mercredi 1 mai 2013

Pour en finir avec la généalogie des Gruel


Heures du Moyen Âge
Paris, Gruel et Engelmann, 1887


Fondateur d’une dynastie de relieurs qui exercèrent jusque 1967, Auguste-Pierre-Paul Gruel (Paris, 1er germinal an VIII [22 mars 1800] – 24 novembre 1846) avait repris en 1825, année de son mariage avec Éléonore-Marguerite Deforge (Paris, 1er janvier 1806 – 6 mars 1831), l’atelier que son beau-père, Isidore Deforge, avait fondé en 1811 rue Duphot (Ier). Il déménagea en 1834 rue Royale-Saint-Honoré (rue Royale, VIIIe), épousa en 1837 Catherine-Élisabeth-Aglaé Mercier (Montigny-en-Arrouaise, Aisne, 12 janvier 1813 – Fourdrain, Aisne, 3 octobre 1896) et spécialisa son entreprise dans la reliure de piété, confiant la dorure au jeune Marius Michel père (1821-1890). 

Sa veuve se remaria en 1850 à l’imprimeur Jean Engelmann (Mulhouse, Haut-Rhin, 2 mars 1816 – Fourdrain, Aisne, 29 juillet 1875), fils de Godefroy Engelmann (1788-1839), introducteur de la lithographie en France et inventeur de la chromolithographie. L’atelier Gruel-Engelmann créa surtout des reliures de présent dans le style néo-gothique.



Léon Gruel et le relieur Emile Mercier (1855-1910) en janvier 1903


Veuve une seconde fois, Catherine Gruel-Engelmann s’associa à ses deux fils, Edmond-Jean-Godefroy Engelmann (Paris, 6 octobre 1851 – 11 janvier 1918) et Paul-Joseph-Léon Gruel (Paris, 14 mai 1841 –Cannes, Alpes-Maritimes, 7 novembre 1923).



Léon Gruel, à gauche, et le peintre-illustrateur Louis-Edouard Fournier (1857-1917) en mai 1913
(collection B. Hugonnard-Roche)


Léon Gruel, premier président de la Chambre syndicale de la reliure fondée en 1889, resta le seul propriétaire en 1891 et accorda une place importante à la reliure d’art. Sa collection de reliures était célèbre. Il est l’auteur d’un Manuel historique et bibliographique de l’amateur de reliures (Paris, Gruel et Engelmann, 1887, 1.000 ex. numérotés ; Paris, Gruel et Leclerc, 1905, 700 ex. numérotés ; 2 vol. in-4). À la mort de sa femme, Caroline-Éléonore Cagniard (Saint-Quentin, Aisne, 2 mars 1844 – Paris, 8 janvier 1901), son fils Paul Gruel (Paris VIIIe, 7 juin 1864 – Paris, 16 avril 1954) lui succéda.




Ex-libris de Léon Gruel




















3 commentaires:

  1. Il est curieux que vous ayez trouvé deux photos de Leon Gruel sur lesquelles il fait exactement le même geste de sa main droite à dix ans d'interval.

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  2. Bonjour,
    Pour votre information, je possède une reliure signée Deforge sur un volume de 1840. Cela confirme ce que suppose Fléty et je peux vous adresser une photo pour documentation (librairiedartigue@hotmail.fr)
    Cordialement,
    S. Dartigue

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