lundi 2 mars 2026

Ernest Chapuis (1853-1931), dit « le Bibliophile Gaudot »

 


D’une famille originaire de Recologne [Doubs], Ernest-Albert Chapuis est né à Besançon [Doubs], 24 rue Fortuney, le 27 octobre 1853.


Château de Recologne

Son père, Jean-César Chapuis, horloger, était né à Recologne le 3 janvier 1832, avait épousé à Beaufort [Jura], le 5 octobre 1852, Marie-Eulalie Jeantelet, née à Beaufort le 25 décembre 1832 et décédée à Besançon le 24 juin 1857. Il épousa en secondes noces, à Beaufort, le 14 septembre 1858, sa belle-sœur Éléonore-Célestine Jeantelet, née à Beaufort le 12 mai 1830.

Son grand-père, Ignace Chapuis, jardinier, était né à Recologne le 5 août 1807, avait épousé à Lons-le-Saunier [Jura] le 26 août 1830 Claudinette Euvrard, née à Sauvagney [Doubs] le 7 thermidor An IV [25 juillet 1796], et était mort à Besançon le 22 août 1852.

Son arrière-grand-père, Basile Chapuis, manouvrier, était né le 2 décembre 1778 à Recologne, y avait épousé, le 15 brumaire An XIV [6 novembre 1805], Rose Simon, née à Recologne le 18 avril 1785, et y mourut le 3 juin 1845 ; sa veuve mourut à Besançon le 29 avril 1865.

Son quadrisaïeul, Nicola-Adrien Chapuis, manouvrier, était né le 5 mars 1749 à Recologne, où s’étaient mariés ses parents, Claude Chapuis et Anne-Claude Baussain, le 11 février 1738, où il s’était lui-même marié le 8 février 1774, avec Jeanne Fillon, née le 22 février 1747 à Recologne, où elle mourut le 9 ventôse An IX [28 février 1801], et où il mourut le 10 janvier 1822.


 

Ernest Chapuis fut élevé à l’Institution Notre-Dame Saint-Jean et débuta chez Alphonse Collardeau comme clerc de notaire, avant d’entrer dans les bureaux de la mairie de Besançon. Il demeurait 9 rue des Boucheries. Devenu chef de bureau, il épousa, le 24 mars 1884 à Besançon, Appoline-Estelle Cuénot, lingère, née le 21 janvier 1849 à Orchamps-Vennes [Doubs].

Passionné pour l’histoire et la littérature, fervent d’Alfred de Musset et surtout de Balzac, il monta à Paris, avec sa bibliothèque franc-comtoise d’une centaine d’ouvrages. Ses premières oeuvres publiées dans l’Annuaire du Jura et dans le Journal du Dimanche furent recueillies dans Récits et Légendes de Franche-Comté (Saint-Claude, Enard, 1885).

Il devint membre de la Société bibliographique et, à partir de juillet 1886, gérant et secrétaire de la rédaction du Polybiblion – Revue bibliographique universelle, où il écrivit sous son nom ou sous les pseudonymes de « E.-C. La Grette », « Sequando II » et « E.-C. Gaudot ». Il s’occupa de la Revue des questions historiques, fut le principal rédacteur de l’Almanach du bon Français et collabora à divers journaux ou recueils parisiens ou provinciaux.


Le Bibliophile Gaudot, Bisontin, orgiaquant sur les quais de Paris (juillet 1898)


Il a publié encore : Les Collectionneurs et l’ « Armorial du Bibliophile », in Les Annales franc-comtoises (Besançon, novembre-décembre 1891), « Rouget de Lisle et l’hymne national », in Les Annales franc-comtoises (Besançon, septembre-octobre 1892), Trois légendes jurassiennes (Paris, Lamulle et Poisson, 1892), « Deux généraux barons de l’Empire à Besançon et en Franche-Comté », in Les Annales franc-comtoises (Besançon, juillet-août 1893), « La Franche-Comté comique - Voyage de Tiénon-Zaza à Paris », in Les Annales franc-comtoises (Besançon, novembre-décembre 1893), « Une évasion du fort de Joux (1805) », in Les Annales franc-comtoises (Besançon, mars-avril 1894), « Un Franc-Comtois malgré lui, Victor Hugo », in Les Annales franc-comtoises (Besançon, novembre-décembre 1894), « Pasteur entrevu dans l’image », in Les Annales franc-comtoises (Besançon, novembre-décembre 1895), « La Franche-Comté tintamaresque - Dey d’Alger ? », in La Vérité (Paris, 15 février 1897), « Pasteur, d’après un livre récent », in Les Annales franc-comtoises (Besançon, septembre 1901).

Membre de l’Association des Journalistes parisiens depuis 1897, il fut élu membre correspondant de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon en 1907.

Malade depuis deux mois, il mourut le 22 mars 1931 à Chaville [Hauts-de-Seine], 69 rue de Jouy. Sa veuve lui survécut jusqu’au 4 février 1941.

Il avait réuni une bibliothèque considérable sur la Franche-Comté : environ 6.000 volumes ou brochures, 20.000 gravures et 600 cartes géographiques.

« Quant à sa bibliothèque générale, indépendamment des choses comtoises, elle renferme près de trois mille volumes traitant de littérature, de critique (Sainte-Beuve, Pontmartin, etc.), d’histoire générale, de bibliographie et de sujets originaux et curieux.

[…] les livres illustrés sont légion, un certain nombre remontent aux XVIIe et XVIIIe siècles. Toutes les Revues comtoises sont là, ainsi que les Mémoires des sociétés savantes et les annuaires départementaux.

Les monographies locales et les biographies sont rangées par ordre alphabétique sur les rayons. Les romans comtois, les poésies, ainsi que la géographie et les voyages ont leur coin spécial. J’ai même remarqué au-dessus d’un meuble ancien des cartons placés sur champ et refermant, sous des rubriques particulières, une foule de brochures ayant trait à des sujets suggestifs et variés. Je vous en donnerai un aperçu par les titres suivants : Alésia, Horlogerie, Industrie laitière, Guerres du XVe siècle, Guerres du XVIIIe siècle, Folklore, Chemins de fer, Voies navigables, Procès politiques, Procès criminels, Mœurs, usages et coutumes, Hydrologie et spéléologie, Archéologie, etc. »

(Charles Léger. Figures franc-comtoises. Paris, C. Boutet, 1913, p. 48-49)



                                            © Bibliothèque municipale de Besançon, EST.FC.P.219


Son ex-libris [74 x 67 mm], gravé par Adolphe Lalauze, est un ex-libris parlant, inspiré d’un jeu de mots sur son patronyme : un chat tirant d’un puits des livres franc-comtois [Boyvin, D. Monnier, Annales franc-comtoises, Ed. Clerc, Gollut, Dunod, Chifflet, Castan, Besson, Marmier], avec, sur les pages d’un livre ouvert, la mention « EX LIBRIS ERNEST CHAPUIS » ; dissimulée au regard du chat par la margelle du puits, une souris grimpe parmi les volumes. Un second état de cet ex-libris fut reproduit par la lithographie.

 

 

























 

 

 

 

 

 

 

 

 


 








mercredi 24 décembre 2025

A paraître en 2026


 


L'édition d'un livre est un travail de longue haleine ...
Couverture et titre probablement définitifs :




vendredi 5 septembre 2025

Qui a volé la tête de Léon Curmer ?



Etat en 2011

Chapelle funéraire du libraire et éditeur Léon CURMER (1801-1870) au cimetière de Montmartre (Paris IX). Concession perpétuelle n° 47 P de 1844 (division 4 ; ligne 2 ; tombe 1)



Etat en 2007

vendredi 27 décembre 2024

Signalement d’une violation de propriété intellectuelle

 UN PILLAGE SYSTEMATIQUE
PAR LA BOUQUINERIE ABAO
Ce frippier de livres, qui voudrait se faire passer pour un libraire, s'est déshonoré en confondant partage et plagiat : son attitude, méprisable, révèle son infériorité intellectuelle, sa bassesse morale et son mépris pour le travail des autres.


87 TEXTES de mon blog https://histoire-bibliophilie.blogspot.com/ PLAGIES par https://abao.be/bouquinerie/blog/latest du 10 septembre 2024 au 19 janvier 2025
Ce serait un sacré miracle (histoire belge) si nous avions, comme par hasard et à ce point, les mêmes centres d'intérêt !


abao srl
40 rue Middelbourg
1170 Bruxelles

Direction : Cathy Decreton & Frédéric Deville

                                                              ABAO est exclusivement en ligne


Saisie d'écran le 27 décembre 2024 à 21 h 40
UN DES PLAGIATS, PARMI D'AUTRES

Le blog https://abao.be/bouquinerie/ de la librairie éponyme, à Bruxelles, pratique le PLAGIAT sans complexe !





 
Histoire de la Bibliophilie, 24 février 2013
Abao, 22 septembre 2024


Réponse de Facebook, 13 janvier 2025



Ma réponse à Facebook, 18 janvier 2025

Je suis écoeuré par les PLAGIATS de la page FACEBOOK de "abao.be" [40 rue Middelbourg, 1170 BRUXELLES, Belgique - tel. +3226637980 - e-mail : info@abao.be] qui ne fait que reprendre toutes mes publications faites sur mon blog "Histoire de la Bibliophilie".
La liste est trop longue pour être complète. Pour s'en rendre compte, il suffit de comparer leurs textes avec les miens, antérieurs en date, souvent déjà publiés ailleurs sur papier, il y a plusieurs années, notamment dans "Les Gardiens de Bibliopolis". Paris, L'Hexaèdre, 2015-2021, 3 vol. :

-Hubert-Martin Cazin (j'ai la prétention, en toute modestie, d'être le spécialiste de ce libraire avec "Cazin, l'éponyme galvaudé". Paris, L'Hexaèdre, 2012, 332 p. où on peut retrouver, en particulier, le décompte de ses éditions, dont je suis "l'inventeur", décompte repris par ABAO, dans son article du 22 septembre 2024, sans indication de source)

-Charles Bouret

-Alphonse Lemerre (article que j'ai aussi publié dans "Le Magazine du Bibliophile", N° 92, mars 2011, p. 23-33)

-La Marquise de Vassé

-Les Loménie

-Les Bibliophiles rémois ( publié dans "Aubin-Louis Hédouin de Pons-Ludon (1783-1866)". Paris, L’Hexaèdre, 2015)

-Antoine-Augustin Renouard (article que j'ai aussi publié dans "Le Magazine du Bibliophile", N° 88, septembre 2010, p. 19-22)

-Jean-Philibert Berjeau

-Charles-Guillaume-Victor-Marcellin comte de Fresne

-La Bibliothèque du baron Achille Sellière

-André-Claude Patu de Mello

-Les ex-libris

-Octave Uzanne (article que j'ai aussi publié dans "Le Magazine du Bibliophile", N° 98, novembre 2011, p. 22-27, et dans le "Dictionnaire encyclopédique du livre". Paris, Cercle de la Librairie, 2011, t. III, p. 935-937)

-Jean Berque (dont je suis le premier bio-bibliographe, avec la publication de "Jean Berque (1896-1954) illustrateur". Reims, Le Bibliophile rémois, 1992)

-Charles Cousin

-La comtesse de Verrue

etc.,etc.,etc.......

Cette "affaire" est trop lourde à gérer (ABAO le sait certainement et parie là-dessus), pour me lancer dans une procédure longue et coûteuse : je suis trop vieux (82 ans) et pas assez riche pour cela.
Je demandais simplement qu'on respecte a minima les droits d'auteur en signalant les sources.