mercredi 6 mars 2024

La Bibliothèque du château de Bercy, victime d’une civilisation qui sacrifie la beauté à l’utile

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La seigneurie de Bercy [Charenton-le-Pont, Val-de-Marne], située sur la rive droite de la Seine, passa en 1522 aux mains de la famille Malon. 

Le château de Bercy vers 1720-1730. Coll. Château de Brissac

Porte d'entrée du château de Bercy,  par Lancelot
 In Magasin pittoresque, 1864, p. 249 

Plan du château de Bercy, par Jean Mariette. In L'Architecture française, 1727, t. I, pl. 102

Le maître des requêtes Charles-Henri de Malon († 1676), puis son fils et son petit-fils, firent construire, de 1658 à 1714, le château, sur les dessins de l’architecte François Le Vau (1613-1676) [et non de François Mansart], et les bâtiments des basses-cours, sur ceux de l’architecte Jacques de La Guépière (1669-1734). Le fameux André Le Nôtre (1613-1700) dessina le parc, le décora d’avenues magnifiques, l’environna de délicieux jardins, et le borda, du côté de la Seine, par une longue terrasse.



Du mariage de Maximilien-Emmanuel de Malon (1745-1781) avec Catherine de Simiane (1756-1781) naquit Charles-Jean-François de Malon (1779-1809), qui fut le dernier du nom. Il laissa sa fortune et son domaine, à la condition qu’il prendrait le nom de Bercy, à Aymard-Charles-Théodore-Gabriel de Nicolaï, né le 22 mars 1808, deuxième fils de sa sœur Alexandrine-Charlotte-Marie de Malon, née le 19 février 1781, qui avait épousé, le 14 février 1801, Aymard-François-Chrétien de Nicolaï ; Alexandrine mourut peu de temps avant son frère ; son mari vécut jusqu’en 1839.

Les Nicolaï se désintéressèrent peu à peu de leur vaste domaine. L’envahissement du commerce des vins dès 1804, l’enceinte de 1841 qui coupa leur parc en deux, le chemin de fer de Lyon qui traversa leur propriété de l’ouest à l’est à quelques pas du grand perron du château en 1847, furent des motifs plus que suffisants pour décider Aymard-Charles-Théodore-Gabriel de Nicolaï à aliéner sa propriété, après l’annexion de Bercy à Paris en 1859, effective le 1er janvier 1860 :

« Le château et le parc de Bercy viennent d’être vendus par la famille Nicolaï, partie à la compagnie du chemin de fer de Lyon, et partie à une compagnie de spéculateurs moyennant la somme de 10,500,000 fr., plus 50,000 fr. d’épingles pour les serviteurs et employés du château.

Antérieurement M. de Nicolaï avait déjà cédé trois parties du parc pour un prix d’environ 3 millions de fr., savoir : à la commune de Bercy, à la compagnie du chemin de fer de Lyon et au ministère de la guerre pour l’enceinte continue.

Le parc et le château de Bercy avaient été achetés 1,800,000 fr. au commencement de ce siècle. On peut juger par ce fait combien les propriétés immobilières, situées dans le voisinage de Paris, ont augmenté de valeur depuis cinquante ans.

Toute la partie basse du parc, qui a plus d’un kilomètre de longueur sur la rive droite de la Seine, va, dit-on, être convertie en superbes entrepôts particuliers pour remplacer ceux de Bercy.

Un magnifique port sera construit sur cette rive depuis le pont Napoléon jusqu’à Conflans. »

(Le Constitutionnel, vendredi 29 juin 1860, p. 3)

 


Le mobilier fut dispersé du dimanche 15 au mercredi 18 juillet 1860, en 4 vacations, au château, porte de Charenton : Catalogue des boiseries sculptées, marbres, meubles anciens, tapisseries, tableaux, ornements, etc., etc., du château de Bercy, Construit par François Mansart (Paris, Imprimerie Renou et Maulde, 1860, in-8, 15-[1 bl.] p.), avec une « Notice », signée par Chesnel, greffier de la Justice de Paix du canton de Charenton, faisant fonction de commissaire-priseur. Un amateur avait offert cent mille francs pour toutes les boiseries : elles ont été plus haut. La vente a produit au total environ 200.000 francs.

Groupe de meubles en bois sculpté et doré. In L'Illustration, 14 juillet 1860, p. 32

Les boiseries du grand cabinet du rez-de-chaussée furent remontées dans l’ancien hôtel Hirsch, 2 rue de l’Élysée [VIIIe], celles de l’antichambre du premier étage remontées en partie avec des éléments étrangers dans l’ancien hôtel de la Rochefoucauld Doudeauville [actuelle ambassade d’Italie, 47 rue de Varenne, VIIe], celles du grand cabinet du premier étage intégralement conservées à Chislehurst [Grande-Bretagne], mis à part les toiles peintes des dessus de porte, les deux fontaines du buffet conservées au château de Ferrières [Seine-et-Marne] et la balustrade de la chapelle remployée à l’église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux [IVe].


 

La bibliothèque fut vendue au château, en 3 vacations, du dimanche 22 au mardi 24 juillet 1860 : Catalogue des livres rares ou curieux, composant la bibliothèque du château de Bercy (Paris, J. F. Delion, 1860, in-8, 54 p., 420 lots), avec la même notice de Chesnel, dont Théologie – Histoire ecclésiastique [38 lots = 9,04 %], Sciences [17 lots = 4,04 %], Linguistique [3 lots = 0,71 %], Littérature [92 lots = 21,90 %], Beaux Arts – Livres à figures – Musique [16 lots = 3,80 %], Histoire littéraire [7 lots = 1,66 %], Sciences politiques [12 lots = 2,85 %], Histoire [211 lots = 50,23 %], Polygraphie [24 lots = 5,71 %].

De la bibliothèque de Madame de Pompadour : 17 lots [4,04 %]. En outre, environ 1.500 volumes, composés de bons ouvrages de littérature ou d’histoire, de jurisprudence, coutumes, etc., furent vendus par lots. La vente a produit environ 25.000 francs.

 

Dans la Bibliothèque. In L'Illustration, 14 juillet 1860, p. 32

Bibliothèque, par Joseph-Antoine Froelicher, 1860. Musée du Louvre

« Les six mille volumes étaient renfermés dans deux grands corps de meubles en chêne sculpté, séparés par le passage d’une porte donnant dans les grands appartements ; une boiserie à hauteur d’appui, d’un style sobre et sévère et qui contrastait heureusement avec les prodigalités sculptées des autres boiseries du château, régnait devant les rayons de livres et donnait entrée par deux portes à chacun de ces compartiments.

Depuis l’an de grâce 1775, sur des tablettes solides et bien remplies, se reposaient ces livres, qu’avaient pu feuilleter autrefois les mains dorées des contrôleurs des finances, des fermiers généraux, et les petites mains aristocratiques des marquises et des duchesses des dix-septième et dix-huitième siècles. Ils avaient échappé presque miraculeusement à tous les ravages du temps dans ces lieux autrefois remplis de toutes les magnificences du grand siècle, de toutes les fêtes du luxe et de l’élégance suprêmes, maintenant déserts et inhabités, livrés au silence, à la solitude, à l’abandon qui a tamisé lentement la poussière des siècles sur toutes ces splendeurs éteintes, et dont les ruines même auront disparu au moment où nous écrivons.

Pour la dernière fois les échos de ce glorieux château se sont réveillés, mais pour répéter, hélas ! les cris des enchères, les propos tumultueux des marchands et des enchérisseurs.

On a jeté sur la table de vente tous ces livres, où le sinet du dernier des Malon de Bercy marquait à la fois et la dernière lecture du maître et le dernier jour de splendeur du château ; puis la vente a commencé, vente qui ressemblait fort à toutes celles de la rue des Bons-Enfants et de l’hôtel Drouot, moins le local et le magnifique paysage qui l’entourait.

L’assemblée était nombreuse et quelques amateurs étaient venus se mêler aux marchands ; d’ordinaire ils se font représenter dans les ventes de livres, en donnant leurs commissions tantôt à un marchand, tantôt à un autre, pour qu’on ne puisse deviner le secret de leurs convoitises et le leur faire payer en conséquence. – Cette fois, plusieurs d’entre eux avaient bravé cette accoutumance, et la philosophie dans toute sa gravité, la fantaisie dans tout son caprice, étaient représentées par leurs chefs d’école respectifs, M. Cousin et M. J. Janin. C’est une imprudence en certains cas, et nous croyons bien que si notre éminent philosophe n’eût point illustré l’assemblée de sa présence, il eût payé bien moins cher le n° 250, Histoire de France, par le Père Daniel, Paris, 1755, que les marchands lui ont poussé jusqu’à cent trente-six francs.

Tous les livres composant la bibliothèque du château de Bercy n’étaient pas des livres de choix, tant s’en faut, et il a fallu chaque jour, au commencement de la vente, mettre sur table des paquets de livres de théologie ou de jurisprudence d’un grand format, mais d’une valeur insignifiante ; mais dans le nombre considérable de tous les volumes on retrouvait quelques beaux livres auxquels on a fait honneur, et souvent d’une manière exagérée selon nous. »

(L. Rouxel. « Courrier de l’art et de la curiosité ». In Les Beaux-Arts. Revue nouvelle. Paris, 1860, t. I, p. 284-285)

Photographie Librairie Trois Plumes

 

3. Le Nouveau Testament de nostre seigneur Jesus Christ. Mons, Gaspard Migeot, s. d., 2 vol. pet. in-12, réglés, mar. bleu doublé de mar. r.

Armes de Jean-Baptiste Colbert


5. Psalterium dispositum per hebdomadam. S. l. [Paris], s. n. [François Muguet], s. d. [1679], gr. in-8, mar. r., fil., tr. dor. Bréviaire de Colbert. 27 fr.



6. Histoire du vieux et du nouveau Testament, Enrichie de plus de quatre cens figures. Amsterdam, Pierre Mortier, 1700, 2 vol. in-fol., v. f. Avec les clous.

Armes de Malon de Bercy



7. L’Histoire du vieux et du nouveau Testament, représentée avec des figures. Par feu Monsieur Le Maitre de Sacy, sous le nom du Sieur de Royaumont. Paris, Jean Villette, 1713, in-4, mar. vert. Aux armes de M. de Bercy.



12. Traitté [sic] qui contient la methode la plus facile et la plus asseurée pour convertir ceux qui se sont separez de l’Eglise. Par le Cardinal de Richelieu. Nouvelle édition. Paris, Sébastien et Gabriel Cramoisy, 1657, in-4, mar. r., fil., tr. dor. Aux armes de Richelieu.



43. Les Essais de Michel seigneur de Montaigne. Paris, Michel Blageart, 1640, in-fol., gr. pap., mar. r., fil., tr. dor.



61. Les Cent Nouvelles nouvelles. Cologne, Pierre Gaillard, 1701, 2 vol. pet. in-8, fig. de Romain de Hooge, v. br. Aux armes de Mortemart.



76. P. Virgilii Maronis Opera. Lugd. Batavor., Ex officina Elzeviriana, 1636, pet. in-12, v. f., fil.

85. Le Roman de la Rose. In-fol., v. br. Ms. du XVe sur vélin. Premier feuillet orné d’une miniature et les initiales sont coloriées. 420 fr. à Aubry.



86. Cy est le Rommant de la Rose. Paris, Jehan Petit, 1531, pet. in-fol. goth., fig. sur bois, v. br. 85 fr.

Photographie BnF


87. Les faictz et dictz de feu de bõne mémoire Maistre Jehan Molinet. Paris, Jehan Longis et Veuve Jehan Sainct-Denys, 1531, pet. in-fol. goth., fil., v. m. Aux armes de Madame de Pompadour [Trois derniers feuillets manuscrits].  




88. Sensuit le labyrinht [sic] de fortune et Sejour des trois nobles dames. Paris, Philippe Le Noir, s. d. [1526], pet. in-4 goth., v. f., fil. Aux armes de Madame de Pompadour. 64 fr.

Photographie BnF


90. Le palais des nobles dames, auquel a treze parcelles ou chambres principales : en chascune desquelles sont déclarées plusieurs histoires tant grecques, hébraicques, latines que françoyses. S. l. n. d. [Lyon, Pierre de Sainte-Lucie, 1534], pet. in-8 goth., v. f., fil. Aux armes de Madame de Pompadour. 101 fr.

Photographie BnF


91. Lesperon de discipline pour inciter les humains aux bonnes lettres. S. l., 1532, pet. in-4 goth., 2 tomes en 1 vol., v. f., fil. Aux armes de Madame de Pompadour. 410 fr.



92. Collection Coustelier de poètes français. 10 vol. pet. in-8, v. Les Poésies de Guillaume Coquillart, 1723. 1vol. - Les Poésies de Guillaume Crétin, 1723. 1 vol. - La Farce de Maistre Pierre Pathelin, 1723. 1vol. - La Légende de maistre Pierre Faifeu, 1723. 1 vol. - Les Œuvres de François Villon, 1723. 1 vol. - Les Œuvres de Jean Marot, 1 vol. 1723 - Les Œuvres de Racan, 2 vol. - Les Poésies de Martial de Paris, 1724. 2 vol. Paris, De l’imprimerie d’Antoine-Urbain Coustelier - Chez Antoine-Urbain Coustelier, 1723-1724. 191 fr.



93. Recueil des plus belles pièces des poëtes françois, Depuis Villon jusqu’à Benserade. Paris, J. Guignard, s. d., 5 vol. in-12, v. m. Exemplaire de Madame de Pompadour. 61 fr.



97. Les Œuvres de P. de Ronsard gentil-homme vandomois. Paris, Mathurin Henault, 1629, tome I en 3 vol. pet. in-12, v. m. Aux armes de Madame de Pompadour.



98. Les Ieux de Ian Antoine de Baif. Paris, Lucas Breyer, 1573, 2 vol. pet. in-8, v. m., fil. Aux armes de Madame de Pompadour.

Photographie BnF


99. Les Œuvres poetiques d’Amadis Iamin. Paris, Imprimerie de Robert Estienne, par Mamert Patisson, 1575, in-4, v. gr., fil. Exemplaire de Madame de Pompadour. 176 fr.



100. Les Œuvres de Maynard. Paris, Augustin Courbé, 1646, in-4, v. m., fil. Aux armes de Madame de Pompadour.



107. Poësies de Madame Deshoulières. Paris, Jean Villette, 1705, 2 vol. pet. in-8, mar. vert, dent., tr. dor., doublé de mar. 330 fr.



113. Poesies de Monsieur de Haller. Zuric [sic], Heidegger et Compagnie, 1752, in-12, v. mar. Aux armes de Madame de Pompadour.

Photographie BnF


152. Davidis Teniers Antverpiensis, Theatrum Pictorium. Bruxellæ, Sumptibus auctoris, 1660, in-fol., v.



168. Histoire literaire [sic] de la France. Par des Religieux Benedictins de la Congregation de S. Maur. Paris, Osmont, Hourdel, Huart l’aîné, Gissey, Chaubert et Clousier, 1733-1763, 12 vol. in-4, v. m.



175. De l’esprit des loix. Genève, Barrillot et Fils, s. d. [1748], 2 vol. in-4. Édition originale.



178. Discours politiques de Monsieur Hume, traduits de l’Anglois. Amsterdam, Et se vend à Paris, Michel Lambert, 1754, 2 vol. in-12, v. gr., fil., tr. dor. Exemplaire de Madame de Pompadour.

Photographie Sequitur Books, Boonsboro, Etats-Unis


189. L’Antiquité expliquée et représentée en figures. Par Dom Bernard de Montfaucon. Paris, Florentin Delaulne, Hilaire Foucault, Michel Clousier, Jean-Geoffroy Nyon, Etienne Ganeau, Nicolas Gosselin et Pierre-François Giffart, 1719, 10 vol. in-fol., gr. pap., v. f.




190. Thesaurus græcarum antiquitatum, Auctore Jacobo Gronovio. Lugduni Batavorum, Petru & Balduinus vander Aa, et Hildebrandus vander Aa, Fratres, 1697, 13 gr. in-fol., fig., vélin cordé - Thesaurus antiquitatum romanarum, Congestus a Joanne Georgio Graevio. Traject. ad Rhen., Lugd. Batavor., Franciscum Halmam et Petrum vander AA, 1694, 12 gr. in-fol., fig., vélin cordé.



242. L’Histoire de France, Enrichie des plus notables occurances [sic], survenues ez Provinces de l’Europe & pays voisins. De l’Imprimerie. Par Abraham H., 1581, 3 vol. in-fol., v. gr., fil., tr. dor. Aux armes de Madame de Pompadour. 115 fr.

Armes de Madame de Pompadour


266. Recueil d’oraisons funèbres de Henry IV, par Ph. Cospeau, J. Petriny, N. Coeffeteau, de Nervèze, Jacq. Seguier, Nicolas de Paris, P. Fenolliet, N. Deslarides, etc. Paris, 1610, 12 pièces pet. in-8 en 2 vol., v. gr., fil. Aux armes de Madame de Pompadour.

Photographie BnF


290. Medailles sur les principaux evenements du regne entier de Louis le Grand. Paris, Imprimerie royale, 1723, in-fol., mar. r., fil., tr. dor. 241 fr.



295. Histoire des quatre dernières campagnes du maréchal de Turenne, enrichie de cartes et de plans topographiques, Par M. le Chevalier de Beaurain. Paris, Chez le Chevalier de Beaurain, 1782, 2 vol. in-fol., v., fil., tr. dor. 151 fr.



316. Le Secret des finances de France. S. l., 1581, in-8, v. m., fil. Aux armes de Madame de Pompadour.

Photographie Librairie Historique F. Teissèdre, Paris


325. Essai sur les interets du commerce maritime. Par M. D ***. La Haye, 1754, in-12, mar. r., fil., tr. dor. Exemplaire de Madame de Pompadour.



327. Examen des effets que doivent produire dans le Commerce de France, l’usage & la fabrication des Toiles Peintes. Genève, Et se trouve à Paris, Veuve Delaguette, 1759, in-8, mar. r., fil., tr. dor. Aux armes de Madame de Pompadour.



340. Histoire genealogique et chronologique de la maison royale de France. Par le P. Anselme. Troisième édition. Paris, Compagnie des Libraires, 1726-1733, 9 vol. in-fol., gr. pap., v. m.



350. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris. Par M. l’Abbé Lebeuf. Paris, Prault Père, 1754-1758, 15 vol. in-12, v. m. 140 fr.


Photographies Bertrand Hugonnard-Roche


365. Hystoire agregative des Annalles et cronicques Daniou, Recueillies et mises en forme par noble et Discret missire Jehan de bourdigne. Angiers, Charles de Boingne et Clément Alexandre, 1529, in-fol. goth., demi-rel.

Photographie Camille Sourget, Paris


398. Les Vies des hommes illustres, Grecs et Romains, comparées l’une avec l’autre par Plutarque. 6 vol. – Les Œuvres morales et meslées de Plutarque. 7 vol. Ensemble 13 vol. pet. in-8, mar. vert, fil., tr. dor. Paris, Vascosan, 1567-1574. Exemplaire possédant au sixième volume Les Vies de Hannibal et Scipion l’Africain, traduites par Charles de l’Écluse, partie séparée de 160 p. qui manque parfois.



417. Recueil de pieces choisies, tant en prose qu’en vers. La Haye, Van-Lom, Pierre Gosse et Albers, 1714, 2 vol. in-8, v. Exemplaire de Madame de Pompadour.

Le château de Bercy en 1861, par Ricois

 

L’agrandissement de Paris, la nécessité de reporter hors barrière l’entrepôt des vins dont le voisinage immédiat était depuis longtemps une menace permanente pour ce parc désigné fatalement au remisage des tonneaux par la nouvelle enceinte de Paris, les expropriations successives qui l’avaient envahi déjà dans ses plus belles parties, toutes ces causes réunies portèrent le dernier coup au château de Bercy qui disparut sous le marteau des démolisseurs en 1861, à l’exception des communs qui subsistent encore rue du Petit-Château :

« Encore quelques mois, quelques semaines peut être, et le château de Bercy va disparaître du coteau qu’il couronne si majestueusement aujourd’hui : il n’en restera qu’un nom de plus à ajouter au nécrologe déjà si nombreux des habitations princières qui s’en vont chaque jour. Déjà la grille magnifique qui s’ouvrait vis-à-vis de la façade principale est supprimée depuis longues années. Les deux lions de pierre qui la gardaient de chaque côté ont laissé choir, l’un la partie la plus notable de son train de derrière, l’autre sa mâchoire inférieure tout entière, et contemplent les passants d’un air découragé de leur inutilité profonde : déjà le chemin de fer a coupé d’une entaille infranchissable cette noble avenue qui descendait par une pente douce jusqu’à la grille supprimée, magnifique frontispice d’un ouvrage splendide. »

(F.-B. de Boisdenier. « Le château de Bercy ». In L’Illustration, 14 juillet 1860, p. 31)

 

 

   

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi 28 février 2024

Les Débuts d’Henri Floury (1862-1961), éditeur d’art

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Marque de Floury

La famille Floury est originaire de Fontaine-Saint-Lucien, à 9 km. au nord-est de Beauvais [Oise], où François Floury était maçon et dont l’épouse, Marie-Catherine Vérité, mourut le 19 août 1806, en leur maison sise dans la Grande Rue. Leur fils François-Augustin Floury y était également maçon, né le 10 février 1775, époux d’une cultivatrice et décédé le 30 mai 1818 en sa maison située vis-à-vis l’église.


 

François-Mathieu Floury, menuisier, né à Fontaine-Saint-Lucien le 21 septembre 1807, épousa Victoire-Ernestine Clément le 29 décembre 1829 à Beauvais où il s’installa, 22 Petite Rue Saint-Martin [rue Saint-Laurent] ; son épouse, repasseuse, était née à Beauvais le 20 thermidor An VI [7 août 1798] et y mourut le 7 mai 1850.

 


Pierre-Augustin-Ernest Floury naquit à Beauvais le 20 mars 1831. Menuisier, il épousa, à Bailleul-sur-Thérain [Oise], le 12 juillet 1854, Adeline-Anaïse-Séraphine Martin, sous-maîtresse chez Madame Anselin, maîtresse de pension Grande Rue Saint-Laurent [rue Gambetta] à Beauvais, qui était née le 25 juillet 1826 à Bailleul-sur-Thérain et qui décéda le 2 juin 1863 à Fresneaux-Montchevreuil [Oise]. Pierre-Augustin-Ernest Floury, domicilié alors à Paris, 42 rue Mademoiselle [XVe], y épousa en secondes noces Marie-Henriette Rousselet, confectionneuse, le 19 août 1876. Demeurant 47 rue de la Croix Nivert [XVe], il mourut le 11 mars 1884 à l’hôpital Bicêtre, 78 rue du Kremlin, à Gentilly [depuis 1896 : 78 rue du Général Leclerc, Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne].

Henri Floury

 

Paul-Henri-Joseph Floury était né à Fresneaux-Montchevreuil le 12 mai 1862.

En 1881, il entra comme employé de librairie chez Charles Marpon (1838-1890) et Ernest Flammarion (1846-1936), associés depuis 1875, 1 à 7 galeries de l’Odéon [VIe]. Le 6 juin 1888, demeurant 28 rue Feydeau [IIe], il épousa, à Paris [Xe], Blanche-Marie-Augustine Bagnard, sans profession, née à Paris [XIe] le 3 novembre 1863, domiciliée chez ses parents, 7 rue Saint-Vincent-de-Paul [Xe], Antoine Bagnard (1826-1879), maçon, et Marie-Françoise, dite « Maria », Sauvanet (1835-1909) : parmi les témoins, l’éditeur Charles Marpon. Le couple Floury aura trois enfants : Madeleine, née et morte à Paris [Ier] les 19 et 24 août 1889 ; Yvonne, née à Paris [Ier] le 23 décembre 1891, décédée à Paris [XVIIe] le 2 mars 1922 ; Jean-Joseph, né à Paris [IXe] le 4 mars 1894, décédé le 24 février 1984 à La Celle-Saint-Cloud [Yvelines].

Après la mort d’Édouard Dentu (1830-1884), sa veuve, Louise-Léonie Faure (1842-1914), lui avait succédé. Dans la situation désastreuse créée par les abus de pouvoir de Louis Sauvaitre (1828-1909), premier commis de son mari, nommé administrateur provisoire de la librairie, et l’incurie des liquidateurs, elle avait renvoyé Sauvaitre et confié, en 1887, le fonds de la « Librairie de la Société des Gens de Lettres », 3 place de Valois [Ier], à Lucien Curel (1850-1934), peintre à ses heures, et à Henri Gougis (1854-1939), avec lesquels elle s’était associée sous la raison sociale « Curel, Gougis & Cie ».

En 1888, la veuve Dentu confia la direction et la gérance de la « Succursale de la maison Dentu », 36 bis avenue de l’Opéra [IIe], à Henri Floury, 


Menu du dîner célébrant la publication du livre Henri Boutet Graveur et Pastelliste
 Rijks Museum, Amsterdam  


qui inaugura la collection « Études sur quelques Artistes originaux » avec le premier tome de Henri Boutet, Graveur et Pastelliste, par Léon Maillard (1894). 

Photographie Bertrand Hugonnard-Roche

 
Coll. priv.

En 1895, la faillite de la maison Dentu ne put être évitée : Henri Floury s’installa au 1, boulevard des Capucines, à l’angle de la rue Louis le Grand [IIe], en face le Vaudeville, le 1er avril 1895 ; 

Le Vaudeville et le boulevard des Capucines, par Jean Béraud (1889). Coll. priv.


Joseph-Arthème Fayard (1866-1936) racheta une partie des fonds de « Curel, Gougis & Cie », donnant naissance à une nouvelle librairie, « Curel & Fayard Frères », le 1er avril 1896 ; les magasins de vente et les bureaux de la Librairie Dentu furent transférés au 78 boulevard Saint-Michel le 1er août 1896. 


 

« Une remarque que nous avons tous faite, c’est que les magasins de librairie, si nombreux entre la Porte St-Martin et le Crédit Lyonnais, font complètement défaut entre ce dernier établissement et la Madelaine. Sur toute cette partie des boulevards, si brillante et si animée, le cœur du Paris vivant par excellence, on ne rencontrait pas une seule boutique où se débitât le livre. Cette lacune a cessé d’exister, car M. Floury, l’ancien directeur de la succursale de la maison Dentu de l’avenue de l’Opéra, vient d’ouvrir, au n° 1 du boulevard des Capucines, un élégant magasin où amateurs et passants pourront satisfaire à loisir leurs besoins intellectuels.

Désireux d’offrir aux premiers un petit centre où ils puissent échanger leurs idées, M. Floury compte mettre à leur disposition une pièce spécialement disposée à leur usage, où ils pourront se rencontrer dans l’après-midi et tenir une petite parlotte, une sorte de five-o’clock bibliophilique.

L’aimable bibliopole qui leur offre ainsi l’hospitalité n’est pas complètement sans arrière-pensée. Nous lui supposons l’ambition de marcher sur les traces des Conquet, des Rouquette et des Ferroud, et de continuer la série d’éditions artistiques de luxe, tirées à petit nombre, qu’il avait déjà inaugurée dans sa gestion précédente, et dont nous avons un prototype dans la description de l’œuvre de Boutet par M. Maillard. Il cherche évidemment à créer, à ses côtés, une sorte de conseil consultatif à la critique duquel il puisse soumettre les idées très originales dont il nous a fait la confidence sous le sceau d’un secret que nous nous empressons de violer, avec l’impudence qui caractérise le publiciste moderne.

Quoiqu’il arrive, nous lui souhaitons prompt succès et nous ne doutons pas qu’il n’arrive à se faire rapidement sa place dans le monde du livre et de l’estampe. »

(« Une nouvelle librairie parisienne ». In Répertoire des ventes, n° 25, samedi 13 avril 1895, col. 391-392)

Floury poursuivit la publication de la collection « Études sur quelques Artistes originaux » : 



Henri Boutet, Graveur et Pastelliste, par Léon Maillard (1895, t. II, 560 ex.) ; Auguste Rodin, Statuaire, par Léon Maillard (1899) ; Félicien Rops, par Érastène Ramiro (1905), avec Gustave Pellet, 51 rue Le Peletier [IXe] ; Maufra, peintre et graveur, par Victor-Émile Michelet (1908) ; Louis Legrand, peintre et graveur, par Camille Mauclair (1910), avec Pellet ; Alexandre Lunois, peintre, graveur et lithographe, par Édouard André (1914).

Dès sa fondation par Octave Uzanne (1851-1931), le 14 mars 1896, Floury devint le libraire de la Société des Bibliophiles indépendants, successeurs des Bibliophiles contemporains : 



Badauderies parisiennes. Les Rassemblements. Physiologies de la rue (1896, ill. Félix Vallotton et François Courboin, 220 ex.) ; Voyage autour de Sa Chambre, par Octave Uzanne (1896, - Henry [sic] Floury, 1897, sur la couv. -, ill. Henri Caruchet, 210 ex.) ; La Leçon bien apprise, conte par Anatole France (1898, ill. Léon Lebègue, 210 ex.) ; La Porte des rêves, par Marcel Schwob (1899, Henry [sic] Floury, ill. Georges de Feure, 220 ex.) ; Figures de Paris. Ceux qu’on rencontre et celles qu’on frôle (1901, ill. de Victor Mignot, 218 ex.) ; Chansons de l’ancienne France imagées par W. Graham Robertson (1905, 150 ex.).

 




De décembre 1896 à décembre 1897, Floury édita L’Image, revue mensuelle littéraire et artistique, fondée par la Société corporative française des graveurs sur bois, «  pour la conservation d’un art que les procédés mécaniques tendent à faire disparaitre », qui réunit les œuvres de 106 graveurs et de dizaines d’écrivains : Jules Rais, Léon Ruffe, Auguste Lepère, Tony Beltrand, Maurice Barrès, Pierre Louÿs, Jules Renard, Lucien Descaves, Joris-Karl Huysmans, Émile Zola, Alfons Mucha, Henri de Toulouse-Lautrec, Victor-Émile Prouvé, Bellery-Desfontaines, Félix Vallotton, Georges Auriol, Pierre Puvis de Chavannes, Maurice Denis, Auguste Rodin, Eugène Grasset, Eugène Carrière, Jules Chéret, Paul-César Helleu, etc.


 

Floury publia encore Octave Uzanne : L’École des faunes, fantaisies [comédies sur la couv.] muliéresques, Contes De la Vingtième Année (1896, décorations en camaïeu par Eugène Courboin, frontispice de Daniel Vierge gravé à l’eau-forte par Frédéric Massé) ; 



Les Évolutions du bouquin. La Nouvelle Bibliopolis (1897, lithographies en couleurs et marges décoratives de Henri-Patrice Dillon, front. à l’eau-forte par Henri Manesse d’après Félicien Rops) ; Types de Londres (1898, pl. en couleurs de William Nicholson), réédité par Payot sous le titre Instantanés d’Angleterre (1914) ; Visions de notre heure. Choses et gens qui passent, notations d’art, de littérature et de vie pittoresque (1899), rassemblant les chroniques publiées dans L’Écho de Paris sous le pseudonyme de « La Cagoule » ; La Panacée du capitaine Hauteroche (1899, ill. par Eugène Courboin), repris dans les Contes à Mariani (1902), où chaque auteur s’est attaché à faire allusion au vin tonique à la coca du Pérou mis au point par Angelo Mariani (1838-1914).

D’autres éditions portent l’adresse de Floury : Supplément au catalogue de l’Œuvre gravé de Félicien Rops, par Erastène Ramiro (1895, ill. de Félicen Rops) ; Explication, par Jules Claretie. Illustrée par A. Robida (1896) ; F. Mistral. Les Secrets des Bestes (1896, 30 compositions de A. Robida) ; La Plante enchantée, par Armand Silvestre (1896, ill. de A. Robida) ; L’Année féminine (1895). Les Deshabillés au théâtre. Texte de Georges Montorgueil. Illustrations de Henri Boutet (1896) ; L’Année féminine (1896). Les Parisiennes d’à présent. Texte de Georges Montorgueil. Illustrations de Henri Boutet (1897, 810 ex.) ; Paul Arène. Le Secret de Polichinelle (1897, ill. A. Robida, 500 ex.) ; La Vie artistique, par Gustave Geffroy (1897-1903, 4 dernières séries, les 4 premières ayant été editées par la maison Dentu, 3 place de Valois, de 1892 à 1895) ; 

Photographie BnF


Georges Clemenceau. Au pied du Sinaï (1898, ill. Henri de Toulouse Lautrec, 380 ex.) ; Jules Renard. Histoires Naturelles (1899, ill. H. de Toulouse-Lautrec) ; Un chapitre inédit de Don Quichotte, par Jules Claretie (1899, ill. Atalaya) ; 



Maurice Montégut. Trois Filles et Trois Garçons (1899, dessins de Louis Morin) ; Entr’actes de Pierres, par Maurice Guillemot (1899, eaux-fortes d’Eugène Béjot, 325 ex.) ; Jean-Louis Renaud. L’Homme aux poupées (1899, dessins de Jean Veber, 225 ex.) ; 

Photographie BnF


Pervenche. Conte par M. Bouchor (1900, ill. L. Lebègue, 500 ex.) ; Histoire des Peintres Impressionnistes, par Théodore Duret (1906) ; Daniel Vierge, sa vie, son œuvre, par Jules de Marthold (1906) ; La Bijouterie française au XIXe siècle, par Henri Vever (1906-1908, 3 vol.) ; Georges Toudouze. Henri Rivière, Peintre et Imagier (1907) ; Jean-François Raffaelli, peintre, graveur et sculpteur, par Arsène Alexandre (1909) ; Marcel Guérin. Forain lithographe (1910) ; Paul Signac. D’Eugène Delacroix au Néo-Impressionnisme (1911) ; Paul Helleu, peintre et graveur, par Robert de Montesquiou (1913) ; Paul Lafond. Degas (1918) ; Feu Pierrot, 1857-19 ?, par A. Willette (1919) ; Paul Sérusier. A B C de la Peinture (1921), avec La Douce France, 251 boulevard Raspail [XIVe].

Président de la Chambre syndicale des Libraires de France de 1903 à 1908, Floury participa aux expositions de Paris en 1900 (médaille d’argent), de Saint-Louis (médaille d’or), de Liège (médaille d’or), de Londres (diplôme d’honneur), de Bruxelles (diplôme d’honneur), de Buenos Aires (diplôme d’honneur), de Turin (grand prix).



Il créa la collection « Les Maîtres de l’Art moderne » : Gustave Courbet, peintre, par Georges Riat (1906) ; Eugène Carrière, peintre et lithographe, par Élie Faure (1908).

Les Quais. In Biblio-Sonnets, p. 45

 

Pierre Dauze (1852-1913), rédacteur en chef de la Revue biblio-iconographique, avait fait la connaissance de Paul Verlaine (1844-1896) en 1895 et lui avait commandé 24 sonnets sur des thèmes liés à la bibliophilie. La mort du poète interrompit ce travail, et seuls 13 sonnets parurent chez Floury, sous le titre de Biblio-Sonnets. Poèmes inédits (1913), illustrés par Richard Ranft (1862-1931) ; un tirage spécial fut réservé aux membres de la Société Les Vingt.

De 1913 à 1919, Floury édita une série d’albums patriotiques pour la jeunesse : 



Professor Knatschké. Œuvres choisies du grand Savant allemand et de sa fille Elsa. Recueillies et illustrées par Hansi (1912) ; 



L’Histoire d’Alsace racontée aux petits enfants par l’oncle Hansi (1913) ; Mon village. Ceux qui n’oublient pas. Images et commentaires par l’Oncle Hansi (1913) ; Le Paradis tricolore. Par l’oncle Hansi (1918) ; L’Alsace heureuse. Par l’oncle Hansi (1919).

En 1921, il déménagea au 2 rue Saint-Sulpice et 4 rue de Condé [VIe], à l’angle des deux rues, et acheta le fonds des éditeurs Michel Manzi (1849-1915) et Maurice Joyant (1864-1930), associés depuis 1888, 24 boulevard des Capucines, constituant momentanément la raison sociale « Librairies Henri Floury et Manzi-Joyant Réunies ».

On lui doit les éditions suivantes : Georges Rivière. Renoir et ses amis (1921) ; Le Voyage d’Erika en Alsace française. Communiqué et illustré par Hansi (1921) ; 

Photographie La 25e Heure, Maxéville


Les Sources d’Ubu-Roi, par Charles Chassé (1921) ; Charles Chassé. Gauguin et le groupe de Pont-Aven (1921) ; Clément-Janin. La Curieuse Vie de Marcellin Desboutin, PeintreGraveur - Poète (1922) ; Comte de La Vaulx, Paul Tissandier, Charles Dollfus. L’Aéronautique, des origines à 1922 (1922) ; André Lebey. Jean de Tinan (1922) ; Odilon Redon. A soi-même. Journal (1867-1915) (1922) ; Carlos Fischer. Colmar en France. Cent dix Aquarelles, Eaux-Fortes et Dessins par Hansi (1923) ; Georges Rivière. Le Maître Paul Cézanne (1923) ; 



Anders Zorn, par A. Romdahl (1923) ; Charles Müller. Cinq Mois aux Indes, de Bombay à Colombo (1924) ; 



La Merveilleuse Histoire du bon St. Florentin d’Alsace. Racontée aux petits enfants par l’Oncle Hansi (1925) ; Guillaume Janneau. Le Verre et L’Art de Marinot (1925) ; Maurice Joyant. Henri de Toulouse-Lautrec, 1864-1901, Peintre (1926) ; Gustave Geffroy. Charles Meryon (1926) ; Henry Nocq. Le Poinçon de Paris (1926-1928, t. I-III) ; La Maison des aïeules, Suivie de Mademoiselle Anna, très humble poupée, par Pierre Loti (1927) ; 



Bonnard. Texte de Charles Terrasse (1927) ; François Fosca. H.-H. Newton (1928) ; 



Vincent Van Gogh. Texte de Florent Fels (1928) ; 



Hansi. Les Clochers dans les Vignes (1929).  

Floury créa une nouvelle collection, « La Vie et l’Art Romantiques » : 



Daumier, Peintre et Lithographe, par Raymond Escholier (1923) ; Gavarni, Peintre et Lithographe, par Paul-André Lemoisne (1924) ; Célestin Nanteuil, Peintre, Aquafortiste et Lithographe, par Aristide Marie (1924) ; Le Peintre Poète Louis Boulanger, par Aristide Marie (1925) ; Achille et Eugène Devéria, par Maximilien Gauthier (1925) ; Delacroix, Peintre, Graveur, Écrivain, par Raymond Escholier (1927).


 

En 1929, son local de la rue de Condé étant devenu trop exigu, il emménagea 136 boulevard Saint-Germain [VIe].



Blanche Bagnard mourut le 27 janvier 1933, 166 rue de l’Université [VIIe]. Chevalier de la Légion d’honneur en 1911, promu officier en 1926, Henri Floury décéda à Condat-sur-Trincou [Dordogne] le 15 avril 1961. Tous les membres de la famille Floury furent inhumés au cimetière de Malesherbes [Loiret], où ils avaient une maison de campagne, dans le caveau d’Antoine Bagnard [les années de naissance de Floury et de sa femme y sont erronées].