lundi 16 septembre 2019

La Folie du pauvre violon : Charles Sauvageot (1781-1860) et ses curiosités.



Vieux château, propriété du comte de Drée.
Le donjon est du XIVe siècle, les pavillons furent construits sous Louis XIV.
Dans cette propriété se trouvent deux platanes mesurant 9,50 m de circonférence

D’une famille originaire de Santenay [Côte-d’Or], Alexandre-Charles Sauvageot est né à Paris, le 6 novembre 1781, rue de Bourgogne [VIIe], et fut baptisé le lendemain en l’église Saint-Sulpice [VIe]. Ses parents étaient commerçants : Jean Sauvageot et Françoise-Antoinette Frénel sont décédés tous les deux à Paris, 9 rue du Faubourg Saint-Martin [Xe], respectivement le 21 décembre 1820 et le 1er octobre 1822.

Charles Sauvageot commença ses études au Collège des Quatre Nations et se livra très jeune à l’étude du violon. Admis au Conservatoire de musique à son ouverture en 1795, rue Bergère [2 bis rue du Conservatoire, IXe], il fut l’élève de Frédéric Blasius (1758-1829) et remporta le premier prix de violon le 24 octobre 1797, ce qui lui valut, le 4 mai 1800, une place de deuxième violon à l’orchestre de l’Opéra, où il resta jusqu’au 1er juillet 1829.

Portrait de Sauvageot
par Henri Grévedon (1827)

À partir du 15 février 1810, il cumula un emploi dans l’Administration des Douanes : nommé commis principal le 1er septembre 1840, il obtint sa retraite en 1847.

Le goût de Sauvageot pour les curiosités et les marchands de bric-à-brac datait de 1797, quand il fit sa première acquisition. Il forma sa célèbre collection à partir des années 1810, sous l’impulsion de son supérieur au bureau des Douanes, féru d’archéologie, et avec deux collègues musiciens de l’Opéra, Louis Norblin, violoncelliste et numismate, et Lamy, contrebassiste et collectionneur de chinoiseries. Après s’être porté d’abord vers les médailles et la porcelaine chinoise, il délimita bientôt son propre domaine : la Renaissance.

Buste de Sauvageot
par Louis Auvray (1833)
Musée du Louvre

Le 4 décembre 1816, il devint membre de la Société des Enfants d’Apollon, fondée en 1741, qui avait « pour but de son institution et pour objet de ses travaux, la culture des Lettres, des Arts, et spécialement de la Musique ». Le 12 janvier 1843, il fut adjoint à Prosper Mérimée (1803-1870), inspecteur général des monuments historiques depuis 1834, pour dresser le catalogue descriptif et estimatif de la collection d’objets d’art et d’antiquités d’Alexandre Du Sommerard (1779-1842), acquise par l’État, pour la formation du Musée des Thermes et de l’Hôtel de Cluny [Musée national du Moyen Âge – Thermes et Hôtel de Cluny, Ve].

Sa retraite acquise, Sauvageot se consacra tout entier à ses goûts, malgré ses faibles ressources : en réunissant au petit patrimoine que lui avait laissé un frère, ses deux pensions de l’Opéra et des Douanes, il ne comptait que 6 à 7.000 francs de rentes, ce qui favorisa la création d’une légende sur les occasions extraordinaires et les hasards heureux qui l’auraient favorisé. En réalité, s’il paya vraisemblablement des prix minimes au début, il acheta ensuite dans les ventes publiques ou chez les marchands, payant « toujours plus cher qu’un autre, parce qu’il voulait être le premier à voir les objets » (A. Sauzay. Catalogue du musée Sauvageot. Paris, 1861, p. VIII).
Le 15 mars 1852, il fut membre d’une commission formée pour la création au Louvre d’un musée réunissant des objets ayant appartenu aux souverains qui ont régné sur la France. Le 20 janvier 1855, il fut nommé membre du jury d’examen et d’admission des œuvres d’art présentées à l’Exposition universelle, section de sculpture.

Petit, pâle, avec des yeux ardents, Sauvageot portait un bonnet noir, qui couvrait à peine ses cheveux blancs. 

Musée du Louvre

Aiguière et bassin dits "de la Tempérance"
Musée du Louvre

Le graveur Louis-Pierre Henriquel-Dupont (1797-1892) l’a dessiné et gravé d’après nature en 1839 : vu jusqu’à mi-corps, vêtu d’une robe de chambre, la tête couverte d’une calotte noire, il tient sous son bras gauche un bassin et dans sa main droite une aiguière, dits « de la Tempérance », de l’orfèvre François Briot (1550-1616).

C’est lui que Honoré de Balzac a analysé sous le nom de Sylvain Pons, dans Le Cousin Pons ou les Deux Musiciens (Bruxelles, Méline, Cans et Compagnie, 1847, t. I, p. 18-19) :

« Entre Pons et M. Sauvageot, il se rencontrait quelques ressemblances. M. Sauvageot, musicien comme Pons, sans grande fortune aussi, a procédé de la même manière, par les mêmes moyens, avec le même amour de l’art, avec la même haine contre ces illustres riches qui se font des cabinets pour faire une habile concurrence aux marchands.
De même que son rival, son émule, son antagoniste, pour toutes ces œuvres de la main, pour ces prodiges du travail, Pons se sentait au cœur une avarice insatiable, l’amour de l’amant pour une belle maîtresse, et la revente, dans les salles de la rue des Jeûneurs aux coups de marteau des Bonnefonds de Lavialle, des Ridel, etc., lui semblait un crime de lèse-bric-à-brac. »

56 rue du Faubourg Poissonnière (avril 2019)

Sauvageot habita longtemps un modeste appartement de trois pièces, au 3e et dernier étage du 56 rue du Faubourg Poissonnière [Xe] :

« Après avoir gravi trois étages d’une maison de la rue du Faubourg-Poissonnière, vous rencontriez une porte entourée de fragments du moyen âge et de la renaissance scellés dans les murs, et chargés de deux écussons portant les initiales C. S. Après avoir sonné, vous frappiez deux coups bien accentués, si vous étiez un ami, afin de n’être point confondu avec le commun des importuns. Et le maître de la maison venait lui-même vous ouvrir.
Dans l’étroit vestibule, vous remarquiez tout d’abord, contre le mur, un tabernacle d’Andrea della Robbia, rapporté de San-Miniato, terre cuite émaillée délicieuse, où deux anges, se combinant avec un ensemble de frontons, de pilastres et de culs de lampe, s’inclinent de chaque côté de la porte qui doit conserver le saint ciboire. Sur la porte intérieure était fixé un bas-relief en bois du quinzième siècle, représentant saint Georges combattant le dragon, tandis que la fille du roi de Cappadoce est en prières ; puis les ferrures si charmantes et si variées du château d’Ecouen, et vous entriez dans la pièce que représente notre seconde gravure, juste au point où le dessinateur était placé.

Salle d'entrée, par Arthur Roberts, le fils (1856) 

Sur les deux dressoirs placés au fond de la pièce s’étalaient les faïences de Bernard de Palissy, au nombre de quatre-vingt-dix-sept pièces, et des plus rares, et cinq faïences de Henri II, estimées, les premières, à la somme totale de cent trente-huit mille francs, les secondes, à celle de vingt-sept mille cinq cents francs, dans l’inventaire que M. Sauvageot fut obligé de faire en donnant sa collection […].
Sur la table, couverte d’un tapis de Smyrne, qui occupe le centre de la pièce, éclairée d’aplomb par un vitrage chargé d’arabesques de couleur au centre duquel pend une lampe arabe, sont exposés les grès flamands couverts de reliefs émaillés, les vidrecoms allemands chargés des armoiries du Saint-Empire, et les majoliques italiennes […].
Sur le mur du fond est appuyé un buffet en chêne sculpté ; et sur le mur de gauche, qu’on ne peut voir, auquel est pendue la portière semée de France et d’L couronnées du temps de Louis XII, étaient accrochées des faïences italiennes, de Pesaro, de Faenza ou d’Urbino, remarquables par leurs décors ou leur fabrication.
Cette porte sculptée à jour, que vous voyez entre les deux crédences, que va ouvrir le propriétaire de la collection, portant sur un bras une délicieuse statuette du quinzième siècle représentant saint Michel armé de toutes pièces comme un chevalier du roi Charles VII, et terrassant le dragon, elle conduit à la bibliothèque.
C’est un cabinet en appentis où M. Sauvageot, curieux, non-seulement de belles choses, mais encore de beaux livres relatifs à l’histoire de l’art, entassait les siens avec les moulages, les dessins, les gravures et les lithographies.
Quittons maintenant la pièce que M. Arthur Roberts a reproduite avec une grande vérité, et pénétrons dans le sanctuaire, la chambre à coucher.

Chambre à coucher, par James Roberts, le Père (1856) 

Si vous le voulez, nous allons immédiatement nous asseoir le dos au jour, à la place qu’occupait M. James Roberts, sur le canapé en acajou, garni de velours d’Utrecht, qui remplissait l’intervalle des deux fenêtres […].
Sur la table placée devant vous se dressent de petits cabinets italiens en ébène incrusté d’ivoire, meubles précieux qui, derrière leurs volets chargés de blanches arabesques, dans leurs nombreux tiroirs, renferment une foule de menus objets plus précieux qu’eux-mêmes […] parmi eux se trouve la monture de l’aumônière du roi Henri II […].
Autour de ces cabinets sont étalées de ces boîtes à miroir circulaires que les miniatures du quatorzième siècle mettent dans la main des dames à leur toilette, dont l’intérieur est garni d’un disque de métal poli, dont l’extérieur est sculpté de sujets de galanterie. A côté des miroirs, il y a les peignes chargés de devises d’amour ; une quenouille sculptée en Flandre ; sur la hampe s’étagent en groupes successifs les hommes que les femmes ont vaincus, Aristote, Virgile, et, au sommet, trône Omphale, pour qui Hercule est en train de filer. Une râpe à tabac en bois, dont le manche, formé d’un faune et d’une nymphe entrelacés […].
Toujours sur cette table que vous avez sous les yeux, se pressent une foule de coffrets en ivoire des onzième, quatorzième et quinzième siècles, français et italiens.
Derrière s’élève sur son plateau une aiguière d’étain de Briot, portant le médaillon de cet artiste inconnu, mais célèbre par ses œuvres, et contemporain de Bernard de Palissy […].
Au pied de la table chargée de toutes ces merveilles que nous venons de décrire se dresse un trépied italien en fer forgé, sur lequel repose, faute d’une œuvre de la renaissance, une aiguière arabe en cuivre jaune, très élégante dans sa simplicité.
Le buffet-crédence, qui garnit le fond de la pièce, renferme dans ses flancs, derrière ses volets sculptés, des colliers vénitiens en argent, du seizième siècle, des verreries filigranées de Venise […].
Le rez-de-chaussée de ce meuble, dont le premier étage seul était clos, était garni de grandes pièces de faïences simples d’ornements et de tons, comme il convient à des pièces de “ soubassement.” […].
Sur la crédence s’étalent des coupes en argent, dont la panse bosselée se dresse sur un pied mince et élevé ; des nautiles gravés, des bustes et des statuettes […].
Sur les murs étaient accrochés des portraits historiques du seizième siècle, des faïences de Gubbio, qui lancent dans l’ombre leurs reflets métalliques mordorés ou verts ; des mandolines persanes ou vénitiennes, des portraits en cire colorée du seizième siècle.
Dans le mur latéral, à gauche, s’ouvre l’alcôve, que tapissent intérieurement des peintures de Fragonard et des dessins de Boucher, dignes en tout point de ces maîtres de la peinture galante. Dire tout ce qui garnissait les montants et le linteau de cette alcôve serait impossible : dagues et épées à la poignée ciselée aux seizième et dix-septième siècles ; poires à poudre en ivoire et en corne de cerf sculptées avec tout le goût de la renaissance ; armes orientales en fer bruni couvert de capricieux dessins damasquinés ; arquebuses et pistolets à rouet ciselés, gravés et incrustés ; éperons et étriers […].
Les parois des murs, les ventaux des portes des cabinets disparaissent sous les peintures, sous les bas-reliefs. Parmi ceux-ci, vous remarquerez, dans le fond, un buste de Charles-Quint protégé par deux volets, sculpture allemande du seizième siècle ; et deux bas-reliefs en pierre lithographique, signés du monogramme d’Alde Graver. Sur le meuble sculpté qui occupe le premier plan, trône, avec toute la bonhomie allemande, le buste de l’électeur de Bavière, Othon-Henry, assis dans son fauteuil, derrière une table […].
Comme dans l’autre pièce, après avoir parlé de ce que l’on voit dans le dessin, il faut indiquer ce qui, étant en dehors du rayon visuel du peintre, n’a pu être reproduit derrière lui.
Sur la cheminée qui fait face à l’alcôve, une pendule du seizième siècle marque les heures […]. Avec celle-ci il y en a trois ou quatre autres aussi variées de forme que d’ornementation […].
Autour de la glace est accrochée la plus belle collection de médaillons en buis sculpté qu’il soit possible de rencontrer, mêlés à des feuillets de dyptique en ivoire, qui ont bien aussi leur prix […].
A droite et à gauche de la cheminée il y a deux meubles, une crédence et un coffre fort beaux […].
Sur ces meubles étaient répartis quelques émaux peints de Limoges, entre autres une aiguière et son bassin, de Pierre Courteys, des plateaux et des aiguières en verre de Venise, des brûle-parfums orientaux ou vénitiens, des gobelets en argent repoussé. Une belle miniature représentant François Ier à cheval était accrochée au mur à côté d’un cadre à miroir en poirier […].
Des vitraux suisses du seizième siècle, quelques grisailles françaises dans le goût de Théodore de Bry, garnissent les fenêtres, dont les appuis servent encore de refuge à des statuettes […].
Maintenant que nous en avons fini avec la chambre à coucher, si l’on peut dire ainsi lorsqu’on a à peine commencé, tirons à nous la porte entr’ouverte qui est à notre gauche, dont une Andromède, étalant avec insolence sa beauté, garnit le panneau inférieur, et entrons dans le cabinet réservé aux émaux. » [sic]
(Alfred Darcel. « La Collection de M. Charles Sauvageot ». In L’Illustration, 27 février 1858, p. 141-142)

Sauvageot avait réussi à amasser une collection dont des marchands anglais lui offrirent 500.000 francs en 1853. 


Après avoir refusé cette offre, il fit dresser un inventaire de sa collection par un expert, qui l’estima à 589.187 francs, et céda gratuitement ses 1.650 objets d’art au Musée du Louvre, le 15 janvier 1856 [enregistré le 7 mars 1857], à la condition de ne pas recevoir de traitement, d’en être le conservateur honoraire – il fut nommé le 7 mars 1856 - et que le public n’y fût admis qu’après son décès.
Il légua par testament sa collection érotique, qui ne pouvait figurer au Louvre, à son ami le sculpteur Jean-Pierre Dantan (1800-1869), dit « Dantan Jeune » : la veuve de ce dernier, Élise-Polycarpe Moutiez (1828-1888), aurait fait disparaître son « Musée secret ».
Le déménagement de la collection pour le Louvre commença le 23 avril 1856. Le 16 juin 1856, Sauvageot fut nommé chevalier de l’Ordre impérial de la Légion d’honneur. Le 20 juillet 1858, il déménagea dans un appartement mis à sa disposition au Louvre.

Ce fut après 1830 qu’on vit paraître Sauvageot dans les ventes de livres importantes. En 1832, à la vente La Mésangère, il fit l’acquisition du beau livre d’heures à l’usage de Rouen, imprimé par Simon Vostre [n° 32], qu’il paya 25 francs 50 centimes. À partir de 1840, il fréquenta les librairies de De Bure, puis de Crozet, de Techener et de Potier.


Il collait sur la garde de ses livres un ex-libris [64 x 44 mm], qui montre : un chiffre formé d’un « S » qui s’enlace dans deux « C » accolés, entouré par une jarretière portant la devise « DISPERSA COEGI » [J’ai rassemblé ce qui était dispersé], et la mention « CH. SAUVAGEOT de l’Acadie Royle de Musique. »

Depuis les années 1840, Sauvageot était atteint de lithiase urinaire. On dut lui pratiquer l’opération du broiement de la pierre tous les deux mois, par suite de la continuelle formation du calcul. Une dernière fois opéré le 27 mars 1860, il fut emporté par une crise irrémédiable et mourut au Louvre, le vendredi 30 mars 1860. Le lundi 2 avril, une grande partie de la foule, qui s’était rassemblée en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois [Ier], suivit le corps jusqu’au cimetière de Montmartre [XVIIIe]. 


Resté célibataire, sa bibliothèque fut vendue du lundi 3 au jeudi 13 décembre 1860, en 10 vacations, 28 rue des Bons-Enfants, Maison Silvestre, salle N° 2 : Catalogue des livres, manuscrits et imprimés, composant la bibliothèque de M. Charles Sauvageot, chevalier de la Légion d’honneur, conservateur honoraire des Musées du Louvre. Avec une notice biographique par M. Le Roux de Lincy (Paris, L. Potier, 1860, in-8, XXXI-[1 bl.]-175-[1 bl.] p., 1.691 + 7 doubles [bis] – 3 manquants = 1.695 lots), dont Théologie [55 lots = 3,24 %], Jurisprudence [ 10 lots = 0,58 %], Sciences et Arts [232 lots = 13,68 %], Belles Lettres [300 lots = 17,69 %], Histoire [1.085 lots = 64,01 %], Articles omis [13 lots = 0,76 %].

Elle comprenait tous les grands ouvrages d’art qui étaient les outils du collectionneur, et une grande quantité de livres curieux. Parmi les manuscrits, se voyaient quatre livres d’heures, un calendrier perpétuel portatif dressé l’an 1381 [n° 121], des Statuts de la Toison d’or de 1491 [n° 1.388], l’Inventaire d’une saisie faite chez Rembrandt en 1656 [n° 164]. Dans les imprimés, encore des livres d’heures, cinq sur vélin et cinq sur papier, des relations de cérémonies royales, des vues de Paris et des villes de France, dont 600 d’Israël Silvestre [n° 681].



32. Les Présentes Heures à lusaige de Rouan [sic]. Paris, Simon Vostre, calendrier 1508-1528 [1 f. manque], in-4 goth., fig. et bord. sur bois, v. à comp., tr. dor. Acheté par Sauvageot 25 fr. 50 c.


Photographies BnF

35. Heures, à la louange de la vierge Marie, selon lusage de Rome. Paris, Geofroy Tory, 1525, très pet. in-4, caract. rom., fig., v. br., comp. et ornem. en or, tr. dor. (Rel. du temps). Imprimé sur vélin.

Photographie BnF

849. Le Cérémonial françois. Paris, Sébastien Cramoisy et Gabriel Cramoisy, 1649, 2 vol. in-fol., v. ant., tr. dor.


Photographie British Library
858. Le Trespas, obsèques, & enterrement de treshault, trespuissant, & tres magnanime François par la grâce de Dieu roy de France, treschrestien, premier de ce nom. Paris, Rob. Estienne, s. d. – De adeptione regni, consecratione, & coronatione Henrici Secundi, Francorum Regis invictissimi. Paris, Matthieu David, 1547, in-4, mar. n., tr. dor. (Bauzonnet-Trautz).



Photographies Université de Tours

860. C’est l’ordre qui a esté tenu à la nouvelle et ioyeuse entrée, que treshault, tresexcellent, & trèspuissant Prince, le Roy treschrestien Henry deuzième de ce nom, a faicte en sa bonne ville & cité de Paris, capitale de son Royaume, le sezième iour de Iuin M. D. XLIX. Paris, Jean Dallier. – C’est l’ordre et forme qui a esté tenue au Sacre & Couronnemēt de trèshaulte & tresillustre Dame, Madame Catharine de Medicis, Royne de France, faict en l’Eglise Monseigneur sainct Denys en France, le X. iuor de Iuin. M. D. XLIX. Paris, Jean Dallier. In-4, vélin blanc, fig. sur bois.



861. La Magnificence de la superbe et triumphante entrée de la noble & antique Cité de Lyon faicte au Trèschrestien Roy de France Henry deuxiesme de ce Nom, Et à la Royne Catherine son Espouse le XXIII. de Septembre M. D. XLVIII. Lyon, Guillaume Rouille, 1549, in-4, fig. sur bois, v. f., fil., tr. dor.


Figure des Brisilians

862. Cest la déduction du sumptueux ordre plaisantz spectacles et magnifiques théatres dressés, et exhibés par les citoiens de Rouen, ville Métropolitaine du pays de Normandie, A la sacrée MaIesté du Treschristian Roy de France, Henry secõd, leur souverain Seigneur, Et à Tresillustre dame, ma Dame Katharine de Medicis, la Royne son espouze, lors de leur triumphant, ioyeulx & nouvel advénement en icelle ville. Rouen, Robert le Hoy, Robert et Jehan dictz du Gord, 1551, pet. in-4, 29 fig. sur bois dont 5 doubles, v. f., tr. dor. La « Figure des Brisilians » représente la fête exotique donnée sur les bords de la Seine grâce à la présence de 50 indigènes de la tribu des Tupinambas amenés spécialement du Brésil : une des toutes premières représentations des indiens.


865. L’Entrée, sacre, et couronnement du roy Charles neufiesme, Faicte en la ville de Reims, le mercredy xiiii. iour de May 1561. Paris, Jehan Chrestien et Jehan Colloump, 1561. – La Harangue au roy nostre sire Charles neufvième, faite à l’entrée de la ville de Reins, par monseigneur le cardinal de Lorraine. Lyon, B. Rigaud, 1561. Pet. in-8, mar. r., fil. tr. dor. (Duru).


Photographies University of Virginia

867. Bref et sommaire recueil de ce qui a esté faict, & de l’ordre tenüe à la ioyeuse et triumphante Entrée de tres-puissant, tres-magnanime & tres-chrestien Prince Charles IX. de ce nom Roy de France, en sa bonne ville & cité de Paris, capitale de son Royaume, le Mardy sixiesme iour de Mars. Paris, Olivier Codoré, 1572, 3 part. en 1 vol. in-4, fig. sur bois, vélin blanc.


Figure de la Salle

870. Balet comique de la royne, faict aux nopces de monsieur le Duc de Ioyeuse & madamoyselle de Vaudemont sa sœur. Paris, Adrian le Roy, Robert Ballard et Mamert Patisson, 1582, in-4, fig. et musique gravées, mar. r., dent., tr. dor. (Bauzonnet).


Photographies I.N.H.A.

871. La Ioyeuse & Magnifique Entrée de Monseigneur Françoys, fils de France, et frère unicque du Roy […] en sa très-renommée ville d’Anvers. Anvers, Christophle Plantin, 1582, in-fol., demi-rel. veau brun.


872. Cérémonies observées au sacre et coronement du Tres-chrestien et Tres-valeureux Henri IIII. Roy de France & de Navarre. Paris, Jamet Mettayer et Pierre L’Huillier, 1594, in-4, v. f., tr. dor.   


Photographies I.N.H.A.

873. Discours de la ioyeuse et triomphante entrée de tres-haut, tres-puissant et tres-magnanime Prince Henry IIII de ce nom, tres-Chrestien Roy de France & de Navarre, faicte en sa ville de Rouën, capitale de la province & duché de Normandie, le Mercredy saizième iour d’Octobre M. D. XCVI. Rouen, Raphaël du Petit Val, 1599, in-4, réglé, vél., fil., tr. dor. (Rel. anc.).


Photographies I.N.H.A.

874. Les Deux Plus Grandes, Plus Célèbres et Mémorables Resiouissances de la ville de Lyon. Lyon, Thibaud Ancelin, 1598, in-4, portr. et fig., v. f., fil., tr. dor. (Duru).


Photographies BnF

875. Labyrinthe royal de l’Hercule gaulois triomphant. Avignon, Jacques Bramereau, 1601, in-4, fig., v. ant., tr. dor.


878. Le Bouquet royal, ou le Parterre des riches inventions qui ont servy à l’Entrée du Roy Louis le Iuste en sa Ville de Reims. Reims, Simon de Foigny, 1637, in-4, v. f., fil., tr. dor.


879. Pompe funèbre du tres-chrestien, tres-puissant et tres- victorieux Prince, Henry le Grand, Roy de France et de Navarre : Faicte à Paris & à S. Denys, les 29. & 30. iours du mois de Iuin, & le 1 de Iuillet, 1610. Lyon, Claude Morillon, 1610, in-8, mar. n., tr. dor. (Duru).

Photographie BnF


880. Le Camp de la place royalle, ou Relation de ce qui s’y est passé les cinquiesme, sixiesme, & septiesme iour d’Avril, mil six cens douze. Paris, Jean Micard et Toussaint du Bray, 1612, in-4, vél.


Photographies I.N.H.A.

881. Discours sur les arcs triomphaux dressés en la ville d’Aix, à l’heureuse arrivée de tres-Chrestien, tres-Grand, & tres-Iuste Monarque Louys XIII. Roy de France, & de Navarre. Aix, Jean Thiolosan, 1624, in-fol., titre grav. et pl., parchem.


Photographies I.N.H.A.

882. Éloges et discours sur la triomphante réception du Roy en sa ville de Paris, après la réduction de la Rochelle. Paris, Pierre Rocolet, 1629, in-fol., gr. pap., vél. bl., fil., tr. dor. Aux armes de la ville.

Photographie Camille Sourget


883. Histoire curieuse de tout ce qui c’est [sic] passé à l’entrée de la Reyne Mère du Roy treschrestien dans les villes des Pays Bas. Anvers, Balthasar Moretus, 1632, in-fol., fig., rel. en vél.



885. Les Armes triomphantes de son altesse, Monseigneur, le duc d’Espernon. Dijon, Philiber Chavance, 1656, in-fol., fig., vél.



886. L’Entrée triomphante de leurs maiestez Louis XIV. roy de France et de Navarre, et Marie Thérèse d’Austriche son espouse, dans la ville de Paris. Paris, Pierre Le Petit, Thomas Joly et Louis Bilaine, 1662, in-fol., v. ant., fil., tr. dor.

Photographie Bibliothèque virtuelle humaniste


889. Catalogue des tresillustres ducz et connestables de France. Paris, Michel de Vascosan, 1555, 6 part. en 1 vol. in-fol., v. ant. Ex. Isenghien.