2. J'étais justement en train de lire ce beau catalogue.

    Intéressant de voir que les grands libraires ne tiennent pas compte des dernières bibliographies parues.

    Intéressant aussi de voir que finalement cela ne change rien au prix demandé.

    Intéressant encore de constater que Cazin finalement est devenu avec le temps une sorte de "marque déposée".

    Je crois que finalement on n'empêchera personne de dire "Cazin" pour "format Cazin" car c'est à mon avis bien de cela dont il s'agit. Tous les catalogues récents ou pas donnent à Cazin ce qu'ils veulent désigner comme étant un "format Cazin".

    Personnellement cela ne m'émeut guère puisque l'ami Cazin, outre le fait qu'il a été bibliographié par mon ami, ne fait pas partie de mes ouvrages de prédilection. Les petits formats en bibliophilie c'est un peu comme les anorexiques dans les défilés de mode. Ça ne me fait pas fantasmer ! (sourire)

    B.

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    1. Si j'ai bien compris ton commentaire, la majorité des libraires d'ancien (dont ne font évidemment pas partie mes amis):
      - n'aiment pas la lecture (j'ai un peu de mal à admettre qu'ils ne savent pas lire)
      - plus grave : ils ne savent pas déterminer un format (qu'on continue à appeler "format Cazin" un in-18 ne me choque pas)
      - ne s'intéressent qu'au côté commercial de leur métier (pourtant, la "formation continue" existe, quand elle n'est pas obligatoire, dans pratiquement toutes les professions)

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  3. Pour améliorer le niveau de cette profession qui n’hésite pas à vendre très cher des reliures estompées à froid (très estompées, même) , je propose de rendre obligatoire la lecture, une heure par jour, des blogs de bibliophilie, à défaut de quoi, ils devraient verser une taxe qui irait à l’éducation nationale !...:)

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  4. Quand je lis ces commentaires, je me dis en effet que tout a déjà été dit :) :)

    Eternel débat sur les capacités de certains libraires, ou leur volonté à être plus que de simples courtiers, de simples négociants. C'est assez effarant. Même si ce catalogue est, il faut l'avouer, fort beau, et fait naître quelques envies...

    Mais là où c'est encore plus drôle, c'est que j'ai retrouvé dans ce catalogue deux ouvrages qui étaient auparavant dans ma bibliothèque où ils passèrent quelques années. Dieu sait quel chemin détourné ils ont pris. Reste que la description de l'un des deux est moins riche que celle que j'avais glissée - par habitude - dans l'ouvrage. :) :)

    O tempora, o mores!
    Hugues

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  5. J'ose avancer une hypothèse à décharge. C'est que le libraire comme la nature a horreur du vide. Il était bien pratique de caser tous les petits formats à Cazin. Cela permettait de remplir simplement une fiche, de mettre en avant un argument marketing supplémentaire (le libraire est un vil commerçant ne l'oublions pas).
    Votre travail, Jean-Paul, embête le libraire car il ne sait désormais quoi mettre dans la case éditeur. Il manque une bibliographie des non-cazins! C'est pourquoi certains renaclent encore à tenir compte de votre livre.
    Quant au format , si on y regarde de près (hors cazins), il y a sans doute la moitié des descriptions (libraires, svv et bibliographes) qui sont dans les choux.

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    1. Hypothèse à décharge sympathique pour eux.
      Mais c'est justement ce qu'on peut leur reprocher : leur approximation, leur manque de rigueur, leur paresse intellectuelle qui les maintiennent dans une médiocrité coupable.
      J'étais prévenu :
      "Le difficile, ce n'est pas de connaître la vérité, mais de la substituer à l'erreur. Quand on imagine la perturbation des esprits et des bibliothèques qu'elle va ici provoquer, l'objectif peut paraître inaccessible, tant il y a de dévots dans le culte des livres qui n'aiment pas être dérangés dans leurs convictions." (Cazin, l'éponyme galvaudé, p.12)

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  6. IL n'y a pas que de la paresse et du manque de rigueur. Même quand on leur met la preuve sous le nez, ils renâclent. Vous l'avez vu récemment sur facebook quand vous avez interpellé un libraire bien connu...

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    1. Désespérant, mais pas désespéré : je continuerai, pour mon plaisir et celui de ceux, plus nombreux qu'il n'y paraît mais discrets,qui ont soif de connaissances.

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  7. A la décharge du libraire, je l'imagine avec ses impératifs de délais , de bouclage de catalogue avant le grand palais de X fiches descriptives de livres à faire par jour, avait il vraiment le temps de lire les 332 pages de votre bel ouvrage pour faire sa fiche. Je vais même me permettre une petite remarque amicale, mais je trouve qu'il manque un grand tableau synthétique très clair, didactique où l'on puisse déterminer en 2 secondes si c'est un vrai ou faux Cazin. J'ai voulu l'utiliser pour une de mes fiches et peut être est-ce la surabondance d'informations, mais j'avais eu un peu de mal a trouver l'information. Pour être sur de l'attribution, il faut au minimum (re)-parcourir l'ensemble des pages 191 à 270, ce pour être certain de ne pas faire une erreur. Enfin ceci dit c'est un très bel et utile ouvrage de bibliographie que j'apprécie,et j'espère que cette infime remarque ne m'empêchera pas à l'occasion d'avoir une petite signature sur mon exemplaire de luxe n° 32. ;))

    Daniel B.

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  8. Ne faudrait-il pas raison garder?
    Tout a peut-être été dit, mais cela n'a quand même pas été dit bien fort. Votre bibliographie (que j'ai achetée) reste très spécialisée et n'a pas bénéficié d'une très grande diffusion/communication en dehors du microcosome "blogobibliophilesque". C'est un travail de qualité, mais très confidentiel, et qui n'est sorti que l'an passé. On ne peut pas reprocher aux libraires de ne pas intégrer ces informations dans un délai aussi court. Nous avons d'autres choses à faire que nous pencher sur un sujet aussi étroit, surtout quand on vend 3 Cazin par an.
    Rome ne s'est pas faite en un jour, Galilée et Copernic ont du attendre, et vous n'êtes ni l'un ni l'autre. Pour que l'es choses soient entendues, encore faut-il qu'elles soient dites à haute voix.
    Matanasius
    Un (petit) libraire du SLAM

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