vendredi 7 septembre 2018

Alfred Piet (1829-1901), misanthrope et iconobazardeur ?

Château de Montguyon (XIIe s.)
Ruines du donjon à 4 étages, qui jadis avait 50 m d'élévation,
et dont la flèche fut incendiée par la foudre en 1793.



D’une famille originaire de Montguyon [Charente-Maritime], déplacée à Baignes-Sainte-Radegonde [Charente] au milieu du XVIIIe siècle, puis à Paris au siècle suivant, Alfred Piet est né dans la capitale, 18 rue Neuve-des-Petits-Champs [rue des Petits-Champs, IIe], le 25 janvier 1829, fils de Pierre-Charles-Mathieu Piet (1783-1856), notaire, et d’Anne-Germaine-Félicité Guenée (1794-1855), mariés à Dourdan [Essonne], le 9 septembre 1816.

Alfred Piet en 1878
par Marcellin-Gilbert Desboutin (1823-1902)

Devenu avocat et demeurant à Paris [VIIIe], 41 rue de Londres, Alfred Piet épousa, le 5 octobre 1857, à Compiègne [Oise], Marguerite-Angéline Dupuis (1839-1867), fille de Étienne-Louis-Théophile Dupuis, ancien « marchand de charbon de terre », adjoint au maire et président du Tribunal de commerce, et de Catherine Leconte.
Marguerite-Angéline Dupuis étant décédée prématurément le 18 novembre 1867, à Paris, 4 rue de Castellane [VIIIe], Alfred Piet, qui habitait toujours 4 rue de Castellane, épousa, en secondes noces, le 7 février 1872, Marie-Henriette-Hélène Carbonnier, née à Aulnoy [Seine-et-Marne], au château du Rû, le 15 septembre 1854, fille de Georges-Augustin Carbonnier, juge d’instruction à Coulommiers [Seine-et-Marne], et de Augustine-Adélaïde Carbonnier.

Après avoir déménagé 19 rue de Tivoli [rue d’Athènes à partir de 1881, IXe], Alfred Piet devint membre de la Société des Amis des livres : il en fut l’archiviste-trésorier de 1880 à 1889 inclus.

« Les Amis des Livres doivent se réunir le mardi 14 janvier en vue de procéder à la nomination du bureau et au compte rendu de l’exercice 1889.
Ce ne sera pas sans quelque stupeur que l’on verra l’honorable Archiviste-Trésorier, Alfred Piet, apparaître au dessert comme Banco pour rendre ses comptes, donner sa démission et se retirer dans un manteau de froide dignité doublé de la chaude fourrure, en ventre de petit-gris, des devoirs accomplis. Alfred Piet, biblioiconophile très fervent, homme de méthode jusqu’à la science des détails la plus crispante pour les nerveux, fils de notaire et d’un esprit nourri des minutes paternelles, a donné son temps, ses soins et le gage constant de sa fidélité à la Société depuis sa fondation. Il a été le gardien vigilant du magot social qu’il ne voulut jamais laisser entamer, le recruteur des cotisations, le signataire à nobles parafes de mandats à toucher chez Rouquette par les artistes illustrateurs et graveurs ; un conflit est survenu à propos de Zadig que la Société des amis des Livres doit publier.
Remplacera-t-on Piet, cet homme intègre qui ne buvait que de l’eau et qui n’était, comme Cerbère, sensible qu’aux Orphées de l’Opéra-Comique ? – Non, Piet ne sera pas remplacé. Ce Don Pedro du trésor social ne méritait point la révolution de palais qui le met hors comité et le rend tout entier, mais pas en Premier État, croyez-le, à la catalographie nocturne de ses chères estampes. » [sic]
(Le Livre moderne. Paris, Maison Quantin, 1890, 1er vol., p. 58-59)


En 1884, il déménagea au 17 boulevard de la Madeleine [Ier, immeuble détruit].


Il composa lui-même son ex-libris [60 x 52 mm], à partir d’éléments calqués sur des gravures du XVIIIe siècle et agencés avec habileté : une Minerve casquée, armée d’une pique, debout derrière un cartouche entouré de lauriers et d’attributs de musique, de peinture, de sculpture ; au milieu du cartouche est écrit « EX LIBRIS ALFRED PIET ». Son dessin fut gravé par Eugène Gaujean (1850-1900). Deux tirages furent exécutés, l’un en rouge, réservé aux livres du XVIIIe siècle, l’autre en bistre [couleur brun jaunâtre], pour les ouvrages du XIXe siècle ; une eau-forte pure a été tirée à 6 exemplaires ; une épreuve avant la lettre a été tirée à 8 exemplaires.

Du 31 mars au 2 avril 1890, Alfred Piet offrit à la salle des ventes du 28 rue des Bons-Enfants la majeure partie de ses livres, sous la modestie d’un anonyme Catalogue de bons livres bien conditionnés. Beaux-arts et littérature (Paris, Porquet, 1890, in-8, 39-[1] p., 333 lots) :

« - Je puis y relever l’Eugénie Grandet, publiée par cette société en 1883, qui a été adjugée 235 francs, - ce qui n’est pas étourdissant.
- Le Béranger en 2 vol. in-8°, de chez Baudoin frères, 1828, avec le supplément de 1833 de Perrotin, très bel exemplaire contenant les premières épreuves avant la lettre, tirées sur papier blanc, et une lettre autographe du chansonnier ; vendu 495 francs.
- Une suite de lithographies d’Henry Monnier, in-4°, faites pour les Chansons de Béranger au nombre de 24 pièces coloriées, publiées S. D. par Bernard et Delarue, et qui sont devenues rares, a atteint la somme de 216 francs.
- Aline de Golconde, plaquette des Amis des livres parue en 1887 ; vendue 184 francs.
- Le Manuel de Brunet, avec les deux volumes de supplément, se maintient toujours dans les environs de 250 francs.
- Les Chants et chansons populaires de la France, Paris, Delloye, 1843, trois volumes adjugés à 319 francs. – Pas excessif en vérité, car il s’agit ici d’un admirable ouvrage.
- Jacques le fataliste de Diderot, publié par les Amis des livres en 1884 ; vendu 235 francs – c’est faiblot. Ce livre, cependant très réussi, ne s’enlève pas. – Je sais bien que Maurice Leloir a fait mieux… Cependant !
- Le Fond du sac, 2 vol., Cazin [sic], 1780, bel exemplaire en maroquin rouge ancien ; cédé au prix rond de 150 francs, - maigre, n’est-il pas vrai ? – Il y a quinze ans, pour le Fond du sac, il fallait vider le fond du gousset. Quantum mutatus !
- L’Eldorado ou Fortunio de Théophile Gautier, publié en 1880 par les Amis des livres, in-8°, avec eaux-fortes de Milius et vignettes de Paul Avril ; laissé sur table au prix de 335 francs. – Rien à dire !
- Les Orientales de Hugo, éditées par la même société, sur japon, 180 francs.
- Imitation de Jésus-Christ de Curmer, 1856-1858, 2 vol. in-4°, 299 francs.
- La Chronique de Charles IX, illustrée par Ed. Morin, - première publication de la Société, dont le misanthrope Alfred Piet a liquidé tous les livres, - a été vendue 455 francs.
A mentionner principalement les Contemporaines de Restif de La Bretonne [sic], 42 vol. in-12, 1781-1785. Bel exemplaire dans une reliure de Belz-Niédrée [sic], dans lequel on avait inséré 45 dessins originaux de Binet ; le tout vendu 730 francs. – Mais c’est donné ! – Quelle binette eût fait Binet de se voir adjugé à si bas prix, pas même un louis par dessin original ! – O temps ! O mœurs ! – O Piet, volage iconophile qui devenez iconobazardeur, dans quel Waterloo sinistre et morne avez-vous poussé les colonnes de vos livres chéris !!! » [sic]
(In Le Livre moderne. Paris, Maison Quantin, 1890, p. 360-361)

La vente du mercredi 6 au samedi 9 mai 1891, à l’hôtel Drouot - Catalogue de livres illustrés des XVIIIe et XIXe siècles, provenant de la bibliothèque de M. Alf. P*** [Alfred Piet] (Paris, Charles Porquet, 1891, in-8, 96 p., 441 lots) - ne fit que 48.000 francs : le vendeur y a perdu, de son propre aveu, plus de 30.000 francs.

Alfred Piet fut aussi membre de la Société des Bibliophiles contemporains, fondée en 1889, et de la Société des Cent bibliophiles, fondée en 1895.

Malade depuis plusieurs années, Alfred Piet mourut en son domicile parisien, le 10 juillet 1901, moins de trois mois après la mort de son ancien et fidèle ami, Eugène Paillet (1829-1901).

« S’il est un grand nombre de gens auprès desquels on passe sans avoir remarqué leur physionomie, sans avoir même soupçonné leur existence, il en est d’autres, au contraire, dont le contact, même éphémère, force l’attention et laisse son empreinte. Alfred Piet était de ces derniers. Sa personnalité, qu’il semblait avoir érigé à plaisir et de propos délibéré en originalité, appelait la remarque – je dirais volontiers la discussion. Ceci d’ailleurs n’était pas pour lui déplaire, car, de cette originalité voulue, il tirait une sorte de fierté qu’il ne dissimulait pas ; quant à la discussion, loin de la redouter, il la sollicitait et l’entretenait volontiers.
D’une correction de manières parfaite, courtois et galant homme, il savait contenir l’impatience naturelle à son caractère et dissimuler l’irréductibilité de ses opinions sous un calme et une froideur plus apparents que réels. Mais, lorsque son tour de parole était venu, il entendait user largement de son droit de réponse ; il y mettait une sorte de solennité qui n’admettait ni l’interruption ni l’espoir de modifier désormais l’opinion qu’il avait exprimée.
Son esprit curieux et cultivé le porta dans sa jeunesse, en l’absence de tout travail spécial ou professionnel, à étudier de tout un peu : le droit, la médecine, la pharmacie, voire même la musique. Puis, plus tard le goût des collections éclectiques et diverses s’empara de lui et il se mit à colliger de tout en abondance : des livres, des meubles, des vignettes et des bibelots.
Comme bibliophile et vignettiste, il nous a appartenu sans conteste, et s’il n’a pas mérité – peut-être – la qualification rare d’amateur de premier ordre, tout au moins ne peut-on lui refuser celle de collectionneur intrépide et convaincu.
Alfred Piet était ce que l’on appelle un homme tout d’une pièce et ne savait rien faire à demi. Il se donnait tout entier ou se refusait obstinément. Son amitié était inébranlable, comme son hostilité restait irréductible. Or, ce fut vers 1878 que la passion du livre et surtout de la vignette s’empara de lui à l’état aigu. Il ne lui résista pas et, pendant plus de dix années, il demeura son esclave ; il lui sacrifia tout : ses jours, ses nuits, ses heures de repas, ses aises et, en outre, des sommes considérables.
Il s’astreignit à suivre toutes les ventes publiques, même les plus indifférentes, même celles du soir à la salle Sylvestre [sic]. Et il semblait vraiment que ce fut pour lui un devoir auquel il n’eût pu se dérober sans forfaire, que de venir occuper la chaise réservée à son intention près du bureau du commissaire-priseur, en face de celle destinée à son habituel antagoniste, Alfred Piat.
Il remplit ainsi sans faiblir, pendant plus de dix ans, cette sorte de sacerdoce auquel il s’était impitoyablement voué. En retira-t-il d’autre satisfaction que celle, quelque peu platonique, du devoir accompli ? Il serait permis d’en douter, si l’on ne se souvenait que de la plainte sacramentelle par laquelle il répondait aux étonnements qu’une semblable rigueur envers lui-même éveillait chez les amateurs moins zélés. “ Si vous croyez que cela m’amuse ! ” ripostait-il d’une voix presqu’acerbe, où ceux qui le connaissaient démêlaient aisément la pointe de fierté de sa personnalité affirmée.
Cependant, Alfred Piet rentrait rarement au logis sans avoir trouvé l’occasion de bourrer ses poches nombreuses et “ faites exprès ” d’acquisitions diverses. Il savait tirer parti de tout, grâce à ses connaissances acquises. Une pièce de valeur remarquée dans un carton de figures dépareillées, une suite intéressante mais incomplète, dont il savait trouver le complément dans ses abondantes réserves, avaient-elles frappé son regard ? C’en était assez pour qu’il fît emplette du lot. Ainsi s’entassaient les paquets de vignettes dans ses cartonniers, tandis qu’il s’en remettait à l’avenir du soin de lui fournir le temps et le loisir nécessaires au dépouillement, à la réunion et au classement de tous ces matériaux épars.
Mais les années apportent-elles jamais avec elles ce temps et ces loisirs qui ont fait défaut à la jeunesse ? Combien il est rare l’homme qui, s’étant réservé pour le soir de sa vie quelque tâche laborieuse et longue, n’a pas vu venir trop tôt la fin de sa journée ! Après tant d’autres, notre collègue a dû laisser là sa besogne inachevée, car la mort l’a frappé devant le labeur à peine entrepris.
Travail énorme pour qui voudrait y mettre toute la minutie et toute l’intransigeance qu’il se promettait d’y consacrer lui-même !
D’ici quelques mois, conformément à sa volonté, formellement exprimée, ses diverses collections seront dispersées de nouveau sous les coups des marteaux d’ivoire et dans chacune on trouvera, auprès d’objets de valeur modeste, des numéros de premier ordre qui signalent le collectionneur érudit et sagace.
Alfred Piet, était depuis longtemps, un oublié, un disparu et, sans doute, la plupart des derniers venus au milieu de nous entendront-ils parler de lui, aujourd’hui, pour la première fois. Cependant notre ancien collègue a tenu pendant dix ans une place importante dans le Conseil des “ Amis des Livres ”. Archiviste-trésorier de la fondation (1880) jusqu’en 1890, il fut, pendant tout ce temps, le sociétaire le plus assidu et le plus fidèle de la jeune Société. Il semblait même que son affection pour elle allât jusqu’à la jalousie. Mais, n’ai-je pas dit qu’Alfred Piet ne savait pas aimer à demi ! Son administration, qui put paraître revêche à force de ponctualité et de minutie, contribua dans une mesure appréciable à la prospérité de nos finances, et il serait aussi injuste de l’oublier que de ne pas lui en rester reconnaissant.
Pendant de longues années, comme un amant pour sa maîtresse, Alfred Piet n’eut d’affection et de pensées que pour la Société.
Mais un jour arriva où….. L’amant fut-il trop sévère ou jaloux à l’excès ? La maîtresse fut-elle inconstante et ingrate ?..... Qu’importe ! De consentement mutuel, le divorce fut consommé, et, depuis lors, dans le cœur du vieux trésorier, quelque chose fut brisé.
De ce jour également prirent fin les longues stations à l’hôtel des ventes, les interminables causeries dans les librairies, jusqu’à l’heure où “ l’on ferme ”, et les visites tardives chez les collègues en mal de bibliophilie.
Alfred Piet alors s’isola, et seul ou presque seul, le président de la Société [Eugène Paillet], auquel il avait voué une amitié qui ne se démentit jamais, continua de recevoir sa visite hebdomadaire et dominicale. Encore n’arrivait-il, systématiquement sans doute, qu’à l’heure où, d’habitude, la faim fait sortir….. les visiteurs attardés.
Puis vint la maladie et bientôt après l’impotence. Cloué dans son fauteuil, dont il ne sortait plus guère, il vécut plusieurs années sans autre distraction, sans autre joie, que ses collections qu’il avait mis tant d’ardeur à réunir. Quelques amis – combien rares, hélas ! – avaient pitié de sa misère et venaient de temps à autre lui faire oublier pendant quelques instants sa navrante solitude.
La mort de son ancien président lui porta le dernier coup, le coup au cœur ; deux mois après, il s’éteignit à son tour sans une plainte, sans un regret.
Il laissera à ceux qui l’ont connu et qui ont su pénétrer au-delà de l’originalité dont il se cuirassait, le souvenir d’une personnalité étrange, doublée d’un cœur singulièrement fidèle et dévoué à ses affections. » [sic]
(Jean Paillet. In Société des Amis des livres. Annuaire. XXIIIe année. Paris, 1902, p. 73-80)

Les ventes de ses collections se succédèrent pendant les six premiers mois de l’année 1902.  


Vente du jeudi 13 au samedi 15 février 1902, à l’Hôtel Drouot, salle n° 6 : Catalogue des objets d’art et de curiosité […] par suite du décès de M. Alfred Piet (Paris, P. Chevallier et A. Foucault, Mannheim et A. Bloche experts, 1902, in-8, 26 p., 170 lots).


Vente du lundi 14 au mercredi 16 avril 1902, à l’Hôtel des commissaires-priseurs, rue Drouot, salle n° 8 : Catalogue de vignettes pour illustrations, la plupart du XVIIIe siècle […] composant la collection de M. feu Alfred Piet, ancien archiviste-trésorier de la Société des Amis des livres (Première partie) (Paris, Maurice Delestre et A. Foucault, Dupont aîné expert, 1902, in-8, 87-[1 bl.] p., 409 + 1 double [bis] = 410 lots). Le montant de l’adjudication a été d’environ 22.000 francs.

Vente des vendredi 25 et samedi 26 avril 1902, à l’Hôtel des commissaires-priseurs, rue Drouot, salle n° 8 : Catalogue d’estampes anciennes, portraits […] composant la collection de feu M. Alfred Piet, ancien archiviste-trésorier de la Société des Amis des livres (Deuxième partie) (Paris, Maurice Delestre et A. Foucault, Dupont aîné expert, 1902, in-8). Le montant de l’adjudication a été d’environ 11.855 fr. 50 c. 


Vente le mercredi 7 mai 1902, à l’Hôtel des commissaires-priseurs, rue Drouot, salle n° 8 : Catalogue de dessins anciens, principalement de vignettes et portraits […] composant la bibliothèque de feu M. Alfred Piet, ancien archiviste-trésorier de la Société des Amis des livres (Troisième partie) (Paris, Maurice Delestre et Louis Navoit, Dupont aîné expert, 1902, in-8, 27-[1 bl.] p., 125 lots). Le montant de l’adjudication a été d’environ 7.689 francs.


Vente du lundi 12 au mercredi 14 mai 1902, à l’Hôtel des commissaires-priseurs, rue Drouot, salle n° 8 : Catalogue de vignettes des XVIIIe et XIXe siècles pour illustrations, estampes anciennes, portraits […] planches gravées, gravures diverses, vignettes et portraits en lots, composant la collection de feu M. Alfred Piet, ancien archiviste-trésorier de la Société des Amis des livres (Quatrième et dernière partie) (Paris, Maurice Delestre et Louis Navoit, Dupont aîné expert, 1902, in-8, 88 p., 494 lots). Le montant de l’adjudication a été d’environ 9.060 francs.


Vente du jeudi 12 au samedi 14 juin 1902, à l’Hôtel des commissaires-priseurs, 9 rue Drouot, salle n° 7 : Catalogue de la bibliothèque de feu M. Alfred Piet, ancien trésorier de la Société des Amis des livres. Première partie (Paris, Em. Paul et fils et Guillemin, 1902, in-8, VIII-96 p., 398 lots), dont Théologie [19 lots = 4,77 %], Sciences [12 lots = 3,01 %], Beaux-Arts [181 lots = 45,47 %], Belles Lettres [131 lots = 32,91 %], Histoire [24 lots = 6,03 %], Ouvrages sur Paris – Mélanges [16 lots = 4,02 %], Publications de Sociétés de bibliophiles [15 lots = 3,76 %]. Le montant de l’adjudication a été d’environ 46.943 fr. 50 c.


La marque reproduite sur la couverture du catalogue de vente est une copie de l’ex-libris d’Alfred Piet, avec quelques variantes : « AP » en lettres anglaises entrelacées figurent sur le cartouche ; la signature de Gaujean a été remplacée par « ALF. PIET. INVENT ET DELINT » et « HUYOT. SCULPT ».
Cette vente fut la 1.000e de Em. Paul et fils et Guillemin.


2. Histoire de l’Ancien et du Nouveau Testament. Paris, Plon, 1838, 2 vol. gr. in-8 à 2 col., pap. vélin, fig., veau fauve, dos orné, large dent. sur les plats, tr. dor. De la bibliothèque de Jules Janin. 20 fr.
7. La Passion de N. Seigneur Jésus-Christ et les Actions du prêtre à la Sainte Messe. Paris, F. Chereau et J. Gosse, 1729, in-12, fig., mar. rouge, dos orné, large dent., tr. dor. (Rel. anc.). 35 fig. de Sébastien Le Clerc. De la bibliothèque de Édouard Meaume. Ex-libris ancien gravé et armorié de Coquereau. 40 fr.
8. Horæ. In-8, ais de bois couverts de velours cramoisi, tr. dor. Manuscrit parisien du XVe siècle sur vélin, 23 grandes miniatures. 2.300 fr.
9. Preces piæ. In-8, mar. r., entrelacs en mosaïque de mar. grenat avec fil. et ornem. dorés sur le dos et les plats, doublé et gardes de moire cerise, dent. int., tr. dor. (Capé). Manuscrit parisien sur vélin, 58 miniatures. 1.100 fr.
10. Livres d’heures (en latin et en français). Pet. in-4, mar. r., dos et plats couverts de riches comp. à petits fers et au pointillé, dent. int., tr. peinte en or et couleur (Le Gascon). Manuscrit sur vélin, fin XVe siècle, ouest de la France, 64 miniatures. 2.035 fr.
11. Incipiunt evangelia totius anni tă de tempore qz de sanctis. Scdm usū romanū. In-fol., mar. r., dos orné, fil., dent. int., tr. dor. (Derome). Manuscrit parisien écrit en 1545 par le moine Jean Holand, 157 miniatures ou grandes lettres majuscules ornées, ayant appartenu au duc de La Vallière. 1.610 fr.



26. Les Caractères de Théophraste, traduits du grec. Huitième édition. Paris, Michallet, 1694, in-12, mar. vert, dos orné, fil., dent. int., tr. dor. (Thibaron Joly). Ex. de Gustave Chartener. 16 fr.
30. La Magie naturelle, qui est les Secrets et Miracles de nature, mise en quatre livres, par Jean Baptiste Porta, Neapolitain. Lyon, Jean Martin, 1565, in-8, mar. rouge, fil. à fr., dent. int., tr. dor. (Capé). Première édition. Exemplaire de Jules Janin. 27 fr.


31. Pratique de Chymie, divisée en quatre parties, par S. Matte La Faveur, distillateur et démonstrateur ordinaire de la chymie en la faculté de médecine de Montpellier. Montpellier, Daniel Pech, 1671, pet. in-8, pl. gr. sur cuivre et pliées, mar. r., dos orné, fil., tr. dor. (Rel. anc.). Aux armes de J.-B. Colbert. 91 fr.


32. Iconologie, ou la Science des emblèmes, devises, etc. Amsterdam, Adrian Braakman, 1698, 2 tomes en 1 vol. pet. in-8, pl. gr. en taille-douce, cuir de Russie, dos orné, fil. dor., dent. et milieu à froid, dent. int., non rog. (Ginain). Exemplaire de Yemeniz. 21 fr. 

34. Almanach iconologique. Année 1771. Septième suite. Les XII Mois de l’année, par M. Gravelot. Paris, Lattré, s. d. [1771], in-18, texte grav., front. et 12 fig. par Gravelot, mar. grenat, dos orné, fil., dent., tr. dor. (Noulhac). Avec les 12 dessins originaux de Gravelot, exécutés à la sépia. 1.000 fr.
51. Huot. Suite de 24 dessins in-8, à l’encre de Chine, pour Gil Blas de Le Sage, reliés en 1 vol. in-8, demi-rel. mar. grenat avec coins, dos orné, fil. (Noulhac). Cette suite n’a jamais été gravée. Elle provient de la vente Sieurin, où elle fut adjugée 1.400 fr. 1.230 fr.
62. 1872-1884. Mes estampes (par Henri Beraldi). Lille, Danel, 1884, pet. in-8, demi-rel. mar. r. avec coins, dos orné, fil., tête dor., couverture, non rog. (Lafon). Exemplaire n° 12, avec envoi de l’auteur à Alfred Piet, portrait et lettre autographe de Beraldi. 16 fr.

Photographie Scriptorium d'Albi, Montolieu

71. Chronologie des souverains pontifes, empereurs, roys, princes, grands seigneurs et hommes illustres dès le commencement du monde jusqu’en l’an 1622. Paris, Abdias Buizard, 1622, in-fol., portraits, mar. r., dos orné, fil. et comp. à la Du Seuil, tr. dor. (Rel. anc.). Connu sous le nom de « Chronologie collée ». Aux armes et au chiffre de Balathier-Lantage. 190 fr.


74. Les Arts somptuaires. Histoire du costume et de l’ameublement et des arts industriels. Paris, Hangard-Maugé, 1857-1858, 4 vol. in-4, pl. en chromolithographie, demi-rel. mar. r. avec coins, tête dor., non rog. Exemplaire de L. Curmer. 93 fr.


97. Un an à Rome et dans ses environs. Recueil de dessins lithographiés. Paris, Impr. de Firmin Didot, 1823, in-fol., 72 pl. lithographiées et coloriées, demi-rel. mar. vert, dos orné, non rog. Exemplaire de Renouard. 53 fr.   
208. Album musical contenant 188 morceaux de musique (dont 32 inédits), écrits et signés par des compositeurs, des instrumentistes et des chanteurs. In-fol. oblong, mar. violet, dos orné de comp. de fil., large encadrement de 22 fil. sur les plats, chiffre au centre, tr. dor., dans un étui (Capé). Recueil formé par Alfred de Beauchesne, ancien secrétaire du Conservatoire de musique. Avec une aquarelle originale allégorique du peintre N. Gosse. 1.670 fr.
212. Souvenir de l’Orphéon. Séance royale du 21 mars 1847. In-8 rel. en velours vert, coins et fermoirs en métal doré, tr. dor. (Gruel). Ex-libris de Jules Janin. 5 fr.


216. Les Œuvres de Virgile, traduites en françois, le texte vis-à-vis la traduction. Ornées de fig. en taille-douce, avec des Remarques par l’abbé des Fontaines. Paris, Quillau père, 1743, 4 vol. in-8, portrait d’après Toqué, front. et 17 fig. de Cochin, mar. vert foncé, dos orné, fil., dent. int., tr. dor. (Noulhac). Avec les dessins originaux au lavis de Cochin, du front. et de 16 fig. sur 17. 1.100 fr.
223. Contes et nouvelles en vers, par M. de La Fontaine. Amsterdam (Paris), 1762, 2 vol. in-8, portr. gravés par Ficquet, fig. d’Eisen, vign. et culs-de-lampe par Choffard, mar. r., dos orné, fil. et comp., doublé et gardes de moire verte, dent., tr. dor. (Derome). Edition des Fermiers généraux. Exemplaire de Monmerqué, qui y a ajouté 46 pièces. 980 fr.


242. La Pucelle d’Orléans, poëme divisé en vingt-un chants (par Voltaire). Londres, 1775, in-8, front. et 21 fig. non signées, mar. r., dos orné, large dent., doublé et gardes de moire bleue, tr. dor. (Rel. anc.). Figures coloriées. Ex-libris Hilaire Grésy. 450 fr.


246. Fables nouvelles (par Dorat). La Haye et Paris, Delalain, 1773, 2 tomes en 1 vol. in-8, front. et fig. de Marillier, mar. vert, dos orné, fil., coins dorés, dent. int., tr. dor. (Rel. anc.). Sur pap. de Hollande, avec un portr. de Dorat gravé par St-Aubin d’après Denon, et le tirage à part en eau-forte pure du cul-de-lampe de la page 299. Ex-libris Ambroise Firmin-Didot. 500 fr.


257. Œuvres de M. Palissot. Tome troisième contenant la Dunciade. Liège, Plomteux, 1777, in-8, 10 fig. de Monnet, v. ant. jaspé, dos orné. Aux armes de la reine Marie-Antoinette. 255 fr.
264. Jérusalem délivrée, poëme traduit de l’italien (du Tasse, par C. F. Lebrun). Paris, Bossange et Masson, 1813, 2 vol. gr. in-8, portr. et fig., demi-rel. mar. bleu avec coins, dos orné, fil., tête dor., non rog. (Capé). De la bibliothèque Emmanuel Martin. 125 fr.
276. Œuvres complètes de J. Racine, avec les notes de tous les commentateurs. Quatrième édition publiée par L. Aimé-Martin. Paris, Lefèvre, 1825, 7 tomes en 10 vol. gr. in-8, mar. bleu, fil., tête dor., ébarbés. Exemplaire sur grand papier vélin, contenant env. 1.000 dessins, vignettes et portraits. 810 fr.


278. Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades. Mahon (Paris), Impr. de Gilles Langlois, 1756, 3 vol. in-12, front. attribué à Eisen, mar. r., dos ornés, fil. avec fleurons aux angles, doublé et gardes de moire verte, dent., tr. dor. (Rel. anc., sauf celle du premier vol.). Exemplaire de H. Bordes. 50 fr.


280. Œuvres de Crébillon. Paris, Stéréotype d’Herhan, 1802, 3 vol. in-12, pap. vélin, portr. et fig., demi-rel. mar. r. avec coins, dos orné, fil., tête dor., non rog. (Cuzin). Exemplaire d’Ant.-Augustin Renouard, relié à nouveau depuis la vente de cet amateur. 35 fr.

Librairie Camille Sourget (35.000 €)


299. Les Aventures de Télémaque, par Fénelon. Paris, Imprimerie de Monsieur [futur Louis XVIII], 1785, 2 tomes en 1 vol. [sic] [ ?] gr. in-4, pap. vélin, fig., mar. r., fil. et compart., dent. int., tr. dor. (Rel. anc. de l’anglais Christian Kalthoeber). Avec la suite du front. et des 24 fig. par Moitte gravées par Parisot et gouachées. 720 fr.


308. Galatée, roman pastoral, imité de Cervantes, par M. de Florian. Paris Defer de Maisonneuve, 1793, gr. in-4, pap. vélin, 4 fig. gr. en couleur d’après Monsiau, v. r., dos orné, dent. sur les plats, tr. dor. Aux armes du marquis de Villeneuve-Trans. 60 fr.


334. Paradoxes, ce sont propos contre la commune opinion, debatuz, en forme de déclamations forēses : pour exciter les jeunes esprits, en causes difficiles (par Charles Estienne). Paris, Charles Estienne, 1554, pet. in-8, caract. italiques, mar. vert foncé, fil. à froid, dent. int., tr. dor. (Capé). Timbre de la bibliothèque de Édouard-Thomas Simon, de Troyes. 18 fr.
336. Bonne responce à tous propos. Paris, veuve Jean Bonfons, s. d., in-16, mar. bleu, fil. à fr., dent. int., tr. dor. (Duru). Des bibliothèques de G. Duplessis et P. Desq. 55 fr.


339. Essay des merveilles de nature et des plus nobles artifices. Rouen, J. Osmont, 1632, in-8, fig. sur bois, mar. r., fil. à fr., dent. int., tr. dor. (Duru). Des bibliothèques P. Desq et Potier. 21 fr.
344. (Platina. Vitae pontificum). (En tête du second f. :) Prohemium platine in vitas pōtificū ad Sixtum iiij. pontificem maximū. Nuremberg, Anton Koberger, 1481, in-fol. goth. à 2 col., mar. r., dos orné, fil., dent. int., tr. dor. (Derome). Exemplaire du duc de La Vallière. 120 fr.


345. Histoire des flagellans, où l’on fait voir le bon et le mauvais usage des flagellations parmi les chrétiens. Amsterdam, F. Vander Plaats, 1701, in-12, mar. bleu, dos orné, dent. sur les plats et dent. int., tr. dor. (Padeloup). Aux armes du marquis Adrien de La Vieuville. De la bibliothèque de Guyon de Sardière, qui a signé sur la page de titre. 52 fr.
348. Histoire de France, depuis Pharamond jusqu’à maintenant (1598). Paris, Guillemot, 1643-1651, 3 vol. in-fol., front., portr. et fig., mar. r., dos orné, fil., tr. dor. (Rel. anc.). Exemplaire de Longepierre. 70 fr.
365. Bibliotheca scatologica. Scatopolis (Paris), 5850 (1850), gr. in-8, mar. citron, ornements « ad hoc » sur le dos et les plats, dent. int., tr. dor. (Duru). Un des deux exemplaires tirés sur pap. de différentes couleurs. Exemplaire Armand Cigongne. 19 fr.  


385. Aline, reine de Golconde. Conte par le chevalier Stanislas de Boufflers. Paris, Société des Amis des livres, 1887, gr. in-8, fig., mar. bleu, dos orné, trois filets, doublé de mar. citron, dent., ornements aux angles, gardes de soie brochée, non rog., étui doublé de peau (Noulhac). Exemplaire au nom de A. Piet, avec les tirages à part des quinze figures en double état sur Japon, dont un à l’état d’eau-forte pure et 7 épreuves d’essai non terminées de diverses figures. 1.300 fr.
387. Zadig, ou la destinée. Histoire orientale, par Voltaire. Paris, Société des Amis des livres, 1893, gr. in-8, fig. en couleur, br. Exemplaire n° 40, au nom de A. Piet, avec les 29 planches des tirages successifs des illustrations.


393. Féminies, huit chapitres inédits dévoués à la femme, à l’amour, à la beauté. Frontispices en couleurs d’après Félicien Rops, encadrements et vignettes de Rudnicki. Paris, Imprimé pour les Bibliophiles contemporains, Académie des Beaux livres, 1896, gr. in-8, pl. noires et en couleur, br., couverture illustrée. Exemplaire n° 118 tiré pour Alfred Piet. 245 fr.


397. Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal. Illustrations de A. Rassenfosse. Paris, pour les Cent bibliophiles, 1899, in-4, front. et fig. en couleur. Exemplaire n° 88 au nom d’Alfred Piet. 470 fr.       


Vente du lundi 23 au mercredi 25 juin 1902, dans les salles de ventes aux enchères de la Librairie Ém. Paul et fils et Guillemin, 28 rue des Bons-Enfants (ancienne Maison Silvestre et Labitte), salle n° 1 : Catalogue de la bibliothèque de feu M. Alfred Piet, ancien trésorier de la Société des Amis des livres. Deuxième partie (Paris, Em. Paul et fils et Guillemin, 1902, in-8, [2]-92 p., 461 [chiffrés 399 à 859] + 1 double [bis] = 462 lots), dont Théologie – Jurisprudence [13 lots = 2,81 %], Sciences et Arts [28 lots = 6,06 %], Beaux-Arts [161 lots = 34,84 %], Belles Lettres [116 lots = 25,10 %], Histoire [117 lots = 25,32 %], Documents manuscrits et autographes [27 lots = 5,84 %]. Le montant de l’adjudication a été d’environ 7.000 francs.


407. Le Tableau de la Croix représenté dans les cérémonies de la Ste Messe. Paris, F. Mazot, 1651, in-8, portr. et fig., mar. r., dos et plats ornés de riches comp. au pointillé et à petits fers, tr. dor. (Le Gascon). 55 fr.


414. Réflexions, ou Sentences et maximes morales (par de La Rochefoucauld). Cinquième édition. Paris, Claude Barbin, 1678, in-12, v. brun ant. 95 fr.
454. Les Graveurs du XVIIIe siècle, par MM. le baron Roger Portalis et Henri Beraldi. Paris, Morgand et Fatout, 1880-1882, 3 vol. in-8, pap. de Hollande, br. 54 fr.
515. La Fontaine. Suite de 80 fig. in-8, par Eisen, gravées par Baquoy, Choffard, Lemire, etc., pour les Contes et nouvelles, édition des Fermiers généraux. 61 fr.
523. Chronologie des souverains pontifes, empereurs, roys, princes, etc. S. l. n. d. (Paris, 1619), in-fol., portr. gr. sur cuivre, v. ant. marb., dos orné. « Chronologie collée ». 70 fr.


551. Histoire générale des cérémonies, mœurs et coutumes de tous les peuples du monde, représentées en 243 figures dessinées de la main de Bernard Picard. Paris, Rollin fils, 1741, 7 vol. in-fol., pl., v. ant. marb., dos orné. 58 fr.


552. Le Costume, les armes, ustensiles, outils des peuples anciens et modernes, dessinés et décrits par Frédéric Hottenroth. Paris, Guérinet, s. d., 2 vol. gr. in-4, 1 de texte et 1 renfermant 240 pl. en chromolithographie, demi-rel. mar. r., dos orné, non rog., couvertures (Noulhac). 54 fr.


612. Fables choisies de La Fontaine, ornées de figures lithographiques de MM. Carle Vernet, Horace Vernet et Hippolyte Lecomte. Paris, Lithographie d’Engelmann, 1818, 2 vol. in-fol. oblong, 121 pl. litho., demi-rel. bas. r., ébarbé. 120 fr.


619. Œuvres complètes de Dorat. Paris, 1764-1777, 22 vol. in-8, fig., vign. et culs-de-lampe d’Eisen, Marillier et Quéverdo, v. ant. raciné, dos orné, dent., tr. marb. Ex-libris du baron Martineau des Chenez. 125 fr.
621. Fables de M. Dorat. La Haye et Paris, Delalain, 1773, in-8, front., 49 fleurons et 49 culs-de-lampe par Marillier, br., non rog. Tome II seul. Grand pap. de Hollande. 200 fr.


634. Le Parnasse satyrique du XIXe siècle. Rome, à l’enseigne des Sept péchés capitaux (Bruxelles), s. d. [1864], 2 vol. - Le Nouveau Parnasse satyrique du XIXe siècle. Eleutheropolis, aux devantures des libraires (Bruxelles, Malassis), 1866, 1 vol. Ensemble 3 vol. pet. in-8, pap. vergé, demi-rel mar. r. avec coins, tête dor., non rog. (A. Bertrand). 60 fr.


678. Les Amours du chevalier de Faublas, par J.-B. Louvet. Troisième édition. Paris, chez l’auteur, an VI (1798), 4 vol. in-8, 27 fig., demi-rel. mar. orange avec coins, dos orné, fil. tête dor., non rog. (Allô). 61 fr.


681. Le Temple de Gnide (par Montesquieu). Paris, Le Mire, 1772, in-4, titre gr., front. et 10 fig. par Eisen, v. ant. écaille, fil. 55 fr.


696. Hypnerotomachie, ou Discours du songe de Poliphile. Nouvellement traduict de langage italien (de Fr. Colonna) en françois (par J. Martin). Paris, Jacques Kerver, 1546, in-fol., fig. sur bois, mar. olive à long grain, dos orné, fil., dent. int., tr. dor. (Lafon). Première édition française. 96 fr.


797. Musée de sculpture antique et moderne, ou Description historique et graphique du Louvre. Paris, Imprimerie royale, 1841-1850, 6 vol. gr. in-8 de texte et 6 atlas in-fol. oblong de pl. gr. au trait, demi-rel. mar. r. avec coins, tête dor. non rog. 190 fr.


799. Musée royal de Naples. Paris, Abel Ledoux, 1836, in-4, pap. vélin, front. en noir et 60 pl. gr. et coloriées, br. non rog. 64 fr.  
810. Guide de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, par Henry Cohen. Cinquième édition. Paris, Rouquette, 1887, gr. in-8 à 2 col., cart. Bradel perc. verte, non rog., couverture (Lemardeley). 53 fr.
833. Réunion de 196 lettres autographes, datant de 1813 à 1856, adressées au comte Amédée de Pastoret, conseiller d’Etat, membre de l’Institut. Album in-4, demi-rel. mar. r., aux armes de Pastoret. 56 fr.
853. Sainte-Beuve, de l’Académie française. Composition autographe de 4 p., in-4, intitulée « Le Tasse à Clément VIII », faite en 1822, au collège Bourbon. 55 fr.







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