samedi 5 janvier 2019

Alexandre Paulin (1796-1859), cofondateur de L’Illustration

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D’une famille originaire de Ville-sous-la-Ferté [Aube], Nicolas-Jean-Baptiste Paulin, dit « Jean-Baptiste-Alexandre », est né le 30 prairial an IV [18 juin 1796], à Rizaucourt [Haute-Marne], fils de Jean Paulin (1761-1825), instituteur, et de Marie-Madeleine-Thérèse Deschamps (1761-1838), mariés à Éclance [Aube], le 15 juillet 1793.

Arbre généalogique simplifié

Après ses humanités au collège de Wassy [Haute-Marne], Paulin entra de bonne heure dans la carrière des armes, puis la quitta pour celle des lettres. Saluant avec enthousiasme la liberté renaissante, il était maître d’études au collège Henri IV à Paris, quand il fut compromis dans l’affaire dite « conspiration de Belfort », du 31 décembre 1821, qui échoua faute de coordination : arrêté à Rougemont-le-Château [Territoire de Belfort] et emprisonné à Colmar [Haut-Rhin], il fut traduit devant la Cour d’assises du Haut-Rhin avec vingt-deux autres conspirateurs, dont Jacques-Julien Dubochet (1798-1868), tous « mis en accusation pour avoir pris part à un complot et s’être rendus coupables d’un attentat ayant pour but de détruire le gouvernement et d’exciter les citoyens à s’armer contre l’autorité royale, ou de s’être rendus complices des dits complot et attentat, en aidant et en assistant avec connaissance les auteurs dans les faits qui les ont préparés, facilités ou consommés ». Acquitté et remis en liberté en 1822, il fit son droit et fut reçu avocat en 1827.

Place de la Bourse : angle de la rue Vivienne et de la rue Feydeau

Entre-temps, le 28 avril 1825, Paulin, qui demeurait alors 4 rue des Jeûneurs, à Paris [IIe], s’associa avec Auguste Sautelet (1800-1830), breveté libraire le 22 mars précédent, pour fonder un commerce de librairie et d’édition, 31 place de la Bourse [détruit, aujourd’hui 31 bis rue Vivienne, IIe], à l’angle de la rue Vivienne et de la rue Feydeau. Il existait alors à Paris 480 libraires et 84 bouquinistes.
Sous la raison sociale « A. Sautelet et Cie », Paulin resta modestement dans l’ombre jusqu’à la mort de Sautelet, qui édita une centaine d’ouvrages, fut l’éditeur du journal Le Producteur, fondé le 1er juin 1825, le dépositaire du journal Le Globe, fondé le 15 septembre 1824, 

Premier numéro du National

et le gérant du journal Le National, fondé le 3 janvier 1830 par Armand Carrel (1800-1836), François-Auguste Mignet (1796-1884) et Adolphe Thiers (1797-1877).    

En 1828, « A. Sautelet et Cie » transportèrent leur librairie et leur domicile au 14 rue de Richelieu [Ier], le jeune François-Alexandre Mesnier, né à Lisieux [Calvados], le 15 mars 1809, ayant acquis le fonds de détail de la place de la Bourse.

10 rue Saint-Marc (1907)
Photographie Eugène Atget

En avril 1830, ils déménagèrent au 10 rue Neuve-Saint-Marc [rue Saint-Marc, IIe], au coin de la place des Italiens [place Boieldieu].

Saisie des presses du National, le 27 juillet 1830

Après le suicide de Sautelet, le 13 mai 1830, Paulin reprit la direction de la librairie et assura, à partir du 1er septembre 1830, jusqu’au 31 décembre 1833, la gérance du journal Le National et celle de la Gazette littéraire, qu’il avait fondée le 1er décembre 1829 avec Jean Gauja (1801-1875), jusqu’au 4 septembre 1831.

A partir du 1er décembre 1831, Paulin s’installa de nouveau place de la Bourse, au n° 31, tandis qu’Alexandre Mesnier s’associait avec Alphonse Levavasseur, au Palais-Royal [Ier].
Paulin édita : Mémoires, correspondance et ouvrages inédits de Diderot, publiés d’après les manuscrits confiés, en mourant, par l’auteur à Grimm (1830-1831, 4 vol. in-8), avec Alexandre Mesnier ; Documens pour servir à l’histoire des conspirations, des partis et des sectes, par François de Corcelle (1831, in-8) ; 


Histoire de Hainaut, par Jacques de Guyse (t. VIII-t. XV, 1830-1833), avec Arnold Lacrosse, imprimeur-libraire à Bruxelles [Belgique].


En 1832, Paulin édita : La Danse et les Ballets depuis Bacchus jusqu’à mademoiselle Taglioni. Par Castil-Blaze (in-8) ; Lettres écrites de Paris pendant les années 1830 et 1831, par M. L. Börne ; traduites par M. F. Guiran (in-8) ; 


Chapelle-Musique des rois de France. Par Castil-Blaze (in-8) ; Destination de l’homme, de Fichte. Traduit de l’allemand par Barchou de Penhoën (in-8) ; Mémoires, fragmens historiques et correspondance de madame la duchesse d’Orléans, princesse Palatine, mère du Régent (in-8) ; Journal d’une expédition entreprise dans le but d’explorer le cours et l’embouchure du Niger, ou Relation d’un voyage sur cette rivière depuis Yaouri jusqu’à son embouchure ; par Richard et John Lander ; traduit de l’anglais par Mme Louise Sw.-Belloc (3 vol. in-8) ; Histoire de la Régence et de la minorité de Louis XV jusqu’au ministère du cardinal de Fleury. Par P.-E. Lémontey, de l’Académie française (2 vol. in-8).

Suivirent l’année suivante : Histoire de l’Ordre des assassins, par J. de Hammer ; ouvrage traduit de l’allemand et augmenté de pièces justificatives, par J. J. Hellert et P. A. de La Nourais (in-8) ; Mélanges philosophiques, par Théodore Jouffroy (in-8) ; Essai sur l’histoire des Arabes et des Mores d’Espagne. Par Louis Viardot (2 vol. in-8) ; Discours préliminaire exposant les considérations qui doivent servir de base au système administratif propre à la régence d’Alger, par le Dr Barrachin, ex sous-intendant civil d’Oran (in-8), avec Antoine Garnier, libraire au Palais-Royal, 1 cour des Fontaines ; De l’esclavage des noirs, et de la législation coloniale ; par Victor Schœlcher (in-8) ; Littérature et voyages, par J.-J. Ampère, professeur au Collège de France et à l’École normale (in-8) ; La République, histoire de la famille Clairvent, publiée sur le manuscrit de M. B…., par L. L’Héritier (de l’Ain) (2 vol. in-8) ; 

Librairie Amélie Sourget : 7.500 € (Automne 2012)

Mémoires de Jacques Casanova de Seingalt, écrits par lui-même (1833-1837, 10 vol. in-8) ; Histoire des progrès de la civilisation en Europe, depuis l’ère chrétienne jusqu’au XIXe siècle ; cours professé à Nîmes pendant l’année 1832 par H. Roux-Ferrand (1833-1841, 6 vol. in-8), avec Louis Hachette (1800-1864), libraire, 12 rue Pierre Sarrazin [VIe].

En 1834, Paulin édita : Œuvres complètes de P.-L. Courier. Nouvelle édition, augmentée d’un grand nombre de morceaux inédits (4 vol. in-8), avec Charles-Arthur Perrotin (1796-1866), libraire, 1 rue des Filles-Saint-Thomas [IIe] ; Histoire parlementaire de la Révolution française, ou Journal des assemblées nationales, depuis 1789 jusqu’en 1815 […] par B.-J.-B. Buchez et P.-C. Roux (1834-1838, 40 vol. in-8).

Photographie Librairie des Carrés

Le 15 mai 1834, Paulin s’associa avec Achille Ricourt (1797-1875), directeur du journal L’Artiste, 5 rue de Beaujolais [Ier], et Jacques-Julien Dubochet, 16 rue du Croissant [IIe], pour la publication de l’Histoire de Gil Blas de Santillane, par Le Sage (1835, in-8) :

« L’idée première en était venue à Paulin. Par malheur, sa situation était assez embarrassée, et il ne pouvait entreprendre l’affaire à lui seul, faute d’argent. Il s’adressa donc à Dubochet, le Genevois, qui devait plus tard emprunter au gaz le moyen de faire une si brillante fortune. Dubochet possédait toutes les qualités d’homme d’affaires nécessaires à la prospérité de l’entreprise, jointes à la parcimonie radicale, sans laquelle un éditeur sérieux prétend ne pas pouvoir atteindre le succès. Par malheur, il n’était pas non plus en situation de fournir à lui seul les capitaux demandés. Mais il s’engagea à les trouver, et s’aboucha dans ce but avec Hingray [Charles Hingray (1796-1870), 10 rue des Beaux-Arts, VIe], qui faisait des publications internationales. Plus tard, un autre libraire, nommé Ricourt, vint jouer le rôle de satellite dans l’association. Ils parvinrent, à eux tous, à réunir une quinzaine de mille francs, avec lesquels ils résolurent de se mettre en campagne. Heureux temps, où une publication de luxe ne réclamait pas, dès le début, des déboursés plus considérables !
Il fallait un illustrateur. Paulin se chargea d’en trouver un. Au Salon de l’année précédente, M. Gigoux [Jean-François Gigoux (1806-1894), 55 rue Saint-André-des-Arts, VIe] avait remporté de très honorables succès. […]. L’ouvrage devait paraître par livraisons. M. Gigoux se chargeait de toute l’illustration, calculée à raison de trois cents vignettes. […].
Les premières livraisons parurent en temps utile pour les étrennes de 1835. Le succès fut presque immédiat. […]. On demanda à M. Gigoux de fournir cinq cents vignettes, au lieu de trois cents. »
(Eugène Forgues. « Les Illustrateurs de livres au XIXe siècle. Jean-François Gigoux ». In Le Livre. Bibliographie rétrospective. Paris, A. Quantin et Octave Uzanne, 1882, p. 252-253)

6 rue de Seine (1912)
Photographie Archives de Paris

Cette même année 1834, Paulin mit en vente son fonds de détail du magasin de la place de la Bourse et s’installa au 6 rue de Seine [VIe, Librairie des Alpes depuis 1933, après celle de Lucien Dorbon (1882-1960)], dans l’ancien hôtel construit en 1623 à l’emplacement de celui de la reine Marguerite de Valois (1553-1615), dite « Margot », que Victor Riquetti (1715-1789), marquis de Mirabeau, avait acheté le 28 juin 1775 ; le mathématicien d’origine italienne Roger-Joseph Boscovich (1711-1787) y a vécu de 1775 à 1777 ; revendu le 16 novembre 1800 au libraire Jean-Baptiste Garnery (1764-1843), l’hôtel fut démoli et reconstruit en partie, avant la faillite du libraire en 1811.

33 rue de Seine

Le 13 décembre 1834, Nicolas Pichard, ancien libraire, avait acheté l’hôtel Mirabeau et entreprit d’importants travaux qui devaient modifier son état d’origine, provoquant le déménagement de Paulin en 1835, au 33 rue de Seine, immeuble construit en 1825, après la parution de l’Histoire de Gil Blas de Santillane à l’adresse du 6 rue de Seine.

Photographie Librairie-Galerie Emmanuel Hutin

Au 33 rue de Seine, Paulin édita jusqu’en 1844 : Œuvres de Molière, précédées d’une notice sur sa vie et ses ouvrages par M. Sainte-Beuve (1835-1836, 2 vol. in-8) ; Histoire du soulèvement, de la guerre et de la révolution d’Espagne, par M. le comte de Toréno (1835-1838, 5 vol. in-8 ; les 3 premiers volumes, détruits dans l’incendie de la rue du Pot-de-Fer [Ve], furent remis sous presse en 1836) ; Essai d’histoire universelle, ou Exposé comparatif des traditions de tous les peuples, depuis les temps primitifs jusqu’à nos jours, par J. F. A. Auguste Boulland (1er juillet 1836, 2 vol. in-8) ; 

Frontispice tome I

L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, par Miguel de Cervantès Saavedra, traduit et annoté par Louis Viardot (1836-1837, 2 vol. gr. in-8), avec J.-J. Dubochet et Cie ; 


Le Livre des enfants. Contes des fées, choisis par mesdames Élise Voiart et Amable Tastu (1836-1838, 6 vol. in-16) ; 


Les Évangiles de notre seigneur Jésus-Christ, selon S. Matthieu, S. Marc, S. Luc, S. Jean, traduction de Le Maistre de Sacy (1837, in-8), avec J.-J. Dubochet et Cie ; 

Frontispice

Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Jura français, de Baden-Baden et de la Forêt-Noire ; de la Chartreuse de Grenoble et des eaux d’Aix ; du Mont-Blanc, de la vallée de Chamouni, du Grand-St-Bernard et du Mont-Rose […]. Par Adolphe Joanne (1841, in-8) ; 


Scènes de la vie privée et publique des animaux (1842, in-8), avec Jules Hetzel (1814-1886), son ancien commis ; L’Union du midi. Association de douanes entre la France, la Belgique, la Suisse et l’Espagne, avec une introduction sur l’union commerciale de la France et de la Belgique ; par M. Léon Faucher (1842, in-8) ; 


La Comédie humaine (1842-1855, 20 vol. in-8 ; le nom de Paulin ne figure que sur les 2 premiers vol.) avec Charles Furne (1794-1859), 55 rue Saint-André-des-Arts, J.-J. Dubochet et Cie, 33 rue de Seine et J. Hetzel, 33 rue de Seine ; Les Musées d’Italie, guide et memento de l’artiste et du voyageur […]. Par Louis Viardot (1842, in-8) ; 


Manuel de philosophie moderne, par Ch. Renouvier (1842, in-8) ; Examen de la phrénologie, par P. Flourens (1842, in-8) ; Le Livre des proverbes français, par Le Roux de Lincy (1842, 2 vol. in-8) ; Génie du dix-neuvième siècle ou Esquisse des progrès de l’esprit humain, depuis 1800 jusqu’à nos jours, par Édouard Alletz (1842-1843, in-8) ; 


État de la question d’Afrique. Réponse à la brochure de M. général Bugeaud intitulée : L’Algérie, par M. Gustave de Beaumont, membre de la Chambre des députés (1843, in-8) ; Manuel de l’histoire générale de l’architecture chez tous les peuples, et particulièrement de l’architecture en France au Moyen-Age ; par Daniel Ramée (1843, 2 vol. in-18) ; Précis de l’histoire de l’Hindoustan, contenant l’établissement de l’empire Mogol […]. Par L. M. C. Pasquier, ancien magistrat de Pondichéry (1843, in-8), avec Lezin Ledentu (1784-1861), libraire, 31 quai des Augustins [quai des Grands Augustins, VIe] ; Œuvres de Diderot, publiées d’après les manuscrits confiés, en mourant, par l’auteur à Grimm (1843, 4 vol. in-8) ; Encyclopédiana, recueil d’anecdotes anciennes, modernes et contemporaines (1843, in-8) ; Histoire des États Généraux et des institutions représentatives en France, depuis l’origine de la monarchie jusqu’à 1789, par A. C. Thibaudeau (1843, 2 vol. in-8) ; Fables de M. Viennet, l’un des quarante de l’Académie-française (1843, in-8) ; 


Le Monument de Molière, poème par madame Louise Colet (1843, in-8) ; Les Constitutions des Jésuites, avec les déclarations ; texte latin d’après l édition de Prague. Traduction nouvelle (1843, in-8) ; Histoire et description naturelle de la commune de Meudon, par le docteur L. Eugène Robert, membre des commissions scientifiques du nord (1843, in-8) ; Notices et mémoires historiques par M. Mignet, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, membre de l’Académie française (1843, 2 vol. in-8) ; Recherches sur l’or et sur l’argent considérés comme étalon de la valeur […] par M. Léon Faucher (1843, in-8) ; L’Urne. Recueil des travaux de J. Ottavi (1843, in-8) ; Mélanges philosophiques, littéraires, historiques et religieux par M. P.-A. Stapfer (1844, 2 vol. in-8), avec L.-R. Delay, libraire, 2 rue Tronchet [VIIIe].

Premier numéro de L'Illustration

Le premier numéro de L’Illustration, journal universel parut le samedi 4 mars 1843 : ce magazine d’actualité fut créé par Paulin, Dubochet, Édouard Charton (1807-1890), fondateur du Magasin pittoresque en 1833, et le journaliste Adolphe Joanne (1813-1881). 

Bureau de rédaction de L'Illustration, 60 rue de Richelieu (Dubochet et Paulin, au centre)
In L'Illustration, n° 53, samedi 2 mars 1844, p. 9

Le siège social de L’Illustration, situé d’abord 33 rue de Seine, fut transféré 60 rue Richelieu [IIe] le 1er juillet 1844 [le journal porta la nouvelle adresse dès le n° du 22 juin].

Pendant des années, la librairie de Paulin consomma une partie des revenus dégagés par L’Illustration : 


Histoire de la poésie française à l’époque impériale […], par Bernard Jullien (1844, 2 vol. in-8) ; Œuvres de Victorin Fabre (1844, 2 vol. in-8) ; Voyage dans l’Inde et dans le golfe persique par l’Égypte et la Mer Rouge, par V. Fontanier (1844-1846, 3 vol. in-8) ; Buffon. Histoire de ses travaux et de ses idées, par P. Flourens (1844, in-8) ; Les Musées d’Allemagne et de Russie […]. Par Louis Viardot (1844, in-8) ; Manuel de philosophie ancienne, par Ch. Renouvier (1844, 2 vol. in-8) ; Ligue nationale contre la misère des travailleurs ou Mémoire explicatif d’une pétition à présenter à la Chambre des députés dans le courant de l’année 1845. Par J. Terson (s. d. [1844], in-18) ; Histoire du Consulat et de l’Empire, faisant suite à l’Histoire de la Révolution française, par M. A. Thiers (1845-1860, 18 vol. in-8), avec Achille-Armand Lheureux (1795-1869) ; Nicolas Gogol. Nouvelles russes. Traduction française publiée par Louis Viardot (1845, in-8) ; 


Photographie Librairie Thierry Corcelle

Le Juif errant, par Eugène Sue (1845, 4 vol. gr. in-8) ; La Bibliothèque de poche (1845-1855, 10 vol. in-16), avec Armand-Gilbert Le Chevalier (1802-1873) ; Souvenirs de l’Ardèche, par Ovide de Valgorge (1846, 2 vol. gr. in-8) ; Deleytar. Arabian Godolphin. – Kardiki. Par Eugène Süe [sic] (1846, in-18) ; Deux histoires 1772-1810 […]. Par Eugène Süe [sic] (1846, 2 vol. in-16) ; Discours de M. Thiers sur les députés fonctionnaires (1846, in-8) ; Roland furieux, traduit de L’Arioste, par le comte de Tressan (1846, 4 vol. in-8) ; Caleb Williams ou les Choses comme elles sont, par W. Godwin. Traduction nouvelle par M. Amédée Pichot (1846, 3 vol. in-8) ; Voyage en Abyssinie, dans les provinces du Tigre, du Samen et de l’Amhara [sic t. I, Ahmara t. II et III], dédié à S. A. R. Monseigneur le duc de Nemours, par MM. Ferret et Galinier (1847, 3 vol. in-8) ; De la réforme parlementaire et de la réforme électorale, par M. P. Duvergier de Hauranne, député du Cher (1847, in-8), avec Laurent-Antoine Pagnerre (1805-1854), 14 bis rue de Seine ; Œuvres complètes de Benvenuto Cellini, orfèvre et sculpteur florentin. Traduites par Léopold Leclanché (1847, 2 vol. in-12) ; Érard du Chatelet. Esquisses du temps de Louis XIV, 1661-1664, par M. le marquis de Pastoret (1847, in-8) ; Récit de la captivité de l’empereur Napoléon à Sainte-Hélène, par M. le général Montholon (1847, 2 vol. in-8) ; 


Manuel des droits et des devoirs. Dictionnaire démocratique, par Francis Wey (1848, in-8), avec Le Chevalier ; De la propriété, par M. A. Thiers (1848, in-8), avec Lheureux ; Campagne réformiste de 1847. Par M. R. D. (1848, in-8) ; 


La Grande-Chartreuse. Fantaisie de touriste. Par Ovide de Valgorge (1848, in-8) ; Mémoires de Massena, rédigés d’après les documents qu’il a laissés […], par le général Koch (1848-1850, 7 vol. in-8), avec Le Chevalier et Pierre-Jean-Baptiste Rousseau ; Du communisme, par M. A. Thiers (mai 1849, in-8), avec Lheureux ; Lettre à M. Paul Lacroix (Bibliophile Jacob) […] par Achille Jubinal (1849, in-8) ; Discours de M. Thiers sur le régime commercial de la France (1851, in-8), avec Lheureux ; 


Tableau de Paris, par Edmond Texier. Ouvrage illustré de quinze cents gravures (1852-1853, 2 vol. in-fol.), avec Le Chevalier ; Les Paquebots du Levant, guide des voyageurs des paquebots-poste de la Méditerranée (1853, in-8), avec Le Chevalier ; Notices historiques, par M. Mignet […]. Deuxième édition, considérablement augmentée (1853, 2 vol. in-8), avec Lheureux ; Tableau historique, politique et pittoresque de la Turquie et de la Russie, par MM. Joubert et F. Mornand (1854, in-8), avec Le Chevalier ; Histoire politique et sociale des principautés danubiennes par M. Élias Regnault (1855, in-8), avec Le Chevalier ; Guide dans l’Exposition universelle des produits de l’industrie et des beaux-arts de toutes les nations (1855, in-8), avec Le Chevalier ; Guide dans les environs de Paris (1855, in-8), avec Le Chevalier ; 


Charlet, sa vie, ses lettres, suivi d’une description raisonnée de son œuvre lithographique, par M. de La Combe (1856, in-8), avec Le Chevalier ; 


Gavarni. Masques et visages (1857, in-8), avec Le Chevalier ; Varia, poésies par Jules Canonge. Nouvelle édition, choisie, augmentée et complètement remaniée (1857, in-8).

In L'Illustration, 11 avril 1846

Dans la bataille du bon marché, Paulin engagea la lutte avec vigueur. À partir de 1846, il publia dans la « Bibliothèque-Cazin », format in-18, les chefs-d’œuvre des romanciers modernes, ainsi que des romanciers anciens, tels que Mesdames Cottin, de Graffigny, Lafayette, Riccoboni, de Staël, de Tencin, MM. Cazotte, Hamilton, Lesage, Marivaux, Marmontel, Montesquieu, l’abbé Prévost, Scarron, Tressan, etc., et des traductions des meilleurs romans étrangers, de Lewis, miss Burney, Fielding, de Foë, Goethe, Goldsmith, miss Inchbald, Johnson, Anne Radcliffe, Sterne, Swift, etc.

Paulin édita aussi la Revue rétrospective ou Archives secrètes du dernier gouvernement. Recueil non périodique en mars 1848, 

Premier numéro de L'Ami de la maison

puis, en 1856, avec Le Chevalier, L’Ami de la maison, revue hebdomadaire illustrée. Son amitié pour Carrel le poussa à publier, avec Émile Littré (1801-1881), de l’Institut, les Œuvres politiques et littéraires d’Armand Carrel (Paris, F. Chamerot, 1857-1859, 5 vol. in-8).

In L'Illustration, 12 novembre 1859, p. 337

Malade depuis plusieurs mois, Alexandre Paulin mourut à Paris, le 2 novembre 1859.

« Il s’est doucement endormi, le 2 novembre, à l’heure où ceux qui se souviennent revenaient de ce pieux pèlerinage qui signale chaque année la fête des morts. C’était un des hommes les plus estimés de notre temps, et aussi l’un des esprits les plus aimables. Ami passionné de la jeunesse, bienveillant pour tout le monde, Paulin joignait à l’esprit le plus vif une candeur d’enfant, qui étonnait d’abord, tant il paraissait difficile qu’on pût rencontrer dans le même homme une si grande simplicité de cœur unie à une si grande vivacité d’esprit. Il avait la bonhomie et la grâce, la simplicité et la finesse. Ses critiques, justes et bienveillantes, étaient toujours tempérées par un mot aimable et encourageant. “ Il vaut mieux relever qu’abaisser ”, disait-il, et il a relevé beaucoup de gens tombés sur son chemin, l’honnête homme ! Il me disait un jour : “ Je ne sais pas louer, et j’en suis fâché, car je dois paraître indifférent. ”
Et personne, au contraire, ne louait avec plus de grâce délicate, mais jamais directement. Il prenait toutes sortes de détours charmans [sic] pour vous faire accepter un éloge ou vous exprimer son estime, comme s’il eût craint, en insistant un peu, de blesser votre susceptibilité. Il avait le goût sûr, la répartie vive et gaie, l’abord toujours souriant, et avec cela l’esprit nourri de tous nos chefs-d’œuvre. Pendant douze ans que j’ai eu l’honneur d’être son ami, je l’ai journellement feuilleté comme un livre, sans arriver jamais à la fin du volume. Il était la meilleure partie de ma bibliothèque ! Et quel bonheur pour lui de raconter un fait, d’indiquer une source, de citer un document ! et le travail fait, imprimé, paru, jamais la plus petite allusion à sa discrète collaboration ! Si depuis quelque temps on n’avait un peu abusé du mot, je dirais que Paulin, qui passait pour l’honnête homme modèle, était aussi le galant homme par excellence. […]
Depuis deux ans, la santé de Paulin déclinait à vue d’œil. Mais, heureusement, il ne se voyait pas mourir. Mercredi dernier, il me parlait encore d’une publication, d’un livre dont il me traçait le plan, et, comme je ne lui répondais que vaguement : “ Si c’est la besogne qui vous effraye, me dit-il, nous ferons cela ensemble. ” Le lendemain, il était mort.
Ses obsèques ont eu lieu vendredi. Une foule immense suivait son convoi. Un des plus anciens collaborateurs de l’Illustration, M. Philippe Busoni [(1804-1883)], a prononcé sur sa tombe quelques mots vrais, sincères, qui ont vivement ému l’assemblée. M. Busoni a fait ressortir les discrètes vertus de cet homme qui fut le plus modeste des hommes, de ce lettré qui se contenta de publier les livres qu’il aurait pu écrire. La vie de Paulin fut une vie toute de dévouement, de sacrifice et d’effacement. »
(Edmond Texier. In Le Siècle, dimanche 6 novembre 1859, p. 3)    


Ses obsèques eurent lieu le vendredi 4 novembre dans l’église des Petits-Pères [Basilique Notre-Dame des Victoires, IIe]. Il fut inhumé au cimetière du Nord [cimetière de Montmartre, XVIIIe].

« La santé de M. Paulin était altérée depuis longtemps. Une maladie de foie qui avait dégénéré en hydropisie partielle inquiétait son fils et ses amis, qui cependant ne croyaient pas sa fin si prochaine. Jusqu’au dernier moment, malgré ses souffrances, il a gardé la lucidité de son esprit et sa laborieuse énergie. Soldat de la pensée, il est mort sur la brèche. Le jour même de sa mort, quelques heures auparavant, il se faisait lire les épreuves de l’Illustration, et il faisait des remarques et des corrections pleines de tact et de bon sens.
Les funérailles de M. Paulin ont été accompagnées de circonstances particulièrement émouvantes et dramatiques. Son cercueil, en attendant qu’on ait construit le caveau définitif qui doit le recevoir, devait être placé dans un caveau provisoire. La fosse béante était entourée d’amis désolés. Les fossoyeurs descendaient le cercueil. Tout à coup l’un d’eux, de cette voix glacée et indifférente que leur donne l’habitude de ces scènes funèbres, s’écrie brusquement :
-          Il n’entre pas ! C’est un mort extra. Il a plus de soixante-cinq.
Ces mots cruels, cet argot de cimetière ont produit sur tous les assistants un effet profondément douloureux, un de ces effets de contrastes dont nous parlions en commençant. M. Lechevalier, copropriétaire de l’Illustration et ami de M. Paulin, n’a pu y résister, il s’est trouvé mal et est tombé évanoui aux cris de madame Lechevalier et au milieu de l’émotion générale.
Il a fallu placer le corps dans un caveau plus grand. Les assistants se sont ensuite retirés vivement affectés de la perte qu’ils venaient de faire et des scènes cruelles auxquelles ils venaient d’assister. »
(Paul d’Ivoi. In Figaro, Jeudi 10 novembre 1859, p. 3)

Son fils Victor Paulin (1834-1868), ancien élève du Collège Sainte-Barbe et ex-officier de la Marine impériale, lui succéda dans la direction de L’Illustration. Il vendit la majorité de ses actions à un manufacturier d’Amsterdam, qui confia la direction de la revue à l’illustrateur Jean-Auguste Marc (1818-1886). Le tapis vert ayant englouti son dernier sou, Victor Paulin se suicida le 8 novembre 1868, trouvé « mort sur son lit, la face couverte de linges imbibés de chloroforme », dans son appartement du 3 rue de la Grange-Batelière [IXe], immeuble construit en 1850.

















dimanche 16 décembre 2018

Charles Demandre (1805-1875), dit « Charles de Mandre », poète et autographophile




Charles Demandre, qui appartenait à une famille de maîtres de forges du nord de la Haute-Saône, a prétendu appartenir à une branche de la maison de Mandre [ou Mandres]. Cette maison lorraine, qui tire son nom de Mandres-sur-Vair [Vosges], se compose de deux branches principales : la branche de Haute-Marne, qui porte « D’or à la fasce d’azur », et la branche de Haute-Saône, qui porte « D’azur à une bande d’or, accompagnée de sept billettes du même, posées quatre en chef et trois en pointe » ; couronne de comte, avec deux sauvages pour supports ; devise « Aliquid in minimo » [Il y a quelque chose même dans le plus petit].

Cette branche de Haute-Saône serait éteinte depuis le XVIIIe siècle et certains auteurs auraient voulu la continuer en établissant l’identité de Claude de Mandre, 3e du nom, seigneur de Vereux [Haute-Saône], avec un Claude Demandre (1628-1690), de Baulay [Haute-Saône]. Or, si on les identifie, il faut admettre que ce Claude Demandre est né deux ans après la mort de son père ; qu’il a été parrain et qualifié « Dominus Claudius » à l’âge de trois ans ; qu’il a renoncé à la noblesse et à l’héritage considérable de sa famille. En réalité, la famille qui remonte à Claude Demandre est différente et porte pour armes « D’or à la fasce d’azur » : cela la rattacherait aux de Mandre de Haute-Marne, mais il faudrait encore l’établir.


Dans une Franche-Comté ruinée par la « Guerre de dix ans » (1634-1644), Claude Demandre et Catherine Vaucard (1628-1697) s’étaient réfugiés à Amance [Haute-Saône], où furent baptisés leurs enfants : Nicolas, le 21 janvier 1659 ; Barbara, le 17 décembre 1660 ; Marguerite, le 29 décembre 1662 ; Claude-François, le 15 décembre 1664 ; Nicolas, le 2 mai 1666 ; Catherine, le 13 octobre 1668. La paix revenue, après le traité de Nimègue (1678), ils louèrent la ferme de Beauregard, à Baulay, en 1682.
Jean-Baptiste Demandre (1696-1755), petit-fils de Claude Demandre, s’établit dans le voisinage de son aïeul : après avoir épousé Claude-Françoise Massey (1695-1770), il prit à ferme toute la baronnie de Saint-Loup-sur-Semouse [Haute-Saône] en 1720. Dans cette terre se trouvaient plusieurs forges, dont la prospérité fit la fortune de ses descendants.

Carte de Cassini (XVIIIe)

Charles Demandre naquit le 8 messidor an XIII [27 juin 1805] aux forges de La Chaudeau [Aillevillers-et-Lyaumont, Haute-Saône], fils de Claude-François Demandre « le Jeune » (1777-1847), maître de forges, et de Marguerite-Rose Aubert (1770-1845), mariés à Bourmont [Haute-Marne], le 20 pluviôse an IX [9 février 1801].

Portrait de Charles Demandre

Le 10 août 1833, à Vellexon-Queutrey-et-Vaudey [Haute-Saône], il épousa Louise-Pauline Petit, dite « Louise-Apolline », née le 6 floréal an XI [26 avril 1803] à Queutrey [Vellexon-Queutrey-et-Vaudey, Haute-Saône], fille de Pierre Petit, cultivateur, et de Marie-Thérèse Sériot.


De 1836 à 1839 fut construit le château Demandre, à La Chaudeau, sur l’emplacement de la première demeure.

Le Mercure de France, 1832

Cultivé, Charles Demandre eut, dans sa jeunesse, quelques velléités littéraires et poétiques et, pendant toute sa vie, accueillit à La Chaudeau les écrivains et les artistes de son temps. Parmi ses amis figurèrent le romancier Jules Sandeau (1811-1883), le peintre Faustin Besson (1821-1882), l’écrivain Ivan Tourguenev (1818-1883), l’écrivain Alphonse Toussenel (1803-1885), le bibliothécaire Lorédan Larchey (1831-1902) et l’homme de lettres Xavier Marmier (1808-1892).
Napoléon III, pendant son séjour aux eaux de Plombières-les-Bains [Vosges], visita aussi La Chaudeau ; ce fut là qu’il eut, en 1858, avec le comte de Cavour, des entretiens secrets d’où devait sortir l’unité italienne.  

Houillères de Champagney et Ronchamp
par J. Rothmüller, 1826

Conseiller général de la Haute-Saône de 1839 à 1871, Charles Demandre, associé avec Joseph Bezanson, filateur à Breuches [Haute-Saône], acheta en 1843 les Houillères de Ronchamp [Haute-Saône].
Chevalier de la Légion d’honneur en 1856, il devint chevalier de l’Ordre de Malte en 1863 et maire d’Aillevillers-et-Lyaumont du 3 septembre 1865 au 13 septembre 1871.

Par décret du 4 mai 1867, il fut autorisé à séparer la particule « de » de son patronyme.

Salle à manger du château de Beaujeu
Château de Beaujeu



Charles de Mandre mourut en son château de Beaujeu-Saint-Vallier-et-Pierrejux [ Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur, Haute-Saône], le 28 juin 1875 ; il fut inhumé au cimetière de Saint-Loup-sur-Semouse. Son épouse décéda à La Chaudeau, le 31 mai 1886.

Sa bibliothèque fut vendue à Paris, Maison Silvestre, 28 rue des Bons-Enfants, salle n° 1, au premier, du 31 janvier au 9 février 1887. Le catalogue fut rédigé par Lorédan Larchey : Catalogue des livres et autographes composant la bibliothèque de feu M. Ch. de Mandre (Paris, A. Claudin, 1887, in-12, [4]-314-[2] p., 1.714 lots).

La plupart des livres ne comportaient d’autre intérêt que les autographes que de Mandre y avait ajoutés. La condition des exemplaires était plus que médiocre.

Albert Mansfeld. Napoléon III. Paris, Henri Plon, 1863

De mauvaises demi-reliures sur lesquelles le possesseur avait fait mettre des armoiries sur le plat recto [super ex-libris] : écusson armorié, sommé d’une couronne de comte et orné de lambrequins ; armes « D’azur, à la bande d’or, accompagnée de sept billettes d’argent, posées 2 et 2 à senestre, 1 et 2 à dextre » [36 x 36 mm]. 

Charles de Mandre utilisait trois ex-libris, réalisés après 1867 :


-          Cartouche ovale, sommé d’une couronne de comte que tient, à senestre, un génie ailé ; à la pointe de l’écu, une coquille sépare en deux parties la légende « Aliquid in minimo ». De menus ornements, plus abondants à dextre en matière de support, entourent l’écu et la légende, au-dessous de celle-ci : « Exlibris C. de Mandre ». Armes : « D’azur, à la bande d’or, accompagnée de sept billettes de même, posées 2 et 2 à senestre et 1 et 2 à dextre ». Cadre formé d’ornements semblables à ceux de la composition [48 x 52 mm – Dernière eau-forte de Lorédan Larchey].

-          Écu droit, à la française, sans ornements, sommé d’une couronne de comte ; au-dessous, sur une banderole qui se développe de chaque côté de l’écusson, la légende : « ALIQUID IN MINIMO ». Armes : « D’azur, à la bande d’or, accompagnée de sept billettes de même, posées 2, 1, 1 à senestre et 1, 2 à dextre ». Sous la banderole, en caractères gothiques : « CHARLES DE MANDRE ». La composition est encadrée de deux filets doubles ; au-dessus du filet intérieur, à gauche, on lit : « DURANT ET MONNEHAY, GRAV. QUAI DE L’HORLOGE, 31, PARIS » [119 x 96 mm – Litho].

-          Deux écus : « D’azur, à la bande d’or, accompagnée de sept billettes de même, posées 2, 1, 1 à senestre et 1, 2 à dextre » (Mandre) et « D’or à la croix ancrée de gueules » (Petit) [46 x 44 mm].


247. Timon (vicomte de Cormenin). Livre des orateurs. Paris, Pagnerre, 1842, gr. in-8, 27 portraits gr. sur acier, demi-rel., non rogné. Avec 21 lettres la plupart autographes. 100 fr.
347. Barbier (Auguste). Iambes. Paris, Urbain Canel et Ad. Guyot, 1832, in-8, demi-rel., non rogné, avec une pièce de vers autographe de Barbier. Première édition. 139 fr.
393. Gautier (Théophile). Poésies complètes. Paris, Charpentier, 1845, in-12, demi-rel., avec une lettre autographe de Th. Gautier à son éditeur. 44 fr.
415. Lamartine. Œuvres complètes. Paris, Charles Gosselin et Furne, 1836-1837, 10 vol. gr. in-8, portr., demi-rel., non rog., avec une lettre autographe de Lamartine. 34 fr.
443. Musset (Alfred de). Premières poésies. Paris, Charpentier, 1854. – Poésies nouvelles. Paris, Charpentier, 1854. Deux tomes en 1 vol. in-12, chag. vert, dos orné, fil., comp., tr. dor., avec un fragment autographe des Poésies nouvelles. 40 fr.
497. Sainte-Beuve. Poésies complètes. Paris, Charpentier, 1845, in-12, demi-rel., autographe de l’auteur ajouté. 23 fr.


569. Beaumarchais. La Folle Journée ou le Mariage de Figaro. Paris, Ruault, 1785, gr. in-8, fig., demi-rel., autographe de l’auteur ajouté. 63 fr.
592. Vigny (Alfred de). La Maréchale d’Ancre, drame. Paris, Charles Gosselin et Barba, 1831, in-8, fig., demi-rel., avec envoi autographe de l’auteur et deux lettres autographes de l’auteur. Première édition. 29 fr.

Photographie Librairie des Carrés, Gennes, Maine-et-Loire

654. Le Sage. Histoire de Gil Blas de Santillane. Paris, Paulin, 1835, gr. in-8, front., portr., ill. de Gigoux, mar. noir, comp., tr. dor., lettre autographe de Gigoux. Ex. rare en pap. vélin fort. Premier tirage. 70 fr.


665. Rousseau (J. J.). Les Confessions. Paris, Barbier, 1846, gr. in-8, front. et grav. sur bois, demi-rel., lettre autographe de Rousseau et lettre autographe de madame de Warens. 185 fr.
688. Balzac (Honoré de). Scènes de la vie privée. Paris, Mame et Delaunay-Vallée, Levavasseur, 1830, 2 vol. in-8, demi-rel., envoi autographe à Émile de Girardin, lettre autographe de l’auteur. Première édition. 48 fr.
691. Balzac (Honoré de). Le Curé de village. Pet. in-4, obl., portr. photo. ajouté, demi-rel. Fragment du manuscrit original autographe. 200 fr.


751. Gautier (Théophile). Les Jeunes France, romans goguenards. Paris, Eugène Renduel, 1833, in-8, front., demi-rel., lettre autographe de l’auteur. Première édition. 270 fr.
764. Nerval (Gérard de). Le Rêve et la Vie. Paris, Victor Lecou, 1855, in-12, demi-rel., lettre autographe de l’auteur. Première édition. 35 fr.
779. Hugo (Victor). Œuvres. Paris, Eugène Renduel, 1838-1840, 6 vol. in-8, demi-rel., 3 lettres autographes de l’auteur. 100 fr.


780. Hugo (Victor). Notre-Dame de Paris. Perrotin et Garnier frères, 1844, gr. in-8, fig., demi-rel., lettre autographe de l’auteur. 49 fr.
904. Sandeau (Jules). La Roche aux mouettes. Paris, s. d. (Hetzel), gr. in-8, fig., demi-rel., non rog., lettre autographe de l’auteur. 50 fr.
915. Stendhal (H. Beyle). La Chartreuse de Parme et Le Rouge et le Noir. Paris, 1846, 2 vol. in-12, demi-rel., 2 lettres autographes de l’auteur. 74 fr.
981. Balzac (H. de). Les Contes drolatiques. Paris, Société générale de librairie, 1855, in-8, fig., demi-rel., lettre et fragment de lettre de l’auteur. Premier tirage. 125 fr.


1.110. Balzac (Honoré de). Œuvres complètes. Paris, Houssiaux, 1855, 20 vol. in-8, portr. et fig., demi-rel., 5 lettres autographes de l’auteur et 2 fragments manuscrits. 210 fr.
1.157. Pontmartin (Armand de). Les Jeudis de madame Charbonneau. Paris, Michel Lévy frères, 1862, in-12, demi-rel., lettre autographe de l’auteur et lettre autographe de J. Sandeau. Première édition. 30 fr.
1.430. Las Cases (Comte de). Mémorial de Sainte-Hélène. Paris, Ernest Bourdin, 1842, 2 vol. gr. in-8, 2 front., demi-rel., 7 lettres dont lettre de Napoléon à sa mère. 107 fr.


1.629. Baudelaire (Charles). Théophile Gautier. Paris, Poulet-Malassis et De Broise, 1859, in-12, portr. photo. de l’auteur, demi-rel. Ex. d’épreuves avec corrections de la main de l’auteur. 150 fr.
1.641. Mérimée (Prosper). Notice sur Henri Beyle. In-8, demi-rel., lettre autographe de l’auteur. Copie calligraphiée de la Notice très rare, impr. chez F. Didot à 25 ex. dont 17 furent détruits par l’auteur. 102 fr.
1.665. Album de 45 pièces de poésies autographes de Piron, Barbier, Pigault-Lebrun, Murger, Banville, La Chambeaudie, etc. Gr. in-8, demi-rel. 200 fr.


 
Charles Collé. Chansons joyeuses. Paris, Londres et Ispahan, 1765.
Enrichi d'une lettre autographe de l'auteur.
Photographie Librairie Bonnefoi, Paris