vendredi 17 mai 2019

Paul Eudel (1837-1911), « le Tite-Live de l’Hôtel des Ventes »*



Le Crotoy, vu de l'embouchure de la Somme (1830)

Petit port relégué au bout du monde, Le Crotoy [Somme] fut le lieu de naissance de Paul-Charles-Théodore Eudel, rue Albain Lecomte, le 23 octobre 1837, fils de Joseph-François de Paule Eudel (1802-1889), deuxième du nom, receveur des douanes, et de Marie-Corentine-Charlotte Boyé (1812-1864), mariés à Douarnenez [Finistère], le 23 avril 1829.



La famille Eudel eut pour berceau la petite ville de Corbie [Somme], près d’Amiens. Elle remonte par filiation suivie à Pierre Eudel, procureur fiscal de cette ville, dont la veuve, Marie Leclerc, est décédée le 19 juillet 1566. Antoine Eudel, licencié ès lois, fils de Pierre, fut notaire royal à Corbie. Il épousa Jacqueline de Vaulx et en eut, entre autres enfants, deux fils, Pierre et Louis, tous deux notaires à Corbie, qui furent les auteurs de deux branches.
L’auteur de la branche cadette, Louis Eudel, vint se fixer à Doullens [Somme] et fut conseiller du roi en l’élection de cette ville ; il se distingua à la reprise d’Amiens en 1597.
Son fils, Sébastien Eudel, vint se fixer à Péronne [Somme], y exerça les fonctions de conseiller au grenier à sel et en fut élu plusieurs fois échevin. Il avait acheté en 1666 à Brie, à 7 km au sud de Péronne, le fief du Gord ou de la Tour du Gord.
Florimond Eudel, fils du précédent, d’abord président en l’élection de Péronne, fut mayeur de cette ville de 1683 à 1686, charge qui lui conféra, ainsi qu’à ses descendants, la noblesse au premier degré. 


Il fit enregistrer son blason à l’Armorial général, dressé en vertu de l’édit de 1696 par Charles d’Hozier : « D’azur à un chevron d’or accompagné de trois demi-vols d’argent, deux en chef, un en pointe », avec une couronne de comte, deux sirènes pour supports et une sirène tenant un bouclier dans la main senestre et de la dextre une banderole portant la devise « IN PROCELLIS IMPAVIDÆ » [Calmes dans les tempêtes] pour cimier.
Florimond Eudel eut pour fils unique François de Paule-Florimond Eudel, premier du nom, seigneur de la Tour du Gord, né le 30 août 1681, décédé le 13 septembre 1741, qui fut à son tour mayeur de Péronne.

Depuis, les hasards de la carrière administrative fixèrent les membres de la famille successivement à Laval [Mayenne], à Dieppe [Seine-Maritime], à Angers [Maine-et-Loire], à Givet [Ardennes], à Agde [Hérault], à Boulogne-sur-Mer [Pas-de-Calais], à Douarnenez, à Saint-Armel [Morbihan], au Crotoy et à Nantes [Loire-Atlantique].
Fils de François de Paule-Florimond Eudel, premier du nom, François de Paule-Florimond Eudel, deuxième du nom, seigneur de la Tour du Gord, né à Péronne le 9 août 1718, fut contrôleur des fermes du Roi à Laval, puis directeur des fermes du Roi à Angers, où il mourut le 17 avril 1792. Il avait épousé, à Dieppe, le 19 août 1750 Thérèse Bouvet, née à Preuilly-sur-Claise [Indre-et-Loire], et en eut trois fils : François de Paule-Benjamin, auteur d’une branche fixée à Paris ; Pascal-François, auteur de la branche de Thouron, passée en Autriche ; et Joseph-François de Paule, auteur de la branche du Gord, dont les membres habitèrent Paris, Nantes et Chandernagor [Inde].
L’auteur du troisième rameau, Joseph-François de Paule Eudel, premier du nom, né à Angers le 26 février 1764, épousa à Givet, en 1794, Isabelle-Joseph Lambert, née à Cambrai [Nord], et mourut le 21 juillet 1816 à Boulogne-sur-Mer où il était directeur des douanes. Son fils Joseph-François de Paule Eudel, deuxième du nom, né à Agde le 22 juillet 1802, mourut le 4 février 1889 à Nantes, où il avait été nommé vérificateur des douanes en quittant sa résidence du Crotoy en 1841 ; 


il avait loué au 1 rue Mazagran un très modeste appartement, qui donnait sur la rue de Launay, au 3e étage de la maison du serrurier Bernard-Félix Bonnet, au-dessus de celui des parents d’Alexandre Legros, venus de Saint-Malo ; dessinateur de goût et esprit érudit, il laissa des études philosophiques et quelques travaux littéraires.

Après la pension dirigée par Arsène Leloup (1803-1876), ancien pharmacien à Rennes et futur maire de Nantes, Paul Eudel entra au lycée de Nantes en 1850. À la sortie du lycée, il se livra d’abord au commerce. Il entra comme employé dans le comptoir d’armateur de Gabriel Lauriol (1807-1889), habita une chambre rue du Vieux Chemin de Couëron [rue La Bourdonnais] et forma déjà une bibliothèque de ses auteurs favoris, Victor Hugo, Chateaubriand et l’historien Thiers. 


Pour trouver un débouché à son activité, il partit le 25 novembre 1856 pour l’île de La Réunion sur le navire « Anna-Gabrielle » rejoindre son oncle Charles Eudel, riche planteur et grand négociant à Saint-Pierre. Revenu à Nantes le 22 juin 1858 sur le trois-mâts « Antarès », il fut pendant quelque temps principal employé dans la maison de commerce de Suffisant, puis le fondé de pouvoir d’Alphonse Cézard (1831-1892), armateur avec lequel il collabora à plusieurs ouvrages d’intérêt local, dont Nantes et son commerce extérieur (Nantes, Imp. du Commerce, Évariste Mangin, septembre 1860, in-8). Il trouva le temps de collaborer à différents journaux, signant ses articles des pseudonymes « Paul du Crotoy », « Sinbad le Marin » et « Paul du Gord » : ce fut le Courrier de Nantes qui inséra ses premiers essais en 1860. Il débuta ensuite, avec des fonds qui lui furent avancés, comme commissionnaire avec la Guyane, les Antilles et les Indes. 


Membre de la Société archéologique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure en 1861, puis de la Société académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure en 1863, il publia ses « Souvenirs de voyage. Île de La Réunion. Études pittoresques sur le quartier Saint-Pierre » dans les Annales de la Société académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure (Nantes, Ve Mellinet, 1863, t. XXXIV, p. 343-415), qui furent tirés à part l’année suivante (Nantes, Ve Mellinet, 1864, in-8).
Demeurant alors chez ses parents, à Nantes, il épousa, le 4 janvier 1864, Élisabeth-Marie Clémenson, née à Nantes, le 24 septembre 1843, fille d’Alcide-Juste Clémenson (1812-1902), avocat, et de Rosalie-Félicité Mac (1818-1897). 


Le jeune couple, qui s’installa rue des Arts, n’eut pas d’enfant.
Eudel devint consul d’Haïti en 1869. En 1871, ses concitoyens récompensèrent ses efforts patriotiques pendant la guerre – il avait organisé l’artillerie de la Garde nationale - en le nommant conseiller municipal, mais il démissionna au bout de deux ans.


Ses affaires ayant vite prospéré, il prit en 1873 la direction d’une raffinerie de sucre, qu’il quitta en 1877 pour venir habiter à Paris, dans un immeuble construit en 1848, 12 rue Rougemont [IXe], et pouvoir satisfaire enfin ses goûts artistiques et se consacrer entièrement aux lettres.

Paul Eudel dans la bibliothèque du baron Jérôme Pichon

Dès son arrivée dans la capitale, il se mêla au monde des bibliophiles, suivit les grandes ventes et courut les ateliers :

« C’est en admirant un jour les belles choses dont vous avez su vous entourer, grâce à des recherches incessamment poursuivies, que j’ai senti naître en moi le goût de la curiosité. »
(Paul Eudel. « A M. le baron Jérôme Pichon ». In L’Hôtel Drouot et la Curiosité en 1882. Paris, G. Charpentier, 1883, p. [5])

Paul Eudel
Photographie par Nadar

Devenu collectionneur, critique d’art et auteur dramatique, ses publications formèrent une soixantaine de volumes sur des sujets variés – qui furent souvent des tirés à part de publications dans la presse -, et au moins sept préfaces pour : Les Estampes du XVIIIe siècle. École française. Guide-Manuel de l’amateur (Paris, E. Dentu, 1885, in-8), par Gustave Bourcard ; Causerie humoristique sur les éventails, par un revenant du XVIIIe siècle (Châlons-sur-Marne, Martin frères, 1886, in-8), par Armand Bourgeois ; La Garantie française et ses poinçons (Alger, S. Léon, 1898, in-8), par Paul de Cazeneuve ; Répertoire des ventes publiques cataloguées de livres, autographes, vignettes, estampes et tableaux. Index biblio-iconographique (Paris, 1895, gr. in-8), par Pierre Dauze ; Catalogue des livres rares et curieux composant la bibliothèque Champfleury (Paris, Léon Sapin, 1890, in-4) ; Catalogue des eaux-fortes, lithographies, caricatures, vignettes romantiques, dessins et aquarelles formant la collection Champfleury (Paris, Léon Sapin, 1891, in-4) ; Catalogue des autographes composant la collection Champfleury (Paris, Étienne Charavay, 1891, in-4). Il prit en outre une place importante dans des journaux, des revues et des recueils divers, où il publia de nombreuses nouvelles, variétés et études historiques. Il devint membre de nombreuses sociétés savantes, artistiques et littéraires : Association parisienne des Anciens élèves du lycée de Nantes (1883), Société des Gens de Lettres (1883), Société des Amis des monuments parisiens, Société des Traditions populaires, La Marmite, Société amicale des Frans-Picards, Les Rosati, Société des Amis des arts de Nantes, Société des Bibliophiles contemporains (membre fondateur, 1889), Société des Miniaturistes et enlumineurs de France, Cercle funambulesque, Syndicat de la critique littéraire, Association artistique et littéraire de Bretagne, Les Cent Bibliophiles (1895), Société des Amis du Louvre, Société historique algérienne (1898), Société de géographie d’Alger (1899), Société des Agriculteurs de France (1902).

Dans plusieurs journaux, il publia des chroniques sur les ventes de l’Hôtel Drouot et le mouvement général de la curiosité en France, sous divers pseudonymes : « Le Cousin Pons », « Paul du Crotoy », « Un habitué de l’hôtel Drouot ». En particulier, il rédigea pour Le Figaro, du 5 novembre 1883 au 2 juin 1885, 47 articles sur « L’Hôtel Drouot et la curiosité », signés de son nom. Tous ces articles de journaux furent réunis en 9 volumes, qui lui valurent le surnom d’« historiographe de l’Hôtel Drouot » : 


L’Hôtel Drouot en 1881. Avec une préface par M. Jules Claretie (Paris, G. Charpentier, 1882, in-12, 50 ex. numérotés sur papier de Hollande avec front.). Dédié à son ami Léonce Leroux.
L’Hôtel Drouot et la Curiosité en 1882. Avec une préface par M. Armand Silvestre. Deuxième année (Paris, G. Charpentier, 1883, in-12, 50 ex. numérotés sur papier de Hollande avec un portrait de l’auteur). Dédié à son cher maître et ami, le baron Jérôme Pichon.
L’Hôtel Drouot et la Curiosité en 1883. Avec le portrait de l’auteur et une préface par Charles Monselet. Troisième année (Paris, G. Charpentier, 1884, in-12, 50 ex. numérotés sur papier de Hollande avec front.). Dédié au collectionneur le plus érudit de la ville de Nantes, le baron de Wismes.

Vente Hamilton

En 1883, il publia La Vente Hamilton. Avec vingt-sept dessins hors texte (Paris, G. Charpentier, 1883, in-8, 500 ex. numérotés et 50 ex. non numérotés, nominatifs et offerts), sur les ventes anglaises ; 


Le Baron Charles Davillier (Paris, Motteroz, 1883, in-8, ill.), collectionneur ; Collection Aimé Desmottes (Paris, Leroux, Le Puy, Marchessou, 1883, in-18), autre collectionneur.

Exemplaire de Champfleury
Photographie Librairie Alban Caussé et Jacques Desse


60 planches d’orfèvrerie de la collection de Paul Eudel pour faire suite aux Eléments d’orfèvrerie composés par Pierre Germain (Paris, Quantin, 1884, in-4, 400 ex. numérotés) contient la gravure des meilleures pièces de la collection de l’auteur, vendue la même année à l’Hôtel Drouot, les vendredi 25 et samedi 26 avril, avec Catalogue de l’argenterie ancienne appartenant à M. Paul Eudel (Paris, 1884, in-8, 174 lots) :


« Une chocolatière en or a été payée 16,000 fr. Ch. Mannheim [l’expert] en avait demandé 20,000 fr.
Une paire de candélabres à trois branches, admirablement ciselés, faite en 1743 par Regnard, 15,200 fr.
Deux flambeaux décorés d’élégants ornements et datant de 1764, 7,700 fr.
Deux saucières à contours rocaille, signées d’Haudry, en 1745, 9,400 fr. à M. le prince Demidoff.
Deux soupières, l’une Louis XVI, faite par Antoine Cheret, 7,500 fr., l’autre, Louis XV, d’un très beau style, 13,000 fr.
Deux médaillons en argent repoussé, représentant Louis XVI et Marie-Antoinette, 4,600 fr.
Un magnifique pot à boire, 3,250 fr., acheté par M. Stettiner.
Deux remarquables vases japonais, en forme de balustre avec ornements gravés, 2,550 fr.
Un panier à pain, argenterie anglaise, de 1770, 1,200 fr.
Le produit total des deux vacations, dans lesquelles s’est dispersée cette belle collection, adonné 205,296 francs. »
(Le Figaro, dimanche 27 avril 1884)

Photographie Les Livres du Pont-Neuf, Romainville

La même année 1884, Eudel publia : Le Truquage. Les Contrefaçons dévoilées (Paris, E. Dentu, 1884, in-12), dédié à Alexandre Legros, son ami haut fonctionnaire des douanes et poète ; Pornic et Gourmalon (Nantes, Imprimerie du Commerce, 1884, in-12, 50 ex. sur vélin d’Arches) ; Les Locutions nantaises. Avec une préface par Charles Monselet (Nantes, A. Morel, 1884, in-18, front. d’après Girin et 26 lettrines à pleine page par Arcos).

Hôtel du 9 rue Laval, par L. Parent
La Vie parisienne à travers le XIXe siècle  (Paris, Plon, 1901, vol III, p.181)



Chez Paul Eudel, 19 rue Laval

En 1885, Eudel acheta et emménagea dans la célèbre maison du 9 rue Laval [rue Victor Massé, IXe], construite en 1840 par l’architecte Victor Courtiller (° 1798) pour le peintre Paul Delaroche (1797-1856), dont la façade fut sculptée par le célèbre animalier Auguste Lechesne (1815-1888), et où mourut l’ingénieur Georges Leclanché (1839-1882), inventeur d’une nouvelle pile électrique en 1866 :

« L’autre jour, poussé par je ne sais quel caprice de locomotion, je sortis de chez moi à l’aide du moyen indiqué par Dante, - en ne levant pas un pied de terre que l’autre ne fût posé ; un Anglais eût été tout droit manger des sandwichs sur le sommet de l’Himalaya, ou prendre du thé dans le tombeau de Chéops. Moi, plus audacieux, je m’engageai hardiment dans la rue de Laval, une rue fantastique, aussi peu fréquentée que le détroit de Béring, peut-être moins, car l’on n’a pas pour y aller le prétexte de la pêche à la baleine ; - et là, je trouvai un monument qui serait décrit et dessiné avec beaucoup de soin, s’il était noir, écorné et situé à quelques centaines de lieues d’ici, dans une ville à nom bizarre ; c’est tout bonnement un atelier de peintre dont la façade, arrangée dans le goût de la renaissance, est ornée de délicieuses sculptures, non de ces applications de carton peint ou de papier mâché qui enjolivent les cafés, mais de sculptures fines et franches, précieusement fouillées dans la pierre vive, d’un caprice et d’un goût charmants : la principale est une espèce de bordure qui entoure la verrière d’où l’atelier tire son jour ; le motif en est plein de grâce et de naïveté ; c’est la vie d’un oiseau, - un vrai petit poëme de pierre.
A travers les volutes d’une riche arabesque de feuillage se développent toutes les phases de cette existence aérienne : les chants, les amours, la construction du nid, la couvée, la becquée ; chaque enroulement du rameau forme le cadre d’une de ces jolies scènes ; - les périls qui menacent l’oiseau n’y sont pas oubliés ; - sous les larges feuilles se cache le serpent dont l’haleine musquée enivre, et dont l’œil immobile fascine ; l’écureuil gourmand, le lézard alerte, s’accrochent de leurs griffes aux rugosités de l’écorce pour aller sucer les œufs attiédis : le milan plane là-haut, ennemi plus noble, mais tout aussi impitoyable. On ne saurait trop louer la souplesse et la liberté de ciseau avec lesquelles sont rendus les branches, les feuillages qui rappellent le grand style de la guirlande eucharistique du peintre Saint-Jean.
La diversité du travail, en colorant les différentes portions de la bordure, leur donne une valeur et une saillie que l’on n’obtient pas toujours avec un relief plus puissant. Les noirs et les blancs sont parfaitement entendus, et l’air joue dans tout l’ouvrage. Les mascarons, les grappes de fruits, les tresses de fleurs et les figurines qui complètent la décoration sont du plus gracieux effet. Aucun artiste de la renaissance ne désavouerait cette charmante façade. Le temps ne l’a pas encore noircie et n’a pas, comme le dit un grand poëte, passé son pouce intelligent sur les arêtes des sculptures, mais l’outrage ne lui a pas manqué. Quelques-unes de ces hideuses grenouilles de ruisseau qu’on appelle gamins de Paris, à qui Bouffé a le tort de prêter sa sensibilité et sa poésie, ont trouvé spirituel de casser les becs d’oiseaux, les pointes d’ailes, les vrilles de fleurs qui sont à hauteur de la main. – Si la ville n’était pas pavée et que la voie publique fournît des cailloux, il y a longtemps que ces délicates fantaisies seraient bombardées du matin au soir.
(Théophile Gautier. « Maisons sculptées modernes. » In Le Cabinet de l’amateur et de l’antiquaire. Paris, Au bureau du journal, 1843, t. II, p. 540-542)

Lorsque Jules Claretie, nommé directeur de la Comédie-Française, quitta le 22 octobre 1885 les colonnes du journal Le Temps, où il rédigeait depuis le 13 janvier 1880 « La Vie à Paris », Eudel lui succéda à partir du 9 décembre 1885 sous le titre de « La Vie artistique et la Curiosité ».

Exemplaire de Roger Marx
Photographie  Le Bouquiniste, La Motte-Saint-Martin

Au cours de l’année 1885, Eudel publia : Collections et collectionneurs (Paris, G. Charpentier et Cie, 1885, in-12), dédié à son ami et confrère Gustave Gouellain ; 


Constantinople, Smyrne et Athènes. Journal de voyage (Paris, E. Dentu, 1885, in-12, ill. de Frédéric Régamey et A. Giraldon), récit d’un voyage à Istanbul en 1872 ; 

Couverture

Frontispice

Les Ombres chinoises de mon père (Paris, Édouard Rouveyre, s. d. [Achevé d’imprimer le 31 octobre 1885], gr. in-8, ill. par F. Régamey, 10 ex. sur papier de Chine), dédié, « en vers libres et émancipés », à Georgette Bourgoin et à Pierre Berthélier, qui donna au cabaretier Rodolphe Salis (1851-1897) l’idée de créer un théâtre d’ombres au célèbre cabaret parisien « Chat noir », 12 rue Laval.
Eudel poursuivit la publication de ses volumes sur l’Hôtel Drouot :
L’Hôtel Drouot et la Curiosité en 1883-1884. Avec une préface par Champfleury. Quatrième année (Paris, G. Charpentier, 1885, in-12). Dédié au commandant Jacques Georgin, ancien camarade de classe de troisième au lycée de Nantes.
L’Hôtel Drouot et la Curiosité en 1884-1885. Avec une préface par Philippe Burty. Edition ornée d’un portrait de l’auteur par Worms et de nombreuses illustrations. Cinquième année (Paris, G. Charpentier, 1886, in-12, front. et ill.). Dédié à l’écrivain, l’artiste et l’ami Frantz Jourdain.

Une salle de l'Hôtel Drouot

L’Hôtel Drouot et la Curiosité en 1885-1886. Avec une préface par Émile Bergerat. Nombreuses illustrations par Job et Comba. Sixième année (Paris, G. Charpentier et Cie, 1887, in-12). Dédié à Alexandre Perthuis-Laurent, qui l’avait présenté à la Société archéologique de Nantes.
L’Hôtel Drouot et la Curiosité en 1886-1887. Avec une préface par Octave Uzanne. Septième année (Paris, G. Charpentier et Cie, 1888, in-12). Dédié à Roger Marx, critique d’art.
L’Hôtel Drouot et la Curiosité en 1887-1888. Avec une préface par Edmond Bonnaffé. Huitième année (Paris, G. Charpentier et Cie, 1889, in-12). Dédié à Paul Brenot, ancien collègue du temps des affaires commerciales :

« Je m’arrête à ce tome VIII, avec la conviction d’avoir fait une œuvre plus utile que si j’avais écrit des romans et avec l’espérance qu’elle servira à étudier dans l’avenir le mouvement de l’art et de la curiosité à la fin du XIXe siècle. » (p. VI)


L’Hôtel Drouot et la Curiosité. Table des noms cités dans les huit volumes. Préface par Jules Troubat. Neuvième volume (Paris, G. Charpentier et E. Fasquelle, 1891, in-12). Tiré à 500 exemplaires, plus : 10 sur papier de Hollande, 5 sur papier de Chine, 2 sur papier de Wathman [sic], 2 sur papier bleu, 2 sur papier rose.

En 1889, Eudel avait participé à la rédaction du catalogue Exposition rétrospective de l’art français au Trocadéro (Lille, L. Danel,1889, in-8).


Jamais il ne cessa d’écrire : Champfleury, sa vie, son œuvre & ses collections (Paris, Léon Sapin, 1891, in-8) ; La Bourboule à vol d’oiseau (La Bourboule, Jules Petit, 1892, in-12) ; 


un certain nombre de pièces, comédies, ballets ou pantomimes, dont La Statue du Commandeur, pantomime en trois actes (Paris, Au Ménestrel, 1892, in-8), écrite avec Évariste Mangin (1825-1901), ancien imprimeur et ancien directeur du journal Phare de la Loire ; 


L’Argot de Saint-Cyr (Paris, Paul Ollendorff, 1893, in-16), sans nom d’auteur ; 


« A l’Hôtel Drouot », pour les Balades dans Paris (Paris, Bibliophiles contemporains, 1894, in-4, ill., 160 + 20 ex., p. 33-70) ;  A La Bourboule (Paris, Paul Ollendorff, 1894, in-16) ; L’Habitation et le Mobilier à travers les âges (Paris, Imprimerie Pariset, 1894, in-18) ; « Journal de bord de mon frère Émile » dans la Revue illustrée des provinces de l’Ouest (Paris, 1894, t. XIV, p. 188-198, 307-312 ; 1895, t. XV, p. 47-52, 107-111, 171-176 ; 1895, t. XVI, 47-53, 98-101, 180-186 ; 1895, t. XVII, p. 176-179 ; 1896, t. XVIII, p. 75-80, 217-221 ; 1896, t. XIX, p. 40-48, 99-102, 227-232, 274-279 ; 1897, t. XX, p. 158-160, 190-192), qui fut tiré à part plus tard (Savenay, Imprimerie Allair et Huteau, 1897, in-4) ; La Cascade du Plat-à-Barbe (Souvenir d’Auvergne) (La Bourboule, Imprimerie gauloise, 1895, in-12) ; Mosaïque, vers (Paris, 1895, in-32), pour les amis de l’auteur ; Un peu de tout (Paris, Paul Ollendorff, 1896, in-12, t. I ; Paris, Librairie Molière, 1905, in-12, t. II), qui renferme des articles publiés dans divers journaux et revues ; « Poètes bretons inconnus. Alexandre Legros » dans la Revue de Bretagne, de Vendée & d’Anjou (Paris et Nantes, Société des Bibliophile bretons, 1897, t. XVIII, p. 202-223, 285-311, 358-383, 430-444 ; 1898, p. 15-28, 104-116, 222-228), tiré à part (Vannes, Lafolye, 1897, in-8) ; Envois d’auteurs (Issoudun, Imprimerie Louis Sery, 1898, in-12) ; À travers la Bretagne (Paris, Paul Ollendorff, 1898, in-18, ill.), à la mémoire du collectionneur et céramographe Gustave Gouellain (1836-1897).


Le 23 mars 1895 eut lieu, dans une des salles du restaurant Marguery, 36 boulevard Bonne-Nouvelle [Xe], entre le théâtre du Gymnase et l’angle de la rue d’Hauteville, célèbre pour son filet de sole au vin blanc, l’Assemblée générale constitutive de la Société Les Cent Bibliophiles, avec Alfred Piat (1826-1896) comme président, Paul Eudel et Maurice Quentin-Bauchart (1857-1910) comme premier et deuxième vice-présidents.


Eudel mit en vente une partie de sa bibliothèque, à l’Hôtel Drouot, du lundi 9 au mercredi 11 décembre 1895 : Bibliothèque de P. E. Catalogue de livres rares et curieux et d’affiches illustrées (Paris, Léon Sapin, 1895, in-8, XIII-73 p., ill., 561 lots).

En 1896, il profita d’une mission du ministère des Beaux-Arts, renouvelée plusieurs années de suite, pour étudier l’art arabe et séjourner, à plusieurs reprises, en Algérie : le climat y était en outre bénéfique pour sa santé, qui avait fait de lui un habitué, chaque été, des stations thermales du Puy-de-Dôme, La Bourboule et Royat. 

En 1898, il mit en vente son hôtel de la rue Victor Massé :

« Sa distribution intérieure est des plus confortables. Au rez-de-chaussée, vestibule, antichambre correcte, chambres de domestiques, calorifère et cuisine. Au premier étage, les appartements particuliers, antichambre, salle à manger, chambres à coucher, salle de bain et véranda. Au second, grande galerie de huit mètres de hauteur avec serre et loggia et petit salon. Au troisième, immense hall servant de bibliothèque. Au quatrième, quelques chambres à coucher.
Me Moyne, notaire, 7, rue Laffitte, montera le 3 mai “ au fauteuil ” pour procéder à l’adjudication de cette artistique habitation sur la mise à prix de 160,000 fr. Au taux actuel de la rente à 3 %, cela fait, en somme, un loyer de cinq mille francs pour un hôtel de quatre étages au centre de Paris, à cinq minutes du boulevard. C’est une occasion rare. »
(Le Figaro, dimanche 1er mai 1898)    

Suivirent ses collections, dont la vente eut lieu à la galerie Georges Petit, 8 rue de Sèze, du lundi 9 au mercredi 11 mai 1898, et en son hôtel de la rue Victor Massé, le jeudi 12 mai 1898 : Catalogue des tableaux, pastels, aquarelles, dessins anciens et modernes […], gravures, objets d’art et d’ameublement du XVe au XVIIIe siècle, tapisseries composant la collection de M. Paul Eudel (Paris, 1898, in-8, 73 p., ill., 396 lots).


Et une autre partie de sa bibliothèque, vendue à l’Hôtel Drouot, du jeudi 12 au samedi 14 mai 1898, puis rue des Bons Enfants, à partir du lundi 16 mai 1898 : Catalogue de la bibliothèque de M. Paul Eudel. Première partie (Paris, Ém. Paul et fils et Guillemin, 1898, in-8, XX-178 p., 10 pl., ill., 403 lots) ; Catalogue de la bibliothèque de M. Paul Eudel. Deuxième partie (Paris, Ém. Paul et fils et Guillemin, 1898, in-8, 30-[2] p., 165 lots [chiffrés 404-568]).

« On y remarque de nombreux ouvrages anciens et modernes sur la théologie, la jurisprudence, les belles-lettres, l’histoire, les beaux-arts, etc. Des recueils importants de dessins et de gravures, une nombreuse réunion d’Almanachs illustrés du XVIIIe siècle, couverts de reliures anciennes. Des livres sur le costume, l’art décoratif, la céramique et l’orfèvrerie. Des ouvrages d’auteurs contemporains, en grand papier et en éditions originales, souvent ornées d’aquarelles dans le texte, et revêtus de belles reliures de Chambolle-Duru, Marius Michel, Meunier et autres. Une superbe trousse que l’on suppose avoir été exécutée par Ève, probablement pour l’écuyer tranchant de Marguerite de Valois, reine de Navarre. »
(Archives de la Société française des Collectionneurs d’ex-libris. Paris, avril 1898, p. 52)

 
4 rue Gustave Flaubert (avril 2018)
À la fin de 1898, Eudel habita l’immeuble du 4 rue Gustave Flaubert [XVIIe], qui venait d’être construit par l’architecte Paul Miroude (1855-1922). Parmi ses dernières publications : 


Photographies Librairie Eric Casteran, Toulouse

L’Orfèvrerie algérienne et tunisienne. Ouvrage illustré de nombreux dessins, chromolithographies et cartes (Alger, Adolphe Jourdan, 1902, gr. in-8, ill.) ; Mes vingt et un jours à La Bourboule (Niort, L. Clouzot, 1903, in-18, front. et ill.), dédié à Madame Nélie Vimal-Choussy ; Champfleury inédit (Niort, L. Clouzot, 1903, in-12) ; Le Comité républicain de Nantes, 1870-1874 (Niort, L. Clouzot, 1903, in-8) ; Théâtre (Paris, Librairie Molière, 1903, in-16, 1 ex. sur Japon et 4 ex. sur papier à bras), avec une préface de Jules Claretie, qui réunit en un volume les comédies, monologues, monomimes et pantomimes qu’il avait déjà fait paraître séparément ; D’Alger à Bou-Saada. Illustrations de H. Eudel (Paris, Augustin Challamel, 1904, in-12, ill.), dédié à Madame Céline Carpentier, compagne de voyage ; Les Prussiens à Cellettes, 1870-1871 (Blois, Migault, 1904, in-18) ; Vocabulaire blésois (Blois, C. Migault, 1905, in-16) ; Le Colonel de Moucheron (Niort, L. Clouzot, 1905, in-18) ; 

Reliure de Chambolle-Duru, aux armes de la Hollande 
Un des 2 exemplaires numérotés sur Japon (N° 292 du catalogue Eudel de 1913)
Lyon, 3 novembre 2016 : 446 € 

La Hollande et les Hollandais. Impressions de voyage (Paris, Le Soudier, 1906, in-12, front.) ; Bibliographie de Royat (Paris, Le Soudier, 1906, in-16) ; Dictionnaire des bijoux de l’Afrique du Nord. Maroc, Algérie, Tunisie, Tripolitaine (Paris, Ernest Leroux, 1906, in-8, fig.) ; « Nantes en 1792 », dans le Bulletin de la Société archéologique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure (Nantes, 1908, t. 49, 2e semestre, p. 207-349) ; 


Trucs et truqueurs. Altérations, fraudes et contrefaçons dévoilées (Paris, Librairie Molière, s. d. [1908], in-12) ; L’Artillerie nantaise, 1870 (Paris, F. Tassel, Nantes, V.-J. Heron, 1909, in-16, 100 ex.) ; Le Crotoy (Paris, Librairie Molière, 1909, in-12, portr. et fig.) ; Figures nantaises (Rennes, Imprimerie de L’Ouest-Eclair, 1909, in-8) ; 


Hivernage en Algérie. Illustrations de H. Craponne-Eudel (Paris, 1909, in-12 agenda, fig., 60 ex. numérotés, 1 ex. sur papier rose, 1 ex. sur papier bleu, 1 ex. sur Japon, 1 ex. sur Chine), dédié à Henriette Craponne-Eudel, sa nièce et fille adoptive ; Fantaisies rimées (Grande Imprimerie de Blois, 1909, 1 ex. sur Japon et 25 ex. numérotés) ; Les Livres de comptes de Hyacinthe Rigaud (Paris, H. Le Soudier, 1910, in-8, 150 ex. ord., 2 ex. sur Japon, 2 ex. sur Hollande, 1 sur pap. rose, 1 sur pap. bleu) ; Annales de La Bourboule (Paris, A. Maloine, 1911, in-12, pl. et tableaux généalogiques).


Après avoir traversé le monde en dilettante, Paul Eudel mourut le 18 novembre 1911 en son château du Gord, à Cellettes [Loir-et-Cher], et fut inhumé à Nantes, au cimetière Miséricorde. 


Dans le même caveau se trouvent sa femme, Élisabeth Clémenson, décédée en 1926, et la grand-mère maternelle de celle-ci, Marie-Joséphine Delorme, née à Yèvres [Eure-et-Loir] le 20 janvier 1782 et décédée à Nantes le 16 avril 1866, veuve de Joseph Mac, médecin.
De tout un peu. Derniers mélanges. Avec préface de M. Olivier de Gourcuff (Paris, H. Le Soudier, 1912, in-16) fut son dernier livre, posthume.

Le vendredi 26 avril 1912, à l’Hôtel Drouot, salle n° 5, furent vendus ses Objets d’art & d’ameublement. Porcelaines de la Chine et du Japon, faïences, tableaux modernes, aquarelles […], bronzes, pendules, argenterie, masques japonais, deux canons anciens, objets variés, meubles et sièges du XVIIIe siècle et 1er Empire, console d’époque Louis XIV, tapis d’Orient. 


Sa bibliothèque fut vendue à l’Hôtel des commissaires-priseurs, 9 rue Drouot, salle n° 8, les mardi 21 et mercredi 22 janvier 1913 : Catalogue de la bibliothèque de M. Paul Eudel (Paris, E. Jean-Fontaine, Jules Meynial Succr, 1912 [1913 sur la couv.], in-8, [4]-153-[1]-[1]-[1 bl.] p., 394 lots), dont Autographes et manuscrits [50 lots = 12,69 %], Livres anciens. Almanachs illustrés du XVIIIe siècle [38 lots = 9,64 %], Beaux-Arts [125 lots = 31,72 %], Littérature [181 lots = 45,93 %]. La vente rapporta au total environ 21.000 francs :

215. About (Edmond). Le Nez d’un notaire. Paris, Calmann-Lévy, 1886, pet. in-8, mar. citron, tête dorée, non rogn., couv. cons. Aux armes de Paul Eudel. De la Collection Calmann-Lévy. 1 des 25 ex. num. sur Japon, enrichi de 31 aquarelles originales de Henry Somm. 230 fr.
229. Champfleury. Le Violon de faïence. Dessins en couleur par Emile Renard de la Manufacture de Sèvres, eaux-fortes par J. Adeline. Paris, Dentu, 1877, in-8, fig., br., couv. ill., dans un étui de mar. brun, plats ornés de filets à froid encadrant deux plaques de porcelaine de Sèvres de P. Avisse et de T. Doat, dos orné, fausses tranches dorées. Ex. de Champfleury, avec 1 lettre de P. Avisse, 1 lettre de J. Adeline, 1 dessin original à la plume, 13 dessins originaux à l’aquarelle. On joint : 40 dessins originaux, 1 pl. d’essai, 9 calques, 8 lettres de Champfleury, 1 lettre de Troubat, les épreuves du texte avec corrections de Champfleury. 500 fr.
307. Halévy (Ludovic). La Famille Cardinal. Paris, Calmann-Lévy, 1883, pet. in-8, cart. mar. rouge, non rogn., couv. cons. Aux armes de Paul Eudel. De la Collection Calmann-Lévy. 1 des 50 ex. num. sur Japon, enrichi en front. d’une aquarelle originale de H. de Sta, et sur les faux titres et les marges de 34 aquarelles originales de H. Dillon. Avec 3 lettres d’Halévy et 1 lettre de Dillon. 230 fr.


328. Maupassant (Guy de). Cinq contes parisiens, illustrations de Louis Legrand. Paris, Pour les Cent Bibliophiles, 1905, in-4, br. Tiré à 130 ex. numérotés [n° 41]. 320 fr.


364. Régnier (Henri de). Trois contes à soi-même. Miniatures de Maurice Ray, gravées par A. Bertrand. Paris, Pour les Cent Bibliophiles, 1907, in-fol., en feuilles dans un étui. 130 ex. 580 fr.


373. Théocrite. Œuvres de Théocrite. Trad. nouvelle de Paul Desjardins, eaux-fortes par Armand Berton. Paris, Société des Cent Bibliophiles, 1910, in-4, fig. br. 130 ex. num. [n° 41 pour Paul Eudel]. 315 fr.


Paul Eudel utilisait un ex-libris qui représente le blason de la famille ; il existe en trois dimensions : 107 x 107 mm, 68 x 68 mm et 52 x 52 mm.




Reliure de Pierson
Photographie Librairie Eric Zink



Les Livres de comptes de Hyacinthe Rigaud (Paris, H. Le Soudier, 1910)
Reliure de Chambolle-Duru
Piasa, 29 novembre 2005


Louis Gonse. Oeuvre de Jules Jacquemart (Paris, Gazette des beaux arts, 1876)

Les fers de reliure utilisés sur les reliures de ses livres sont au nombre de six : le fer N° 1 est la reproduction fidèle de l’ex-libris ; le fer N° 2 diffère du précédent par ses dimensions plus grandes et par l’absence de banderole portant la devise ; le fer N° 3, plus récent, montre, dans un entourage ovale, le blason entouré d’un collier, non identifié ; les fers N° 4 et N° 5 sont semblables, aux dimensions près, et ont été exécutés en 1883 ; le fer N° 6 est un simple écusson français [en accolade par le bas], qui date de 1880.


*Jules Troubat, 1891

  



















Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire